Ecriture

Carte Blanche – L’amour comme maladie

Je note beaucoup de choses, des idées pour toutes mes activités, des bouts de textes orphelins, sans queue ni tête souvent, et parfois, comme ici, je retrouve des textes avortés. Celui-ci a été écrit pour une carte blanche au théâtre, la possibilité de faire ce qu’on veut. Je ne l’ai jamais joué. C’est un premier jet, pas travaillé, que je ne retravaillerai sans doute jamais. Il a donc toute sa place dans ma mémoire secondaire.


Je sais pas ce que j’ai, Je me suis fait mal. Ça me lance dans la poitrine. Un truc con en plus. Je suis tombé sur de l’amour. Oh un petit truc pas grand chose mais ça pique bien. C’est arrivé y’a pas longtemps, j’allais en cours, elle m’a regardé, je savais pas moi, je l’ai regardé aussi. Je sais pas pourquoi j’ai fait ça, ah j’ai fait le con c’est sûr. L’accident bête quoi. On manque de vigilance pendant une seconde et paf ça vous tombe dessus.
Et puis après ça dérive vite. Ça empire je vous dis pas ! Un cinéma, un baiser, ça prend pas longtemps avant qu’on se prenne la main, qu’on se retrouve à poil chez l’un ou chez l’autre à jouer au docteur.

C’est pénible tout de même cette douleur non ? Ça vient d’un coup on sait pas quand ca va partir.
Et puis y’a souvent des effets secondaires !
On parle tout le temps, on rit comme des imbéciles, on se touche beaucoup (brrr), on se fait un monde à nous, rien qu’à nous. Et le pire je crois, c’est qu’on se met à rêver. Ah oui, c’est n’importe quoi ! On rêve ! On n’a plus les pieds sur terre. On pense à l’autre tout le temps ! On fait des projets, on se dit des choses qu’on pense mais on sait même pas si ce sera possible, on fait pas attention, de la témérité.
Ah oui aussi, il y a le manque. C’est terrible le manque. Ça vous fait pas ça à vous ? Moi ça me fait comme des petites aiguilles qu’on me planterait dans le corps, dans le ventre et dans les yeux. Et puis d’un coup, quand on voit son partenaire, c’est comme une bouffée oxygène, comme si on remontait d’un coup des profondeurs glacées, on a plus peur, on a plus mal, on est juste bien.

Ah je sais plus quoi faire.
Vous auriez pas une pommade ? Une pilule magique ? Un truc pour arrêter ça ?
Non bien sûr. Ça n’existe pas. Le laboratoire qui trouverait une pilule contre ça ferait fortune. Mieux que le vaccin contre le cancer.
Il paraît que l’amour déclenche autant d’endorphine et de dopamine (les hormones du plaisir) qu’un shoot d’héroïne. Je vous le dit moi c’est une belle saloperie !
Et qu’est ce que font les pouvoirs publics contre ça ?
Rien ! Ils font rien ! La droite comme la gauche hein, y’en a pas un pour rattraper l’autre de ce point de vue, ils sont contre l’amour. Les salauds. Ils s’en foutent, ils aiment personne. Complètement déconnectés les zozos. Tu m’étonnes que la France va mal.

Projet Neige et l’obsolescence du texte

Il y a quelques années (genre 15 ans) j’avais commencé à publier une campagne de jeu de rôle dans le défunt BodyBag, un journal créé par l’éditeur John Doe et destiné à soutenir ses publications. Trois épisodes sont sortis, laissant entier le mystère que j’avais tenté de mettre en place. Cet article explique comment cette campagne avortée est née et fait le point sur ses perspectives d’avenir.


J’ai une passion particulière pour les univers à la technologie hyper contrastée. J’adore aussi l’archéologie, l’idée de retrouver des civilisations disparues, ce qu’ils ont pu laisser comme souvenir ou comme techno ancienne. Je me pose des questions sur ce que l’humanité à pu oublier. Stargate est une de mes références. Plus récemment le jeu de rôle Numenera met en scène justement une civilisation ultra-avancée construite sur les ruines de plusieurs civilisations anciennes, plus de la magie. Mais qu’est-ce que la magie sinon de la technologie incomprise ?

Ah oui, et évidemment le post-apocalyptique ! J’ai en tête une campagne absolument dantesque de Bitume/Fallout, que j’ai joué pendant des années, et où j’ai laissé libre cours à mes délires en mélangeant les époques, la technologie futuriste et retro-futuriste, la bio-génétique et l’ultra-violence.

Bitume est un jeu de Croc datant des années 80 où une maladie, un virus, une comète où je ne sais quoi à supprimer les souvenirs d’une grande partie de la population les obligeant à survivre dans les décombres d’un passé dont ils ne se souviennent plus.

La biotechnologie justement fait partie de ces avancées incroyables qui me font rêver. Le transhumanisme, la fin de la mort, la modification corporelle. Bien que le cyberpunk, qui a un côté archaïque et stylé, le biotech me fait vibrer par ses possibilités à portée de main.

Toutes ces influences et coup de cœur se retrouvent dans quasiment tous mes jeu de rôle. Plus que des influences, des idées fixes, des répétitions martelées en continu, chaque itérations modifiant légèrement la précédente, s’enrichissant de mon environnement et de mes informations immédiates (et j’accorde comme je veux).


Projet Neige est un de ces essais, parti d’une volonté de pousser ces influences à l’extrême. Je vais essayer d’en parler sans trop spoiler parce que même si ce jeu est mort, il bouge un peu encore.

On joue souvent du post-apo que j’appellerais “de reconstruction”. Les communautés ont changé, mais les humains restent. Moins nombreux, ils doivent faire face à des défis plus immédiat, mais finalement reproduisent les structures d’avant (l’apocalypse).

A contrario, Projet Neige est un monde post-post-apo. Le monde est mort, il n’y a plus rien, à part de la cendre et des arbres. C’est terminé, salut, à la prochaine. Je voulais une ambiance absolument désespérée, où les joueurs ne savent pas ce qu’ils font là, comment ils ont survécu, ni ce qu’il s’est passé.

