{"id":414,"date":"2014-11-12T21:12:15","date_gmt":"2014-11-12T19:12:15","guid":{"rendered":"http:\/\/www.memoiresecondaire.fr\/?p=414"},"modified":"2014-11-16T11:32:35","modified_gmt":"2014-11-16T09:32:35","slug":"les-memoires-dun-estudiant-botanica-vol-1-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.memoiresecondaire.fr\/?p=414","title":{"rendered":"Les m\u00e9moires d&rsquo;un estudiant botanica Vol.1 &#8211; #2"},"content":{"rendered":"<h3>4\u00a0&#8211; Un travail de tout repos<\/h3>\n<p><a href=\"http:\/\/www.memoiresecondaire.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/11\/Maison.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-407\" src=\"http:\/\/www.memoiresecondaire.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/11\/Maison-291x300.jpg\" alt=\"Maison\" width=\"291\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.memoiresecondaire.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/11\/Maison-291x300.jpg 291w, https:\/\/www.memoiresecondaire.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/11\/Maison.jpg 862w\" sizes=\"auto, (max-width: 291px) 100vw, 291px\" \/><\/a>La chaleur nous enveloppa instantan\u00e9ment alors que se referma derri\u00e8re nous la lourde porte de bois. La pi\u00e8ce principale \u00e9tait \u00e9clair\u00e9e de multiples lampes fix\u00e9es au mur. Un grand escalier de bois montait d\u2019un coin de la pi\u00e8ce vers les \u00e9tages et finissait sur un palier barr\u00e9 d\u2019une longue rambarde. Des si\u00e8ges avaient \u00e9t\u00e9 dispos\u00e9s derri\u00e8re cette rampe pour permettre aux clients des \u00e9tages d\u2019appr\u00e9cier les spectacles prenant place sur une petite sc\u00e8ne pr\u00e8s de l\u2019immense \u00e2tre. Un \u00e9norme cochon r\u00f4tissait doucement \u00e0 la chaleur d\u2019un feu cr\u00e9pitant, projetant de petites flamm\u00e8ches chaque fois qu\u2019une goutte de graisse tombait en gr\u00e9sillant. Une odeur suave s\u2019en d\u00e9gageait, provoquant de douloureuse contractions dans nos ventres affam\u00e9s.<\/p>\n<p>Quelques minutes plus tard, la serveuse apparut. Elle \u00e9tait grande. De ses v\u00eatements sans doute trop serr\u00e9s jaillissait une anatomie avantageuse, comme si ses formes plantureuses ne demandaient qu\u2019\u00e0 s\u2019exprimer. Elle portait un tablier blanc sur une robe jaune poussin. Ses nattes brunes volaient derri\u00e8re elle alors qu\u2019elle virevoltait entre les tables pleines de clients. Une maitresse femme, assur\u00e9ment pensais-je avant d\u2019\u00eatre s\u00e9v\u00e8rement rabrou\u00e9 par le p\u00e8re Akney qui trouvait que je m\u2019attardais un peu trop.<\/p>\n<p>Elle nous trouva rapidement de la place et nous apporta de quoi boire, une bi\u00e8re \u00e0 la mousse \u00e9paisse et grasse et un plat de ragout de porc ainsi qu\u2019une grosse miche de pain frais. Malgr\u00e9 la simplicit\u00e9 de la nourriture, nous mange\u00e2mes de bon c\u0153ur. C\u2019est enfin rassasi\u00e9s que nous pr\u00eemes le temps de lever le nez de nos assiettes. Sur le mur le plus proche de la porte d\u2019entr\u00e9e \u00e9tait appuy\u00e9 un grand tableau de bois sur lequel \u00e9taient clou\u00e9es des annonces. L\u2019une d\u2019elle attira mon attention. Un homme cherchait \u00e0 recruter des enqu\u00eateurs pour se renseigner sur un fait myst\u00e9rieux\u00a0: des soldats tombaient malades et restaient ainsi quel que soit les traitements qu\u2019on pouvait leur administrer. Pensant mettre mes comp\u00e9tences dans les plantes m\u00e9dicinales \u00e0 profit, en les exag\u00e9rant un peu au besoin, j\u2019arrachai le papier avant de me mettre en qu\u00eate du donneur d\u2019ordre qui devait normalement, c\u2019\u00e9tait inscrit sur l\u2019annonce, se trouver dans les parages.