Jan, 2020

Création d’un carnet en peau de dragon

J’ai toujours été fasciné par les gens qui savaient fabriquer des choses, utiliser leurs mains autrement que sur un clavier. Les beaux objets, faits avec soins, la créativité, l’aspect unique de la production artisanale me fait vibrer. Depuis longtemps déjà, je regarde des vidéos, plus ou moins bien faites, où des gens normaux montrent ce qu’ils font. Il y a quelques semaines, à l’occasion de la fermeture d’une boutique de tissu près de chez moi, je suis tombé sur un coupon noir au motif écailleux. Une jolie peau de dragon qui m’a décidé à me lancer dans le fais-le-toi-même. Aujourd’hui, je fais un carnet en peau de dragon !


Pour mon premier essai, j’ai voulu faire un petit carnet. Au cas où ce serait un échec, je perdrais ainsi moins de composants.

Tout d’abord, il faut des composants (comme dans un jeu de rôle oui), et des outils. Voici ce que j’ai utilisé.

  • Des pinces de toutes sortes. Des grosses, des petites, n’importe du moment qu’on peut y placer un tas de feuilles au milieu.
  • Des serres-joints, pareil que les pinces.
  • Du carton d’emballage tout bête pour plein de petits usages, éviter de salir, intercaler entre une pince et le papier ou autre.
  • Règles, feutres, ciseaux, cutter pour mesurer, tracer et découper le tissu et le carton qui va servir à la couverture.
  • J’ai acheté un tapis de coupe, c’est hyper pratique et pas cher.
  • De la colle PVC, plein, beaucoup.
  • Des pinceaux. Je m’en suis rendu compte dès que j’ai eu à tartiner de la colle, sans ça c’est l’enfer.
  • Une cale à poncer et du papier de verre. Ça sert à égaliser les feuilles. Moins vous êtes soigneux, plus vous aurez à poncer.
  • Du tissu pour la couverture, donc moi, c’est un joli cuir de dragon que j’ai chassé avec mon porte-monnaie.
  • Du papier pour le carnet lui-même.
  • Du carton épais pour la couverture. J’ai acheté une pile de 10 cartons 2mm gris (appellation carton gris donc) chez mamazon. Un peu cher, qualité moyenne mais suffisante.
  • Un bout de tissu fin. J’ai utilisé une chute de rideau, ça marche mais c’est un peu trop épais.

Il y a trois étapes, la fabrication du carnet, celle de la couverture, puis l’assemblage.

Le Carnet

J’ai pris un tas de feuille A4, disons une vingtaine, que j’ai découpé en quatre, pour faire un carnet de taille A6 (15×10 cm à une vache près).

On fait un petit tas et surtout on tasse bien pour que ce soit aligné. Plus c’est aligné, mieux c’est évidemment. Moi c’était pas bien aligné, parce que je suis un cochon et que ma découpe initiale était mal faite.

On coince le paquet de feuille entre deux cartons, en laissant déborder d’un ou deux millimètres, puis on pince le tout fermement. J’ai pas de photo de ce moment mais vous avez de l’imagination.

Là on colle la tranche en appliquant une couche généreuse de colle PVC. Genre bien généreuse. N’hésitez pas à faire pénétrer légèrement entre les feuilles, pas trop, mais un peu.

Laissez la colle sécher quelques heures pendant lesquelles vous pouvez commencer la création de la couverture.

Une fois que c’est bien sec, découpez le bout de tissu fin à une taille légèrement plus petite qu’une feuille de carnet, puis collez-là sur la tranche, donc nouvelle généreuse couche de colle.

Attention, vous devez coller uniquement la tranche.

Attention aussi à la longueur du tissu de chaque côté, par exemple, moi c’était trop petit.

C’est terminé pour cette partie.

La Couverture

Dans le carton gris, découpez les deux couvertures. Elles doivent être plus grandes qu’une feuille de carnet d’environ deux millimètres (2mm). Découpez aussi la partie centrale qui doit faire la largeur exacte de votre bloc de papier, et la même longueur que les couvertures.

Dans la peau de dragon, posez les deux couvertures et le dos en laissant une espace d’un millimètre entre chaque partie. Mesurez, et tracez une découpe qui dépasse du carnet d’environ un centimètre. Soyez très soigneux, mesurez correctement, prenez votre temps, parce qu’après c’est chiant à rattraper. Moi j’ai fait n’importe quoi par exemple.

Découpez les coins en biseau, puis collez le carton au sur l’envers de la peau de dragon. Placez sous presse. J’ai un tas de bouquin dessus, avec deux haltères pour faire bonne mesure (oui j’ai des haltères, non je ne m’en sers pas).

Une fois que c’est sec (comptez quelques heures), repliez et collez les bords. S’ils sont assez longs et découpés correctement, ça devrait le faire sinon ça va faire une porcherie comme moi.