La première séance est simple, ils se réveillent tous dans une caverne. Un son sourd pulse faiblement aux alentours. La lumière provient d’une sorte de coquillage luminescent incrusté dans les murs et un coffre en métal sur le côté contient des vêtements simples et sans âge, un couteau et une boite à pilule rouge par personnage. La feuille de personnage est vierge et la partie commence immédiatement sans savoir ce qu’on joue ni pourquoi.

Toute cette séance, que j’ai jouée avec succès une dizaine de fois, est extrêmement impliquante. Qu’il s’agisse de comprendre l’environnement, de se comprendre soi-même, de construire sa feuille au fur et à mesure en fonction des compétences à utiliser sur le moment, tout concourt au mystère. Les premiers jets de dés sont l’occasion de se rendre compte que les personnages peuvent puiser, temporairement, dans une infinité de souvenir et de talents. Cela leur coûte une énergie mémorielle qui se reconstitue en rêvant.

Évidemment, une fois sortis de la grotte, ils découvrent un monde complètement mort, couvert de cendre blanche, aux arbres empoisonnés. Comment survivre alors ? Et surtout, pourquoi faire ?


Je n’irai pas plus loin parce que je veux continuer et terminer cette campagne mais aujourd’hui, je me sens très embêté parce que le réel rattrape ce que j’ai écris. Tout comme le Cyberpunk des années 80 est dépassé par l’actualité, et demande un reboot pour ne pas paraître ringard, Projet Neige se trouve dans un état où l’un des secrets majeurs, plutôt avant-gardiste à l’époque, est aujourd’hui une réalité.

SPOILER

La mémoire génétique des joueurs provient du fait que l’histoire de l’humanité, faits comme compétence, a été encodée dans leur corps. Plus un fait est connu, plus une compétence est répandue, plus il est aisé d’y avoir accès. Chaque cellule d’ADN peut contenir un nombre de donnée incalculable. Assassin’s Creed utilise déjà largement cette idée, et l’étend à chaque nouvel épisode mais il y a 15 ans, je ne connaissais pas AC et cette idée n’étais pas si connue.

Aujourd’hui j’apprends via cet article que le magicien d’OZ a été encodée pour de vrai dans de l’ADN.

Cette idée, que je trouvais super à l’époque, fait maintenant à peine lever un sourcil. Le jour où mes joueurs vont l’apprendre, leur réaction sera vraiment faible, sans surprise, pathétique.

/SPOILER

Je crois que pour la première fois de ma vie, je fais face à l’obsolescence du texte. D’autres contextes ne vieillissent pas, le med-fan évidemment parce qu’il se situe hors-du-temps. La SF aussi parce qu’elle est très loin et qu’on n’est pas près de voyager dans l’espace. Mais dès qu’on utilise des éléments plausible, on se risque à être rattrapé plus ou moins rapidement par la réalité.

Ce jour-là, il faut trouver la force de se réinventer.

Chercher/remplacer par style et wildcards dans Word

Nous avons écrits YxY à plusieurs mains et à cause d’un manque de concertation nous avons chacun utilisé nos propres marques pour spécifier les titres et sous-titres. Mon maquettiste me demande aujourd’hui d’unifier les documents, de supprimer les titres et de les encadrer avec un tag.


Word possède des fonctions de recherches assez puissante et notamment un moteur apparenté Regex pour faire des combinaisons complexes. Mais la doc étant un peu mal foutue, voici comment je m’y suis pris.

Mes titres étaient simplement des styles Word tout bêtes, Titre 1, Titre 2 etc.

L’idée est de remplacer un Titre 1 par son texte seul encadré de tag <A>xxx</A>, un Titre 2 par <B>xxx</B> et un Titre 3 par <C>xxx</C>.

Lancez la recherche Word (ctrl+H).

Cliquez dans la boite Rechercher, puis sélectionnez le menu Format, Style.

Allez chercher votre Titre 1 mais attention, il peut y avoir plusieurs style avec le même nom.

Cochez la case Utiliser les caractères génériques.

Pour récupérer toute la ligne, tapez le code suivant : <(*)^13

  • Le < indique un début de mot.
  • * demande de rechercher entre 0 et n lettres. Normalement il s’arrête au premier espace trouvé, ce qui est gênant si on veut en entier un titre qui comporte plusieurs mots.
  • ^13 est un code qui représente un saut de paragraphe. J’ai cherché sur internet, je ne l’ai pas trouvé dans l’aide.
  • Enfin, les parenthèses () indiquent que toutes les lettres trouvées forment un groupe qui sera réutilisé dans le remplacement.

Dans la case Remplacer, indiquez <A>\1</A>^13

  • <A> et </A> sont les tags dont mon maquettiste a besoin.
  • \1 est un code qui représente le contenu trouvé précédemment par (*).
  • ^13 est un saut de paragraphe.
  • Vous pouvez en profiter pour faire sauter le style en cliquant dans Format, Style et en choisissant le style Normal.

Cliquez sur Remplacer tout et laissez la magie opérer. Refaites la même chose pour chacun des niveaux de titres et hop un document tout propre.

Ne vous laissez pas décourager par le côté technique, c’est vraiment très simple à mettre en place, adaptable, et ça fait peut faire gagner un temps fou.

Big Ben Tentacule, les personnages, équipements et capacités

YxY utilise un système de carte à jouer pour représenter les équipements et capacités des joueurs.


Les cartes sont utiles pour le côté ludique, les joueurs en général apprécient beaucoup de les avoir en main. Mais ce n’est pas obligatoire, évidemment, on peut tout à faire écrire sur une feuille séparée le contenu ou le résumé de ces cartes.

Voici donc la fin de Big Ben Tentacule, avec les 6 personnages-joueurs pré-tirés, ainsi que tous les équipements et capacités de ces personnages ainsi que ceux à découvrir dans le scénario.

Les cartes sont compatibles quelque soit les scénarios.