<\/p>\n<p>Ma recherche fut de courte dur\u00e9e\u00a0: une silhouette encapuchonn\u00e9e venait de lever le bras.<\/p>\n<p>Des quelques histoires d\u2019aventures que j\u2019avais lues adolescent, allong\u00e9 au c\u00f4t\u00e9 de mon pr\u00e9cepteur, j\u2019avais retenu plusieurs faits int\u00e9ressants.<\/p>\n<p>1 \u2013 Une mission n\u2019est jamais aussi simple que son \u00e9nonc\u00e9 le laisse entendre.<br \/>\n2 \u2013 M\u00e9fie-toi toujours de ton employeur, surtout (et c\u2019\u00e9tait l\u00e0 une merveilleuse constante) s\u2019il a l\u2019air myst\u00e9rieux.<\/p>\n<p>Je n\u2019ai jamais vraiment compris pourquoi tous les employeurs cherchaient \u00e0 se faire discrets, rev\u00eataient syst\u00e9matiquement une vieille cape \u00e0 capuche, ou se cachaient dans l\u2019ombre. Il me semble que si j\u2019\u00e9tais \u00e0 leur place je chercherais plut\u00f4t \u00e0 mettre mes interlocuteurs en confiance, d\u2019une mani\u00e8re \u00e0 pouvoir n\u00e9gocier au mieux par la suite, peut-\u00eatre autour d\u2019un verre de vin ou d\u2019une pipe d\u2019herbe \u00e0 chanter, que sais-je.<\/p>\n<p>L\u2019entrevue se passa comme je l&rsquo;avais imagin\u00e9.<\/p>\n<p>L\u2019homme disait s\u2019appeler Vern Hendrick. Il travaillait pour le compte du seigneur Richard Aschaffenberg dont la demeure \u00e9tait situ\u00e9e \u00e0 quelques heures de carrioles de l\u00e0, sur une colline, plut\u00f4t une sorte de pic, battue par les vents. Ce nom me rappela un des cours d\u2019histoire politique que mon pr\u00e9cepteur aimait particuli\u00e8rement. La famille Aschaffenberg \u00e9tait connue, puissante, et respect\u00e9e dans tout le Reikland. Le seigneur venait de recevoir le ch\u00e2teau Grunewald en dotation, suite \u00e0 son mariage avec la fille Von Brunner, une autre famille noble r\u00e9gnant sur un territoire immense comprenant une partie du Reikwald, l\u2019immense for\u00eat couvrant la r\u00e9gion, et le Reik, le fleuve traversant cette zone.<\/p>\n<p>Son probl\u00e8me \u00e9tait simple. La plupart des gens du ch\u00e2teau tombait malade myst\u00e9rieusement. Certains portaient des blessures, de simples estafilades re\u00e7ues pendant une chasse ou une garde un peu mouvement\u00e9e, ou simplement en entrainant les chiens. Ces blessures ne gu\u00e9rissaient pas. Elles restaient ouvertes et suppuraient continuellement, provoquant douleurs et fi\u00e8vres. Selon lui, quelque chose ou quelqu\u2019un se cachait derri\u00e8re cela et malheureusement, il ne disposait plus d\u2019aucun personnel valide pour l\u2019aider dans sa t\u00e2che.<\/p>\n<p>Camillia n\u00e9gocia rapidement le tarif, plut\u00f4t \u00e9lev\u00e9 finalement eu \u00e9gard \u00e0 notre faible exp\u00e9rience et nous accept\u00e2mes avec joie notre premier service command\u00e9.<\/p>\n<p>Dans la soir\u00e9e, aid\u00e9s\u00a0du cocher de notre nouvel ami, nous m\u00eemes en ordre nos affaires sur la carriole et part\u00eemes en direction du ch\u00e2teau.