Si ça rebique, utilisez des pinces pour serrer correctement tout ça et attendez encore quelques heures pour le séchage.

Assemblage

Comme Actarus rentrant dans Goldorak, vous allez insérez le carnet dans la couverture. Mais c’est moins simple que lui, même si normalement vous ne ferez pas deux demi-tours.

Encollez généreusement le dos du carnet, ainsi que tout le tissu qui touche le carton.

Placez le carnet sur le dos, puis étalez bien le tissu sur la couverture. Débrouillez-vous pour que ça tienne debout.

Attendez que ça sèche et profitez-en pour découper deux morceaux de peau de dragon pour recouvrir l’intérieur. Vous pouvez utiliser n’importe quel papier coloré ou à motif ou ce que vous voulez. Moi je voulais que ce soit pareil partout.

Encollez et posez sur le carton de la couverture.

Mettez des pinces partout où vous pouvez, serrez bien, nettoyez la colle qui déborde au cas où et attendez que ça sèche.

Tadaa ! C’est fini !

Conclusion

J’ai bien galéré. Principalement parce que je ne suis pas soigneux. En vrai c’est plutôt simple, mais j’ai fait un peu n’importe quoi sur les proportions, sur le collage, et sur un peu toutes les étapes. Le résultat me convient quand même. C’est plutôt joli, fonctionnel, mais clairement ça manque de finition. Le toucher est exceptionnel, ce tissu est vraiment beau, en tout cas il me plaît énormément, et puis de toute façon c’est moi qui l’ai fait alors il est parfait.

Fort de cette première expérience, je vais sans doute en faire un autre rapidement et mettre à profit tout ce que j’ai appris. Notamment que la qualité se fait dans la lenteur et qu’un bel objet ne se fait pas en se dépêchant.

Sur cette jolie phrase, qui, sur un fond ensoleillé, ferait un parfait post Facebook, je vous dis à bientôt.

Ajouter une liste de répertoires au menu contextuel de Windows

Dans le cadre de mon activité informatique, j’utilise quotidiennement un bon nombre de petits logiciels portables, qui sont soigneusement rangés, chacun dans un répertoire. Arrivant à environ 200 logiciels, je les ai rangés par sous-catégories, pour les retrouver rapidement. Chacun son système je suppose, moi j’ai voulu les ranger alphabétiquement. Pour parcourir plus rapidement cette liste, on peut créer un simple raccourci, moi j’ai voulu les mettre dans le menu contextuel. Vu que j’ai un peu galéré, voici comment je m’y suis pris.


Tout d’abord, voici à quoi cela doit ressembler.

Un menu cascadant, puis la liste des répertoires elle-même.

Tout se passe en base de registre. La ruse ici est qu’il faut modifier des clés à deux endroits.

Tout d’abord, lancez Regedit.

Partie 1 – Le répertoire de base

Créez le répertoire principal en allant chercher cette clé.

HKEY_CURRENT_USER\SOFTWARE\Classes\DesktopBackground\Shell

Créez une clé avec le nom que vous voulez.

Créer les valeurs de clé REG_SZ suivantes :

  1. icon : Non obligatoire, permet de mettre une icone personalisée.
  2. MUIVerb : Non obligatoire, permet de mettre un nom différent du nom de la clé elle-même. Par exemple, j’aurais pu mettre “Soft” comme nom de clé, et changer en “Logiciel” grâce à MUIVerb.
  3. Position : prend les valeur “Top”, “Middle” et “Bottom”. Elle indique où doit se trouver le menu.
  4. SubCommands : c’est le plus important. Indique les dossiers ou autres objets qui doivent apparaître.

“SubCommands” doit comporter la liste des autres commandes, séparées par un point-virgule. Comme pour le menu principal, il sera possible de changer le nom qui apparait.

Comme dans la base de registre, la liste des sous-commandes va se mélanger avec celles par défaut de windows dans un joyeux bordel, j’ai préfixé chaque commande par le nom du répertoire principal.

Logiciels.A-H;Logiciels.I-P;Logiciels.Q-Z;Logiciels.Autres

Partie 2 – Les sous-commandes

Ca se passe ici :

HKEY_LOCAL_MACHINE\SOFTWARE\Microsoft\Windows\CurrentVersion\Explorer\CommandStore\shell

Créez une clé pour chaque sous-répertoire.

Pour chaque clé, créez un REG_SZ MUIVerb pour changer le nom pour quelque chose de plus lisible. Vous pouvez aussi ajouter un Icon comme vu plus haut.

Enfin, créez une clé “command”. Écrit exactement comme ça.

Dans “command”, changez l’action par défaut.

Et voilà.

En vrai, c’est pas hyper compliqué une fois qu’on a compris.

Voilà quand même un petit texte qui contient mes modifs. Vous le copiez dans un fichier texte que vous renommez en .reg à la fin, vous le modifiez à votre convenance, et vous double-cliquez dessus pour tout créer d’un coup.