Merci à Raphaël Lalanne pour les illustrations des personnages.

Le scénario se trouve ici !

Big Ben Tentacule, le scénario

Depuis quelques années maintenant, je ne jure que par mon système YxY Apéro. Ce n’est pas très utilisé, mais je m’amuse bien avec, et je l’étends dès que je peux, avec de nouveaux scénarios, de nouvelles règles et de nouvelles cartes.


Aujourd’hui, je publie un scénario dans le monde de l’appel de Cthulhu. On peut l’utiliser avec n’importe quel système de règle, mais ce serait dommage de se priver de spécificités d’YxY.

De plus, il a été écrit spécifiquement pour les six personnages pré-tirés inclus (à venir dans un prochain article).

C’est un scénario apocalyptique, plutôt classique, qui se passe à la fin d’un 19ème siècle légèrement décalé, dans un Londres préparant une immense fête pour la fin de l’année. Le grand Nyarlathotep va s’y inviter pour tout casser et il faudra bien que les joueurs fassent quelque chose pour éviter la destruction de la ville. Classique ouais.

Mais le traitement est différent. C’est rapide, fun, pulp, violent. En terme d’ambiance, je me suis pas mal inspiré de Strange Days (mon BFF, best film forever), mais y’a plein d’autres trucs aussi.

Les cartes sont en cours de finition, et il me manque encore quelques illustrations pour les personnages avant de les publier, l’affaire d’une ou deux semaines max. Je ferai aussi une play-list Youtube pour jouer avec. Je pique l’idée à Yno, il ne m’en voudra pas. Je crois.

Bon, j’avoue que j’ai coupé dans le vif, et que j’ai coupé au moins la moitié de l’intrigue initiale (qui incluait des voyages dans le temps, et de multiples lignes parallèles, un musicien autrichien fou et Einstein jeune) pour pouvoir sortir ce document qui traîne sur mon disque depuis bien trop longtemps. Il y aura peut-être une suite qui inclura toutes ces idées, mais pas tout de suite.

Bref, c’est gratuit, téléchargez, partagez, distribuez, et jouez !

YxY Apéro est disponible !

Cela fait maintenant presque 10 ans que le travail sur YxY à commencé. Il y a eu une première version avec le dK System (version FuturdK2) et une version avec un nouveau système, qui a l’époque était assez complet. Après une période assez longue de VraieVie ™ pendant laquelle j’ai un peu abandonné le jeu de rôle, j’ai finalement repris la plupart de mes projets, avec la ferme intention de les terminer. Mes tiroirs virtuels sont remplis de bouts de projets jamais finis, il est temps que cela cesse.


J’ai donc repris mon système entier, en le simplifiant énormément. L’idée est de présenter un ensemble de règles simples à apprendre et surtout simple à expliquer pour des débutants, joueuses comme meneuse de jeu. Les subtilités arrivent plus tard et au fur et à mesure.

J’ai aussi voulu me concentrer sur un produit fini, de petite taille, et directement exploitable. YxY est maintenant constitué du système de jeu lui-même, d’un scénario, de personnages pré-tirés, et d’aides de jeu sous la forme de cartes à jouer, à imprimer et à distribuer aux joueuses.

Je suis fier de dire aujourd’hui qu’à part quelques relectures, ce travail est terminé.

Vous trouverez à la fin de cet article les règles d’YxY Apéro (v1.32), mise en page selon le style graphique déjà utilisé pour le scénario. Il fait 12 pages et mériterait sans doute d’y ajouter le travail d’un véritable graphiste plutôt que mes zigouigouis de débutant mais c’est déjà ça. Si vous avez des compétences et une soudaine envie de participer à ce projet qui est loin d’être terminé, n’hésitez pas à me contacter via la page à propos de ce site.

J’ai commencé la tournée des conventions et des bibliothèques, avec succès, mais mon but ultime est qu’il tourne sans moi, qu’il vive sa vie au sein d’autres groupes.

N’hésitez pas à le télécharger, à en parler autour de vous, à me poser des questions et à le faire vivre tout simplement.

Voilà, le fichier est là, tout chaud, tout fraîchement démoulé.

Yuri cross Yurei – Point d’avancement

YxY est un jeu de rôle que j’écris depuis plusieurs années maintenant. A l’époque les deux auteurs originaux m’avaient contacté pour écrire le système de jeu. Puis de fil en aiguille j’ai écris d’autres choses, un deuxième système (le premier étant basé sur le dk2 et le FuturdK sans douté un peu passé de mode), des scénarios et finalement je suis en train de tout refaire à ma sauce, en passant par le graphisme, les textes, les scénars d’introduction et bien d’autre.


Et j’ai pas mal avancé depuis que j’ai repris le sujet plus sérieusement.

Tout d’abord j’ai écris un scénario d’introduction – La chair et le feu. Il est destiné à être joué en convention, ou pour de l’initiation. Le monde n’est qu’effleuré, et pourtant déjà un peu décalé. Les joueurs/ses n’auront que des personnages féminins, et l’utilisation de robot comme les exosquelettes permettent de comprendre qu’il s’agit d’un futur alternatif plutôt proche. Il y a des monstres, ce sont les anciens hommes (au sens personne de sexe masculin) qui se sont transformés sous l’influence d’un virus, des pseudos-zombies, donc les joueuses seront sans doute en territoire connus. C’est aussi volontairement féministe avec des personnages forts, personnages-joueurs comme non-joueurs.

Parallèlement, je développe le concept global. Le système est décliné en plusieurs versions. D’abord une version légère appelé YxY-Apéro (en référence à INS Apéro), et une version complète pour différents univers, le premier étant l’univers post-apocalyptique précédent. Mais d’autres sont en cours d’écriture comme Mutant de demain. J’écris aussi des one-shots pour montrer la capacité du système à gérer des parties rapides.

L’une des idées est que beaucoup d’éléments sont représentés par des cartes à jouer, pour l’instant au format Magic. Qu’il s’agisse d’équipement comme les armes et armures, les créatures et monstres, les personnages non-joueurs, mais aussi certaines compétences ou pouvoir spéciaux, ou encore des éléments de gameplay comme les réserves ou les blessures.