<\/p>\n<h3>5\u00a0&#8211; Un voyage mouvement\u00e9<\/h3>\n<p>Le voyage fut \u00e9puisant, encore plus que si nous avions march\u00e9 tout le long du chemin. La route \u00e9tait d\u00e9fonc\u00e9e, parsem\u00e9e de nids de poules, de caillasses et de bosses traitres. La carriole tenait bon malgr\u00e9 les grincements inqui\u00e9tants des roues et les craquements de l\u2019armature. Les deux chevaux tiraient facilement l\u2019\u00e9quipage qui ne portait ni bagages ni armures lourdes. A plusieurs reprises il nous fallut nous arr\u00eater pour v\u00e9rifier l\u2019\u00e9tat du v\u00e9hicule et faire le point sur notre position mais notre h\u00f4te savait o\u00f9 il allait.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.memoiresecondaire.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/11\/Lunes.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-medium wp-image-415\" src=\"http:\/\/www.memoiresecondaire.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/11\/Lunes-300x161.jpg\" alt=\"Lunes\" width=\"300\" height=\"161\" srcset=\"https:\/\/www.memoiresecondaire.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/11\/Lunes-300x161.jpg 300w, https:\/\/www.memoiresecondaire.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/11\/Lunes.jpg 473w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>Mannslieb, la lune jaune, \u00e9clairait notre chemin tandis Morslieb, la lune du Chaos, baignait les alentours d\u2019une lumi\u00e8re glauque, effrayante.\u00a0 Le ch\u00e2teau \u00e9tait install\u00e9 sur une hauteur \u00e0 l\u2019or\u00e9e d\u2019un bois. Alors que nous approchions de la fin de notre p\u00e9riple, et que nous traversions les derniers m\u00e8tres de for\u00eat nous s\u00e9parant de l\u2019entr\u00e9e du ch\u00e2teau, un hululement sinistre se fit entendre.<\/p>\n<p>La carriole s\u2019immobilisa devant les hautes murailles. Je commen\u00e7ais \u00e0 comprendre que l\u2019architecture de la r\u00e9gion semblait privil\u00e9gier les ouvrages d\u00e9fensifs et la pierre \u00e9paisse. Le fa\u00eete du ch\u00e2teau se d\u00e9coupait dans la nuit \u00e9toil\u00e9e et nuageuse. Tout aussi romantique que puisse \u00eatre cette vue, elle fut brutalement interrompue par une s\u00e9rie de grognements bestiaux.<\/p>\n<p>A ce moment j\u2019\u00e9tais juch\u00e9 sur le toit de la carriole, en train de d\u00e9faire les maigres bagages de notre h\u00f4te. Frissonnant, je levais la t\u00eate et cherchais du regard l\u2019animal capable de prof\u00e9rer de tels sons. Je ne fus que mod\u00e9r\u00e9ment surpris d\u2019apercevoir une demi-douzaine de monstres, \u00e0 l\u2019allure et au faci\u00e8s identique \u00e0 ceux rencontr\u00e9s dans notre village. Jamais je n\u2019avais cru possible de voir une telle bestialit\u00e9. Ces hideuses cr\u00e9atures \u00e9tait telles des chim\u00e8res, des m\u00e9langes impossibles de b\u00eates et d\u2019hommes. Certains se tenaient sur leurs jambes atrocement arqu\u00e9es et arboraient des t\u00eates de boucs contrefaites, des museaux allong\u00e9s de loups ou de chiens, d\u2019autres poss\u00e9daient des membres bien trop longs pour leurs corps, laissant trainer leurs mains sur le sol ou se frappaient la poitrine comme les animaux exotiques poilus rencontr\u00e9s parfois sur la place des march\u00e9s lointains de Nuln. Mais cette fois aucun barreau de m\u00e9tal, aucune cage de bois \u00e9pais ne les s\u00e9paraient de nous. Poussant des cris gutturaux, des vibrations graves provenant de gorges inhumaines, ils attaqu\u00e8rent.