Windows Registry Editor Version 5.00 
[HKEY_CURRENT_USER\Software\Classes\DesktopBackground\Shell\Logiciels]

"Position"="Middle"
"SubCommands"="Logiciels.A-H;Logiciels.I-P;Logiciels.Q-Z;Logiciels.Autres"
"MUIVerb"="Logiciels"
"icon"="explorer.exe"

[HKEY_LOCAL_MACHINE\SOFTWARE\Microsoft\Windows\CurrentVersion\Explorer\CommandStore\shell\Logiciels.A-H]
"MUIVerb"="A-H"

[HKEY_LOCAL_MACHINE\SOFTWARE\Microsoft\Windows\CurrentVersion\Explorer\CommandStore\shell\Logiciels.A-H\command]
@="explorer E:\Logiciels\A-H"

[HKEY_LOCAL_MACHINE\SOFTWARE\Microsoft\Windows\CurrentVersion\Explorer\CommandStore\shell\Logiciels.I-P]
"MUIVerb"="I-P" 

[HKEY_LOCAL_MACHINE\SOFTWARE\Microsoft\Windows\CurrentVersion\Explorer\CommandStore\shell\Logiciels.I-P\command]
@="explorer E:\Logiciels\I-P" 

[HKEY_LOCAL_MACHINE\SOFTWARE\Microsoft\Windows\CurrentVersion\Explorer\CommandStore\shell\Logiciels.Q-Z]
"MUIVerb"="Q-Z" 

[HKEY_LOCAL_MACHINE\SOFTWARE\Microsoft\Windows\CurrentVersion\Explorer\CommandStore\shell\Logiciels.Q-Z\command]
@="explorer E:\Logiciels\Q-Z" 

[HKEY_LOCAL_MACHINE\SOFTWARE\Microsoft\Windows\CurrentVersion\Explorer\CommandStore\shell\Logiciels.Autres]
"MUIVerb"="Autres" 

[HKEY_LOCAL_MACHINE\SOFTWARE\Microsoft\Windows\CurrentVersion\Explorer\CommandStore\shell\Logiciels.Autres\command]
@="explorer E:\Logiciels\zz - Autre"

Big Ben Tentacule, les personnages, équipements et capacités

YxY utilise un système de carte à jouer pour représenter les équipements et capacités des joueurs.


Les cartes sont utiles pour le côté ludique, les joueurs en général apprécient beaucoup de les avoir en main. Mais ce n’est pas obligatoire, évidemment, on peut tout à faire écrire sur une feuille séparée le contenu ou le résumé de ces cartes.

Voici donc la fin de Big Ben Tentacule, avec les 6 personnages-joueurs pré-tirés, ainsi que tous les équipements et capacités de ces personnages ainsi que ceux à découvrir dans le scénario.

Les cartes sont compatibles quelque soit les scénarios.

Merci à Raphaël Lalanne pour les illustrations des personnages.

Le scénario se trouve ici !

Big Ben Tentacule, le scénario

Depuis quelques années maintenant, je ne jure que par mon système YxY Apéro. Ce n’est pas très utilisé, mais je m’amuse bien avec, et je l’étends dès que je peux, avec de nouveaux scénarios, de nouvelles règles et de nouvelles cartes.


Aujourd’hui, je publie un scénario dans le monde de l’appel de Cthulhu. On peut l’utiliser avec n’importe quel système de règle, mais ce serait dommage de se priver de spécificités d’YxY.

De plus, il a été écrit spécifiquement pour les six personnages pré-tirés inclus (à venir dans un prochain article).

C’est un scénario apocalyptique, plutôt classique, qui se passe à la fin d’un 19ème siècle légèrement décalé, dans un Londres préparant une immense fête pour la fin de l’année. Le grand Nyarlathotep va s’y inviter pour tout casser et il faudra bien que les joueurs fassent quelque chose pour éviter la destruction de la ville. Classique ouais.

Mais le traitement est différent. C’est rapide, fun, pulp, violent. En terme d’ambiance, je me suis pas mal inspiré de Strange Days (mon BFF, best film forever), mais y’a plein d’autres trucs aussi.

Les cartes sont en cours de finition, et il me manque encore quelques illustrations pour les personnages avant de les publier, l’affaire d’une ou deux semaines max. Je ferai aussi une play-list Youtube pour jouer avec. Je pique l’idée à Yno, il ne m’en voudra pas. Je crois.

Bon, j’avoue que j’ai coupé dans le vif, et que j’ai coupé au moins la moitié de l’intrigue initiale (qui incluait des voyages dans le temps, et de multiples lignes parallèles, un musicien autrichien fou et Einstein jeune) pour pouvoir sortir ce document qui traîne sur mon disque depuis bien trop longtemps. Il y aura peut-être une suite qui inclura toutes ces idées, mais pas tout de suite.

Bref, c’est gratuit, téléchargez, partagez, distribuez, et jouez !