Chaque univers aura son propre design de carte.

De manière similaire, les feuilles de personnages pré-tirés sont aussi sous forme de carte à jouer, de plus grande taille.

Aujourd’hui, à part quelques illustrations et la finition de la mise en page de la Chair et le feu, tout est terminé et prêt à jouer. D’ici une ou deux semaines, le prototype d’YxY sera montrable en convention ou ailleurs.

Prochaines étapes, termine les one-shot en cours, Hell, Western et Néanderthal. Allez on perd pas le rythme !

Méga – Un mariage écossais – Fins alternatives

Il y a quelques semaines paraissait l’écran de Méga V dans lequel est publié un scénario de mon cru : un mariage écossais. Il s’agit là de la dernière version, écrite en accord avec la vision de Didier Guisérix, mais j’avais d’abord écrit une version plus courte, et un poil plus terre-à-terre à mon goût. Avec l’aimable autorisation de Didier, je poste ici deux fins alternatives pour ce scénario.


Fin alternative 1 : Megaesque mais sans aller dans la brèche

Annag McMillan est une femme de caractère, qui s’ennuie ferme avec son mari. Elle aime voyager, rencontrer des gens, explorer ses terres. Elle a énormément de mal à avoir un enfant et lorsque Shen naît finalement, un jour de pleine lune, elle ne vit plus que par lui. Le jour de ses six ans, un jour de pleine lune encore une fois, alors qu’elle joue à cache-cache avec lui en courant, elle glisse et se cogne la tête contre une pierre.

A son réveil, le château n’est plus le même. En explorant les alentours, elle comprend qu’elle est ailleurs. Le monde dans lequel elle vient de basculer est une terre alternative à la technologie futuriste. Tout le royaume-uni est en guerre. Le ciel est noir et rouge. L’odeur du feu et du métal omniprésente. D’étranges ballons flottent dans les airs et des soldats habillés de cuir noir et armés de lance-flamme pourchassent les civils et enlèvent les enfants.

Elle prend rapidement part au combat, et reste sur cette terre pendant des décennies, sans possibilité de repartir chez elle, malgré ses nombreuses recherches. Parfois, elle retourne au château et essaye différents rituels occultes pour rouvrir la brèche, sans succès, du moins le crois-t-elle.

Les années passent quand enfin, un homme, soi-disant venu de l’espace, lui offre une petite machine pleine de cadrants, de boutons et de levier pour voyager entre les mondes. Annag est maintenant une veille femme, persuadée que sa famille est morte depuis longtemps, mais peut-être a-t-elle des descendants.

Elle se rend au château, attend que les étoiles s’alignent, et active la machine. Dans un déchirement cosmique, audible à plusieurs dimensions de là, la réalité s’ouvre et elle est projetée dans son univers d’origine. Tremblante de peur, elle appelle au château pour y découvrir que son enfant, Shen, était maintenant âgé de 7 ans seulement et que la perte de sa mère l’avait détruit. Incapable de se présenter sous son véritable nom, âgée de plusieurs dizaines d’années de plus que lors don son départ, elle décide d’offrir ses services en tant que nourrice. Elle élève ainsi son fils comme elle le peut, l’aidant à l’aide des rituels qu’elle avait appris de l’autre côté et comprenant qu’elle avait quand même réussi à communiquer avec lui malgré tout.

Si les joueurs comprennent cela, ils pourront la confronter, et devront décider quoi faire.

Annoncer la vérité à Shen peut-être complètement imprévisible. Il peut lui en vouloir de lui avoir caché la vérité et s’enfuir ou tenter de se suicider. Il peut décider de se rendre de l’autre côté quand même sans comprendre que c’est impossible et en faire une quête encore plus obstinée. Il peut s’écrouler en larme. Il peut la tuer dans un accès de déni. Il peut tomber apathique comme son père.

Annoncer la vérité à Connor le réveillera certainement mais le tuera de choc en voyant sa femme si âgée et en comprenant qu’il a été trompé par la nourrice. Ou alors il mourra doucement, s’éteignant une fois ce mystère résolu.

Il peuvent promettre à Shen de l’aider à retrouver sa mère et l’embaucher comme méga, ayant fait preuve de capacité psychique certaine en communiquant avec elle au-delà des dimensions.

S’ils tiennent leur promesse, il est probable que l’homme venu des étoiles pour apporter la machine sera Shen, et la boucle sera bouclée.

Fin alternative 2 : Tragique

Alors qu’elle joue à cache-cache, Annag glisse en courant, et se brise la nuque contre une pierre. Le traumatisme est tel que Shen fait un blackout et perd conscience. C’est Edouard qui trouvera l’enfant effondré près du cadavre de sa mère. En sortant de sa torpeur il aura oublié l’accident et le majordome prendra bien soin de ne pas lui dire la vérité. Connor par contre encaissera le choc du mieux qu’il peut mais au fil des années dépérira de chagrin.

La nourrice embauchée par Edouard est une femme bienveillante, une conteuse qui comprendra rapidement ce qu’il s’est passé et fera son possible pour nourrir l’enfant d’histoire merveilleuse, de récits d’aventures épiques, sur sa mère, pour ne pas qu’il l’oublie. Mais lorsque ce dernier devient adolescent, elle ne peut plus garder le secret. Alors qu’elle allait tout dire à Shen, Edouard surgit et la renvoie manu-militari. Poursuivie par les gardes qui veulent la faire taire, elle fuit et se cache dans la forêt où elle rencontre Bain a qui elle propose ses services en échange de protection.

Si les joueurs comprennent, ils peuvent dire la vérité à Shen, et exposer Edouard qui niera. Il faudra l’aider à faire le deuil de sa mère. Une fois ceci fait, il prendra sa place de seigneur et acceptera la proposition de mariage.

S’ils veulent une preuve, ou s’ils doivent se recueillir, ils devront faire parler Edouard qui finira par leur indiquer où il a enterré Annag.