<\/p>\n<p>Pris de rage, je criais \u00e0 mon tour. Pour une fois, je n\u2019\u00e9tais pas effray\u00e9. Une nouvelle d\u00e9termination montait en moi. La haine s\u2019emparait de mon esprit. Je voulais leur faire du mal, je voulais les tuer, faire entrer mon \u00e9p\u00e9e dans leurs entrailles, fouiller leurs chairs et me recouvrir de leur sang poisseux. Jamais je n\u2019avais ressenti cela auparavant. Je n\u2019ai jamais eu pour habitude de faire usage de violence, et surtout d\u2019en tirer du plaisir. Il faut croire que j\u2019avais chang\u00e9.<\/p>\n<p>Mon maitre se saisit de sa hache et d\u2019un geste puissant l\u2019abattit sur le cr\u00e2ne du premier monstre qui \u00e9clata comme un fruit trop m\u00fbr. Il se retourna et en frappa un autre, lui entaillant profond\u00e9ment la poitrine. Camillia d\u00e9gaina \u00e0 son tour pour recevoir la charge d\u2019un troisi\u00e8me et l\u2019empala jusqu\u2019\u00e0 la garde, coin\u00e7ant son arme dans les tripes chaudes de son adversaire. Une odeur abominable s\u2019\u00e9chappa de son abdomen ouvert. Le sang jaillit en cascade, projetant de copieuses gicl\u00e9es aux alentours. Dans la confusion je vis le visage de mon maitre couvert du liquide carmin, la bouche d\u00e9form\u00e9e par les cris et les pri\u00e8res qu\u2019il adressait aux dieux. Pris de fr\u00e9n\u00e9sie \u00e0 mon tour, je frappais du haut de mon abri les cr\u00e2nes des hommes-b\u00eates qui tentaient de venir me d\u00e9loger. Mon \u00e9p\u00e9e per\u00e7a l\u2019\u0153il de l\u2019un d\u2019entre eux, rentra compl\u00e8tement dans son cr\u00e2ne et ressorti \u00e0 l\u2019arri\u00e8re avec un bruit de succion \u00e9c\u0153urant. Je venais de tuer pour la premi\u00e8re fois. Je fus pris de vertige mais me for\u00e7ait \u00e0 rester debout. Mes oreilles bourdonnaient, mon c\u0153ur battait \u00e0 tout rompre, mes yeux \u00e9taient collants, couverts de morceaux de cervelles \u00e9chapp\u00e9s du cr\u00e2ne ouvert de mon adversaire. Je me nettoyais le visage avec mes manches, aussi sales que le reste de mes v\u00eatements et m\u2019aper\u00e7us que le combat se terminait. Les grilles du ch\u00e2teau venaient de s\u2019ouvrir et les soldats nous faisaient signe d\u2019entrer en agitant vigoureusement les bras vers nous. Il me semble, mais je ne suis plus tr\u00e8s s\u00fbr de moi, qu\u2019aucun d\u2019entre eux ne soit venu nous aider et que les grilles n\u2019aient commenc\u00e9 \u00e0 se lever qu\u2019apr\u00e8s que la derni\u00e8re des cr\u00e9atures se fut tue \u00e0 tout jamais.<\/p>\n<p>Nous entr\u00e2mes en h\u00e2te alors que d\u2019autres cris se firent entendre en provenance de la for\u00eat.<\/p>\n<h3>6\u00a0&#8211; Un accueil chaleureux<\/h3>\n<p>Nous f\u00fbmes imm\u00e9diatement accueillis par le maitre de ces lieux, le seigneur Aschaffenberg, un homme massif, dans la force de l\u2019\u00e2ge, aux mains \u00e9normes et aux bras muscl\u00e9s. Il portait une barbe noire sur un visage expressif. Ses yeux bleus brillaient d\u2019intelligence. D\u2019un premier abord il paraissait bourru<a href=\"http:\/\/www.memoiresecondaire.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/11\/Chateau.