Artefya – Guide de la faune Artefyenne #1

Je fais une petite pause dans la description des quartiers pour parler cette fois des habitants et de tout ce qui tourne autour de la vie quotidienne.


Et les habitants dans tout ça ?

Parlons un peu du peuple Artefyen. Initialement et majoritairement humains, les habitants d’Artefya sont pourtant constitués du plus grand nombre de races du monde connu. Orc, Nains, Gnomes, Elfes, Troll, Ogres et autres Gobelins, pour les plus communs, cohabitent, quasiment sans heurts dans la grande cité, plus unis par amour du profit que de son prochain mais quand même.
Étrangement, même les plus anciens n’ont pas eu de mal à accueillir les nouveaux arrivants, allant même jusqu’à les aider à s’installer et à se développer, créant ainsi une entente rare.
Bien sûr tout n’est pas si rose, et même si le citadin reste, en général, bienveillant, il n’ira toutefois pas jusqu’à tendre l’autre joue et sera parfaitement capable de se rappeler comment se défendre en cas de besoin.

Autant de races, autant de cultures, autant de mode de pensées différents, ça devrait péter. Les gens devraient se taper sur la tronche. Depuis tant d’années que les nains se battent contre les gobelins, que les orcs massacrent les humains, que les humains butent tout ce qui est différent et pourtant ça marche. L’huile dans les rouages Artefyen c’est l’argent. Et la promesse d’un monde meilleur. Et la tête du gogo d’en face est pas si importante quand tu viens de signer un gros contrat ou que t’arrives à gratter les quelques grammes dont tu as besoin pour survivre.

Les guildes

Une particularité intéressante des locaux est que l’appartenance à une guilde est une obligation sociale, à tous niveaux de la société. Bien que rien n’empêche de ne pas avoir de guilde du tout ou, au contraire, d’appartenir à plusieurs, sortir des sentiers battus est difficile, le contrevenant étant rapidement mis au ban.
Vous trouverez plus bas quelques exemples de guildes et organisations reconnues à Artefya. Rien d’exhaustif bien sûr, même ceux dont c’est le métier ne sont pas capables de tenir à jour la liste de l’ensemble des guildes créées chaque jour.

Les sans-guildes sont appelés péjorativement les Zeros tandis qu’appartenir, et donc travailler pour plusieurs guildes fait de vous un Gourmand. Aucun de ces termes n’étant particulièrement valorisant pour son porteur.

Il existe toute sorte de guildes et d’organisations, de la plus grande et prestigieuse comme la société artefyenne de mécathurgie ou les dératiseurs artefyens à la plus petite et futile comme les funestes sécheurs rapiéceurs de chaussettes en passant par la célèbre Magelock ou les adorateurs laïcs du bel et bon chop-chop. Une constante : toutes doivent être « utiles » à la cité, d’une façon ou d’une autre.

Voici quelques expressions typiques de la mécathurge :

  • Plumer des zéros : rabattre des visiteurs naïfs pour les inscrire dans une guilde.
  • Taper du pouce : être énervé ou en colère. Le maire étant réputé ne jamais montrer son impatience ou sa colère, certains ont imaginé que sa manie de taper rapidement son pouce contre le pommeau de sa canne était ce qui pouvait se rapprocher le plus d’un signe d’énervement de sa part.
  • Se mettre la pile à l’envers : fonctionner de travers, être fou ou agir bêtement.
  • Passer le pont : avoir oublié quelque chose, un rendez-vous, un objet, le nom de quelqu’un. Personne ne se souvient de l’origine de l’expression.
  • Se faire passer au tamis : être tué pour avoir trop parlé.
  • (se la) donner : être naïf. Cette expression vient de la croyance selon laquelle donner son énergie à la pile serait dangereux et servirait un but moins noble que l’intérêt général.
  • Passer devant les lions. Se retrouver emprisonné.
  • Lâcher une caisse. Perdre beaucoup d’or. Cette expression vient du fait que les déciboutanches sont placées par 6 dans des caisses en bois pour faciliter le transport

Mode

La mode

La mode est à l’image des citadins, fantasque, colorée, imaginative et parfois ridicule. Elle change très vite et se montrer à une soirée chic dans une tenue démodée fait de vous la risée de votre quartier jusqu’au moment, parfois le lendemain, où le même vêtement sera redevenu le summum de l’élégance (et ce, pour quelques jours seulement).

Une mode tenace en ce moment est le port de la moustache pour l’homme, de toute forme ou taille et l’inclusion de perles ou d’autres pierres précieuses dans les vêtements pour la femme.

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