Twist (ou pas? Pour mélanger les deux fins ?) :

En ouvrant le tertre où elle repose, ils ne verront pas d’ossements mais trouveront un pendentif qui en s’ouvrant laissera tomber un tout petit tétraèdre que Shan ramassera. Il le portera contre son cœur, semblera absent un moment, comme s’il écoutait au loin, puis dira :« Maintenant, je sais où la retrouver »

Petits rôles

Il y a quelques années j’avais voulu faire jouer mes enfants de 8 et 6 ans au jeu de rôle mais je voulais un système simple et visuel. J’avais vu un article du Grumph qui avait fait la même chose, ainsi qu’un jeu existant à base de cartes, et ça m’a inspiré. Vous trouverez ci-après le résultat de mes cogitations, règles et scénario.


Règles

Introduction

Le jeu ‘Petits rôles’ est un jeu de rôle à destination des enfants. Il n’utilise aucune statistique, est très visuel et léger et n’utilise que très peu de hasard.

Pour jouer, il faudra préparer un ensemble de cartes (des cartes à jouer) correspondant aux objets importants du monde dans lequel la partie sera jouée. Elles peuvent être fabriquée à la volée, sur du bristol ou sur papier simple. Un deuxième jeu de quatre cartes devra aussi être fait, pour permettre la résolution aléatoire des actions, si vous décidez d’utiliser cette option.

N’hésitez pas à faire fabriquer ces cartes par les enfants eux-mêmes !

Cartes pour un monde médiéval

Objets : Épée, Couteau, Lanterne, Armure, Bouclier, Corde, Arc

Magie : Vol, Toile d’araignée, Lumière, Super-force

Compétence : Idée, Langue de serpent

Consommable : Repas, Potion de guérison

Personnage

Créez au moins un exemplaire de chaque carte et présentez-les à vos joueurs.

Un personnage est défini par un ensemble de trois cartes à choisir parmi les Objets et la Magie.

Chaque joueur peut à son tour prendre une carte qu’il veut pour son personnage. Vous pouvez aussi décider de prendre les cartes après un accord entre les joueurs.

Décidez ensuite du personnage en fonction des cartes choisies. Par exemple, si un joueur choisit plusieurs cartes magie, il sera sans doute le magicien du groupe, un personnage intelligent, qui sait faire des potions et lire des livres compliqués. A l’inverse, un joueur qui prend une épée, un bouclier et une armure sera le guerrier, un personnage fort et résistant dont le rôle est de combattre les méchants.

Exemple

Adryan choisit ses cartes et prend l’épée, l’armure et la carte magie Super-force. Clairement il sera un personnage fort. Après une brève discussion, Adryan décide qu’il jouera Hercul, le fils du forgeron. C’est un garçon brun, musclé, un peu timide mais très gentil et qui aide beaucoup la communauté grâce à ses pouvoirs.

Angéline choisit le couteau, la toile d’araignée et le vol. Elle décide de jouer une apprenti-sorcière. Elle fait des potions et soigne les animaux blessés, surtout les chevaux. Son couteau lui sert à manger et à couper des plantes pour faire des onguents.

Valérie prend l’arc, la corde et le pouvoir de lumière. Elle jouera une chasseuse. Elle connaît bien la forêt voisine, sait faire du feu dans la nature, connaît les animaux et suivre les traces.

En tant que maître de jeu, n’hésitez pas à piocher dans le classicisme le plus éprouvé. Il faut que les enfants saisissent rapidement ce qu’ils sont et ce qu’ils peuvent faire. Vous verrez de toute façon que cette phase est très rapide et qu’ils font déjà le travail tout seul.

Action et conflit

La narration de l’histoire doit être fluide. A partir du moment où l’enjeu n’est pas très important et que le joueur a, soit un objet qui correspond, soit une bonne idée, alors l’action est réussie. Le système de résolution ne doit être utilisé que pour ajouter du piment ou en cas d’indécision manifeste. A l’inverse ne bannissez pas complètement le système, les enfants aiment beaucoup jouer avec les cartes et le côté hasard ne leur déplaît pas du tout et participe à l’ambiance à table.

Résoudre une action

Il existe quatre cartes de résolution.

Gagné !, Gagné (petit désavantage), Raté (petit avantage), Raté.

Pour déterminer la réussite ou l’échec de l’action, le joueur pioche une carte au hasard. S’il dispose d’un objet particulièrement approprié, il peut l’utiliser pour piocher une nouvelle carte si celle qu’il a obtenue ne lui convient pas. La carte de l’objet ou de la magie ainsi utilisé est mise sur le côté et est inutilisable jusqu’à ce que le personnage se repose.

La carte “Gagné !” indique que l’action est réussie ou le conflit remporté.

La carte “Gagné (petit désavantage)” indique aussi une action réussie mais il y a un problème. Par exemple, un objet se casse et il faudra le réparer lors de la prochaine halte, ou le personnage se blesse, ou il perd du temps.

Les deux autres cartes fonctionnent de la même manière mais à l’envers.

Bagarre

Il arrivera parfois que les joueurs veuillent en découdre. Ne les en empêchez pas, après tout la bagarre est un moyen comme un autre de résoudre certains problèmes. Il leur faudra peut-être aussi se défendre contre des brigands ou des loups qui en voudront à leur peau ou à leur bien.

Une bagarre se résout exactement comme un conflit normal.

La carte Raté indique que le personnage a été blessé. Il retourne alors une carte Cœur et doit recommencer. Faites-le décrire une action différente, ou utiliser une autre carte objet ou magie.

La carte Raté (petit avantage) indique que le personnage n’a pas eu le dessus sur son adversaire mais n’a pas été blessé pour autant.

La carte Gagné (petit désavantage) indique le personnage a réussi à battre son adversaire. Il a pu le tuer, l’assommer ou le faire fuir, à lui de décider (et à vous d’accepter ou non en fonction de l’action décrite ou de la carte utilisée et surtout du ton que vous voulez donner à la partie). Par contre, il subit un problème, sans doute as-t-il été blessé dans l’action, ou a-t-il perdu un objet précieux qu’il va falloir retrouver et perdant du temps à le chercher.