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-416\" src=\"http:\/\/www.memoiresecondaire.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/11\/Chateau.jpg\" alt=\"Chateau\" width=\"259\" height=\"194\" \/><\/a> mais je compris rapidement qu\u2019il ne s\u2019agissait que d\u2019une fa\u00e7ade. Avant d\u2019\u00eatre le dernier enfant d\u2019une lign\u00e9e mill\u00e9naire, le seigneur \u00e9tait un v\u00e9ritable guerrier. Il avait servi en tant qu\u2019officier dans les arm\u00e9es de l\u2019empereur \u00e0 Altdorf et avait combattu le Chaos sur le front Norsc alors que je n\u2019\u00e9tais encore qu\u2019un enfant.<\/p>\n<p>Il nous serra la main d\u2019une poigne virile et nous pr\u00e9senta \u00e0 l\u2019ensemble des autres habitants. Nous commen\u00e7\u00e2mes avec Gr\u00e9gor Piersson, le majordome. C\u2019\u00e9tait un homme charismatique, de haute taille et fin comme une brindille. Son regard p\u00e9n\u00e9trant me renvoyait d\u2019\u00e9tranges pens\u00e9es et \u00e9tait difficile \u00e0 soutenir. Il y avait aussi le docteur St\u00e9fan Sieger, qui avec sa barbe poivre et sel, ses lorgnons ronds et son l\u00e9ger embonpoint affichait perp\u00e9tuellement un air de bonhommie le rendant fort sympathique. Nous f\u00eemes ensuite la connaissance de Korden Kurgannsson, le forgeron nain. Evidemment. C\u2019\u00e9tait la premi\u00e8re fois que je voyais un membre de cette race mais mon grand-p\u00e8re m\u2019en avait d\u00e9j\u00e0 longuement parl\u00e9. Il parait que pour un humain, tous les nains se ressemblent. De petite taille il compensait par une musculature hors norme et un regard mauvais. Le capitaine Anders Blucher \u00e9tait le chef des gardes et \u00e0 ce titre portait constamment sa cotte de maille d\u00e9fraichie et une \u00e9p\u00e9e longue dans un fourreau de cuir dont une lani\u00e8re mena\u00e7ait de rompre \u00e0 tout instant. Il affichait un air pr\u00e9occup\u00e9 et je sentais dans son attitude que son travail \u00e9tait charg\u00e9 et qu\u2019il s\u2019en faisait pour ses hommes bless\u00e9s. Enfin Olver Gand s\u2019occupait du chenil et des cinq chiens de chasse, de massifs molosses \u00e0 la peau noire et aux dents aiguis\u00e9es. Ses mains \u00e9taient entour\u00e9es de bandages sales et il manquait une bonne moiti\u00e9 de son oreille gauche.<\/p>\n<p>Nous n\u2019avions que tr\u00e8s peu d\u2019affaires \u00e0 d\u00e9paqueter, ce qui nous permit de nous installer rapidement dans les chambres qui furent mises \u00e0 notre disposition. Camillia avait sa propre pi\u00e8ce tandis que le p\u00e8re Akney et moi-m\u00eame partagions la n\u00f4tre. Les lits \u00e9taient frais et confortables et le m\u00e9nage avait \u00e9t\u00e9 fait r\u00e9cemment. Une des fen\u00eatres avait un carreau fendu et laissait de temps en temps le vent passer au travers ce qui provoquait une sorte de sifflement plaintif un peu d\u00e9sagr\u00e9able. Malgr\u00e9 cela, je consid\u00e9rais que nous aurions pu \u00eatre plus mal log\u00e9s.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>4\u00a0&#8211; Un travail de tout repos La chaleur nous enveloppa instantan\u00e9ment alors que se referma derri\u00e8re nous la lourde porte de bois. La pi\u00e8ce principale \u00e9tait \u00e9clair\u00e9e de multiples lampes fix\u00e9es au mur. 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