Enfin la carte Gagné indique une victoire majeure, sans aucun problème.

Santé

Chaque personnage dispose de deux points de vie, représenté par des cartes Cœur. Une période de repos permet de récupérer toutes ses cartes Cœur.

Si un personnage perd toutes ses cartes cœur il est assommé jusqu’à la fin de la scène, moment il pourra se relever mais sera faible et ne pourra utiliser ses autres cartes tant qu’il n’aura pas récupéré une de ses cartes Cœur.

Repos

Le repos proprement dit peut-être aussi simple ou compliqué que vous le souhaitez en fonction du rythme que vous voulez imprimer à la partie.

Par exemple, quelques minutes de repos après une bagarre, dix minutes de sommeil debout dans l’encoignure d’une porte ou une gorgée de boisson après un effort peuvent constituer un repos. A l’inverse, vous pouvez décider que pour récupérer l’usage des cartes, il va falloir dormir dans un lit confortable après avoir fait un bon repas.

Scénario

Le chef du village demande aux joueurs d’aller chercher Mina, une jeune fille, qui est partie cueillir des baies dans la forêt non loin du village. Elle est parfois insouciante et il lui arrive de se perdre.

La forêt est sombre. Il y a peu de bruit. Seulement le vent dans les feuillages. Cela sent les sous-bois, une odeur de terre.

D’un coup ils entendent des cris !

C’est Mina qui appelle. Elle vient de tomber dans un trou. Elle se trouve au beau milieu d’un tas de ruine couvert de végétations. Au-dessus d’elle, il y a un gamin, légèrement transparent, qui tente de faire tomber une grosse pierre sur elle.

Dès que les joueurs interviendront, le gamin disparaitra dans les airs. C’est un fantôme !

Une fois remontée de son trou, Mina les remerciera et dira que c’est étrange qu’elle ait été attaquée par un fantôme. D’habitude, ils ne dérangent pas les vivants !

Peut-être que le vieil ermite sait ce qu’il se passe.

Il faut le retrouver dans la forêt, et ce n’est pas facile.

Il se cache dans une cabane dans les arbres. Une fois apprivoisé et interrogé (il proposera de boire de l’alcool de baie, c’est très fort et ça fait tourner la tête), il dira qu’il connait ce fantôme. Quand il parle, il a l’air très triste. Voici l’histoire qu’il racontera :

Garmon était un petit garçon de huit ans, espiègle, joueur et surtout désobéissant et parfois colérique. Un jour, il s’enfuit de chez lui et disparu dans la forêt. Ne le voyant pas revenir, les gens du village envoyèrent des gens pour le chercher. Malheureusement il avait couru dans les vieilles ruines et avait glissé dans le puits où il se tua. Depuis son fantôme hante les lieux et perd les voyageurs ou les fait tomber dans des pièges.

Il n’en sait pas plus sur l’histoire elle-même mais si les joueurs ont l’air d’en vouloir plus il peut leur parler des fantômes. Ces derniers existe pour plusieurs raisons. L’un d’entre elle est qu’il leur reste une tâche à achever. A la résolution de cette tâche, le fantôme trouve enfin le repos et s’en va vers ailleurs. Une autre raison est l’existence d’un sentiment tellement fort que le fantôme ne peut accéder à la plénitude nécessaire à son passage dans l’au-delà. Encore une fois, si le fantôme est apaisé, il peut s’en aller.

Bloodlust – Alerte enlèvement

Toujours en fouillant mes fonds de tiroir, je m’aperçois que j’avais écris un ou deux scénars pour la campagne pitchée précédement.

Voici le scénar numéro 2, ainsi que le Pnjs principal. Je mets ça un peu en vrac.
Ça devrait pouvoir servir en one-shot.


Gregoire de barbaud

C’est un dérigion, souvent habillé en costume d’explorateur blanc ou en toge lorsqu’il se trouve à Pôle.

Il ne porte jamais d’armure, c’est vulgaire, ça fait plouc.

Il a la trentaine, les cheveux noirs et une barbe de trois jours soigneusement entretenue. Tout chez lui est soigneusement entretenu, de sa coiffure à la longueur de ses ongles, il ne laisse rien au hasard. Il se la joue un peu indiana jones du pauvre, un peu séducteur et colonialiste. Il essaye souvent d’être chaleureux, surtout avec les gens qui peuvent lui apporter quelque chose mais les plus psychologues remarquent que ses yeux ne sourient pas en même temps que sa bouche et que sa sincérité est toujours feinte.

Grégoire est aussi, et surtout, le porteur de Skida, un glaive en cristal elfique à la personnalité féminine froide et analytique. Ils sont unis par une même passion pour l’archéologie et les vestiges de la civilisation elfique en particulier. Grégoire pour l’amour de la culture et Skida sans doute pour un but beaucoup moins noble.

Même si le dérigion est particulièrement intelligent, volontaire et plein de ressource, il n’est pourtant qu’un pantin pour son arme-dieu qui n’hésite pas à parler par sa bouche ou à prendre le contrôle lorsqu’elle veut s’exprimer, ne pensant presque jamais à ce qui peut arriver à l‘esprit de son porteur. En un sens, ils sont vraiment sur la même longueur d’onde.

Un dernier point. Malgré sa prestance, il n’hésite jamais à aller au combat et fait preuve à ce moment là d’une fureur et d’une compétence incroyable.

Aspects :
Discours méprisant et hautain
Charme vénéneux
Style
Maîtrise du glaive
Civilisations disparue


Grégoire envoie les joueurs à un de ses amis, un Dérigion nommé Cratus Pouilly pour qu’il les forme en attendant qu’il obtienne les informations permettant de les lancer sur la mission caravane.

Arrivée

Il s’agit d’une petite propriété avec un jardin et quelques arbres. C’est joli comme tout et décoré à la dérigionne avec quelques statues d’albâtre blancs, des piliers, des gravures et du marbre. Manifestement assez riche.

Quelques marches mènent à une porte entrouverte.

A l’intérieur c’est le bordel. La maison donne l’impression d’avoir été maladroitement cambriolée.

Larron(0) ou Citadin(2)
Réussite : ce n’est pas vraiment l’œuvre de professionnel.
Ils ont l’air d’avoir pris ce qui avait une valeur immédiate, genre la boite à bijou.
Mais ont laissé plein de choses. Il y a des toiles déchirées, des bustes en marbre renversé.
Ils n’ont pas dû avoir de temps.
Ou alors ils s’y sont pris après coup.
Ou alors c’est un maquillage maladroit.

Dans l’une des pièces git le corps d’un serviteur, dont la poitrine est encore ornée d’un épieu coincé. La force avec laquelle il a été enfoncé est impressionnante.

Des armoires, des bibliothèques et même des statues ont été renversées.

S’ils fouillent les livres (et qu’ils savent lire), ils tomberont sur pas mal d’écrits historique
sur les hysnatons et les chimères en général.

Erudit(0)
5 qualités : La plupart d’entre eux sont des bouquins qui considèrent les chimères et les hysnatons comme des sous-races qu’il faut, au choix, détruire, éviter pour protéger la pureté de la race de l’auteur du bouquin, asservir comme les animaux qu’ils sont.

Dans le bureau du maitre des lieux, une bibliothèque a été défoncée et des signes montrent qu’un combat a eu lieu ici.

Il y a des tâches de sang un peu partout, et notamment une longue trace qui coure le long du sol jusqu’au bureau où se trouve un stylet tordu. Le sang sur le stylet est très clair, presque rose.

Les méchants mais en fait pas (pas trop quoi)

Jorge, hysnaton Malbati brutal 3/5
Spécialités 9 : Force herculéenne, Rage mal contenue, Combat à la lance
Extra 12 : Charge puissante, Courir, Intimider

Nameless, hysnaton courtaud au regard en coin 2/4
Spécialité 8 : Je ne suis pas là personne ne me voit, Coup de couteau en traitre,
Extra 11 : Demander pitié, La faune de la nuit est mon univers

Lipkia, hysnaton femelle à la peau blanche et aux yeux absents et chef de bande 3/5
Spécialité 9 : Les gens sont tous nos amis, mais des fois il faut leur expliquer longtemps et à coups de poings dans la gueule, Tenir une position
Extra 12 : Galvaniser les cons

Enquête

Caius était un membre respecté de la communauté. C’est un universitaire reconnu qui donnait des cours d’histoire aux enfants nobles de Komsomolovskaya.

Il a déjà eu maille à partir avec des hysnatons des quartiers pauvres à cause d’un discours parfois raciste, en tout cas suprémaciste, parlant de la supériorité de l’humain sur les anciennes races dont les hysnatons ne sont finalement qu’une résurgence.

En fait, Caius est profondément raciste mais sans véritable haine. Il considère simplement les hysnatons comme des animaux, qui certes peuvent parfois parler mais des animaux quand même.

Il est l’un des administrateurs de la ferme aux hysnatons.

Sur le sang clair :

Le sang appartient sans doute à un hysnaton à la peau grise. Le plus célèbre, et le seul connu, est Gordon Hanius, un hysnaton d’ascendance Vorozion qui dirige une caserne de soldat dans l’est de la ville.

Si les personnages vont le voir, il dira ne rien savoir mais préviendra par la suite Lipkia qui se trouve être sa sœur. Les personnages seront ensuite suivis constamment. Soit par des mendiants, soit par des enfants, soit par des citadins quelconques, sympathisants de la cause.

Gordon n’est pas particulièrement violent et n’était pas au courant de l’enlèvement de Caius. Et pour cause, malgré son tempérament de soldat, il sait très bien que ce genre d’action ne peut que les desservir et il aurait tenté de s’y opposer.

Factions

Nouvelle aube

Caius était écouté et supporté par une bande de noble vorozion et batranoban dont les plus fanatiques ont décidé de se regrouper en une sorte de club de réflexion dont le but est d’expulser les hysnatons de la ville. Le chef de ce club est un jeune homme d’une vingtaine d’année, un vorozion fin à l’air hautain, et aux cheveux longs noirs appelé Hector Gilles. Et surtout il est porteur de Chophead, une rapière d’une centaine d’années qui déteste la laideur (donc les gueules d’hysnatons).

Hector Gille, jeune fils de bonne famille aux idées nauséabondes 2/4
Spécialités 7 : Théories ouvertement racistes, parfaite forme physique, Escrime, Beau gosse
Extra 11 : Botte secrète, Séduction un peu brutale
Rupture : 2 (valeur) + 2 (arme) +1 (bonus dramatique) = 5

Compteurs :
6 □□□ □□
9 □□□ □□
12 □□□ □□
15 □□□

Chophead, Rapière en os très ouvragée et couvertes de runes et de signes cabalistiques.
Limitation : le porteur doit être beau
Combat : +2d, Rupture +2
Me : 1 – Co 2 – Légère 3 – Maniable 3
Chance 4, Détection du danger 3, Douleur 3, Extrême assurance 3, Perce-armure 3

Chophead est une psychopathe qui pousse ses porteurs à tuer des femmes, leur arracher le visage et en faire des masques.
Hector est de plus en plus horrifié par ce qu’il est obligé de faire et cherche à s’oublier en lançant constamment des fêtes immenses dans sa propriété où l’alcool et les épices coulent à flot.

Le sang des ancêtres

Un groupe assez lâche d’hysnaton et de sympathisants, qui tentent des actions politiques pour faire reconnaitre les hysnatons comme des citoyens à part entière en faisant valoir leur ancienneté et ce qu’ils peuvent apporter à la société.

Autant dire que ce n’est pas vraiment réussi pour le moment. De frustration, et après la découverte de l’existence de la ferme, certains se sont radicalisés, d’où l’enlèvement d’un symbole raciste.

Il n’y a pas vraiment de chef, et les gens ont du mal à parler à des non-hysnatons, à moins que les pjs ne les aident d’une quelconque manière.

Ils se trouvent principalement dans le quartier dit des communs, mais peuvent se trouver éventuellement partout ailleurs.

L’un des principaux groupes est situé sous les terrasses de fer, le long de la wilkes. C’est là que se situent le port et les dockers qui travaillent sur le fleuve.

Henri Lomond dit « Le gros Henri » est le chef des dockers et de la guilde du même nom. Rien de ce qui entre ou sort ne lui est inconnu tout comme il sait tout ce qui se passe.

C’est ici que se trouve Caius en attendant que les hysnatons prennent une décision quant à son sort.

Gros Henri, Alweg Batranoban/Vorozion, Chef officieux du port, grosse moustache 3/6
Spécialité 10 : Air bourru, Négocier, Tout savoir sur son port, Bon fond en fait, Se faire respecter
Extra 12: Monter au créneau pour défendre ses petits gars devant les huiles

Compteurs :
6 □□□ □□□
9 □□□ □□□
12 □□□ □□□
15 □□□

Il est porteur de Piece-of-cake, une massue avec des clous rouillé, une arme mineure intelligente.

Piece-of-cake, une arme mineure pas très intelligente en fait qui aime bien bouffer tranquillement.
Combat +1d, Rupture +1
Bonne bouffe 4 (1dS)
Bio-mécanique (Bouche aux lèvres lippues) 3, Apaisement 4

Evènements divers

Le python géant

Sur les docks, un python géant s’échappe semant la mort et le bordel sur son passage. Son propriétaire hurle qu’il ne faut pas le tuer et qu’il faut le rattraper impérativement avant 4 tours, sinon il s’enfuira dans la Wilke.

Python géant, valeur 3 /6
Spécialités – 9 : Chasse à l’affût, Constriction, Morsure
Extra – 11 : Discrétion, Nage
Compteur : 6/9/12/15
Morsure : Me 2 – Co 0

Les petits voleurs

Une petite fille de 7 ans à peu près, au visage et aux habits sale viendra mendier une petite pièce au joueur. Qu’il la donne ou pas, elle attrapera très rapidement un objet de valeur puis se mettra à courir. Lors de la confusion, d’autres enfants se jetteront dans leurs jambes et tenteront de leur dérober de l’argent.

La moindre utilisation d’un pouvoir voyant ou la moindre attaque les fera s’enfuir en tous sens. S’ils blessent ou tuent un gamin, ils auront à faire à la garde.

Gamins chapardeurs 2/3
Spécialité 4 : Pickpocket, Travailler en équipe, Courir comme des dératés
Extra 6 : Connaissance des ruelles et cachettes, Faire pitié et demander pardon promis-je-le-ferai-plus

Le vendeur d’épice

Ali Gamou est un petit dealer de quartier qui vend du fragment de muffin sans vraiment avoir de patente. C’est bien sur interdit et il risque de se faire couper une main ou d’être savamment torturé si cela se sait. Ali connait pas mal de chose dans le quartier des communs ou dans d’autres zones un peu mal famées, notamment à l’extérieur et contre les murailles.

S’il est attrapé et/ou menacé il se défendra en disant qu’il a une famille à nourrir, sept enfants, quatre sœurs et une grand-mère malade à aider. Malheureusement, tout est vrai.

Ali Gamou dealer de muffin à son compte 2/4
Spécialité 6 : Vendre de la came, Se planquer dans l’ombre, Petits boulots pour gratter des tams ici ou là
Extra 8 : Coup vicieux, Penser à sa famille

Fin de l’enquête

En fonction de l’avancée de l’enquête des joueurs et surtout de leur discrétion, Caius sera plus ou moins compliqué à retrouver. La plupart du temps il sera sur les docks, dans un entrepôt transformé pour l’occasion en prison. Si les hysnatons ont vent qu’ils sont recherchés, ils fuiront avec Caius dans un repaire souterrain creusé dans la montagne dont l’une des entrées se trouve dans les quartiers populaires.

Malheureusement c’est plutôt un repaire de pouilleux que de guerriers et s’il est discret il est néanmoins mal défendu. Toutefois, il y a des pièges, et quelques parties des locaux sont fragiles, sol en bois pourris, partie de murs ou de plafond de caverne qui s’effondre etc.

La confrontation finale peut se négocier, après tout les hysnatons sont motivés mais pas suicidaires mais aussi finir dans un bain de sang si les joueurs rentrent dans le tas.

Dans ce cas, ils devront faire face à une dizaine d’hysnatons, en plus des trois vus plus haut.

Hysnaton des quartiers populaire 2/4
Spécialité 6 : Passer inaperçu, Réseau d’entraide, Se battre comme des chiffonniers sans style ni honneur
Extra 8 : Un métier quelconque (sabotier, forgeron, tanneur, dockeur etc..)

Ils abandonneront le combat si trois d’entre eux sont tués ou mis hors de combat.

Epilogue

Les pjs devraient gagner entre 3 et 5 px par séance comme indiqué dans les règles page XXX.

De plus, si Caius survit, il remerciera les joueurs en les prenant sous son aile et en leur apprenant des tas de choses utiles. Il semble en connaitre beaucoup mais de manière théorique plus que pratique.

L’entrainement durera un mois pendant lequel les joueurs pourront gagner des points d’expérience gratuit à répartir dans les aspects suivants (max 2 par aspect) :

Histoire, Géographie, Education classique, Stylé, Sur de soi, Sagesse urbaine, Débauche

Ou les compétences suivantes :

Orateur, Intriguant, Porteur

S’il mettre des points en Histoire, Géo ou Débauche, ils obtiendront gratuitement l’aspect Théorie suprémaciste à un niveau égal à la compétence en question moins 1.

Les pex gagnés sont de 5+ qualités sur un jet lié à l’éducation et l’apprentissage