Projets

Quand les rats quittent la ville – Scénario The Walking Dead (YxY)

Pour une initiation récente, on m’a demandé de créer un scénario dans l’univers de The Walking Dead.


Je m’y suis pris un peu tard, complètement ma faute, alors à la place d’un scénario d’initiation ou même le meneur de jeu peut être débutant, j’ai décidé de faire un bac à sable.

Les personnages-joueurs se réveillent au milieu des décombres d’un commissariat sans se rappeler des derniers jours. Rapidement ils comprennent qu’ils sont enfermés dans une ville presque déserte. Des milliers de monstres se pressent contre des barricades et les derniers survivants sont suffisamment pété du bulbe pour rester alors que le sol s’effondre de toute part.

Le scénario peut être joué de différentes manières, les lieux visités dans n’importe quel ordre et les survivants rencontrés selon le bon vouloir du meneur. La fuite elle-même n’est pas unique et fonction de la durée de la partie, des rencontres et des idées. Dans ces conditions il faut un meneur capable d’improviser mais les joueurs eux-mêmes peuvent être complètement débutants.

J’ai introduit dans ce scénario, et les pré-tirés qui vont avec, quatre cartes avec des capacités spéciales et quatre autres cartes avec des état psychologiques.

Les capacités sont des pouvoirs spéciaux, pas magiques hein, mais qui typent un peu les personnages. De la même manière les états psy sont un guide de roleplay permettant d’ajouter du jeu entre les personnages et donc des scènes internes, mettant en jeu leurs valeurs et leurs personnalités, plutôt que des scènes externes, mettant en scène le monde et les autres survivants.

J’ai distribué les cartes au hasard, même pour moi, de manière à être surpris. Même si cela n’a pas duré très longtemps pour moi, les joueurs ne savaient pas entre eux de quoi il s’agissait, ce qui était plutôt amusant à voir.

De manière à respecter le droits d’auteur, j’ai évité autant que possible de me servir du matériel graphique existant.

YxY – La chair et le feu, scénario d’initiation

Le premier scénario d’YxY s’appelle « La chair et le feu ». C’est un scénario simple, destiné à être joué en moins de deux heures, en convention ou pour de l’initiation.


Il utilise le système YxY-Apéro, téléchargeable gratuitement.

Jusqu’à six joueuses incarneront des Japonaises dans un futur proche qui devront s’échapper de la cave dans laquelle elles se sont réfugiées pour éviter aussi bien les monstres rodant alentours que les militaires tentant d’éradiquer la menace à coups de bombardier.

Toutes les règles nécessaires sont indiquées dans le texte lui-même, et une simple lecture permet déjà de comprendre comment il fonctionne.

Il y a aussi une liste de cartes à imprimer (format Magic), ainsi que les feuilles de personnages au format A5.

Le scénario fait 12 pages. Généralement je l’imprime en livret A5 pour plus de facilité et d’économie.

Pour les cartes et les pré-tirés, j’imprime en couleur, en recto-verso, et je plastifie en 80 microns avant de découper au cutter. Comme ce n’est pas vraiment printer friendly, je passe parfois par une imprimeur genre office dépôt qui me fait ça pour pas trop cher. Je dois toujours plastifier et couper, mais au moins ça a de la gueule. Sinon en N&B ça fonctionne bien aussi. J’en ai fait une série pour des cartes que j’avais oublié pour Walking Dead et ça reste lisible.

YxY Apéro est disponible !

Cela fait maintenant presque 10 ans que le travail sur YxY à commencé. Il y a eu une première version avec le dK System (version FuturdK2) et une version avec un nouveau système, qui a l’époque était assez complet. Après une période assez longue de VraieVie ™ pendant laquelle j’ai un peu abandonné le jeu de rôle, j’ai finalement repris la plupart de mes projets, avec la ferme intention de les terminer. Mes tiroirs virtuels sont remplis de bouts de projets jamais finis, il est temps que cela cesse.


J’ai donc repris mon système entier, en le simplifiant énormément. L’idée est de présenter un ensemble de règles simples à apprendre et surtout simple à expliquer pour des débutants, joueuses comme meneuse de jeu. Les subtilités arrivent plus tard et au fur et à mesure.

J’ai aussi voulu me concentrer sur un produit fini, de petite taille, et directement exploitable. YxY est maintenant constitué du système de jeu lui-même, d’un scénario, de personnages pré-tirés, et d’aides de jeu sous la forme de cartes à jouer, à imprimer et à distribuer aux joueuses.

Je suis fier de dire aujourd’hui qu’à part quelques relectures, ce travail est terminé.

Vous trouverez à la fin de cet article les règles d’YxY Apéro (v1.32), mise en page selon le style graphique déjà utilisé pour le scénario. Il fait 12 pages et mériterait sans doute d’y ajouter le travail d’un véritable graphiste plutôt que mes zigouigouis de débutant mais c’est déjà ça. Si vous avez des compétences et une soudaine envie de participer à ce projet qui est loin d’être terminé, n’hésitez pas à me contacter via la page à propos de ce site.

J’ai commencé la tournée des conventions et des bibliothèques, avec succès, mais mon but ultime est qu’il tourne sans moi, qu’il vive sa vie au sein d’autres groupes.

N’hésitez pas à le télécharger, à en parler autour de vous, à me poser des questions et à le faire vivre tout simplement.

Voilà, le fichier est là, tout chaud, tout fraîchement démoulé.

Retour sur l’initiation au jeu de rôle à la bibliothèque Levi-strauss

Hier soir, invité par la bibliothèque Claude Levi-strauss, j’ai maîtrisé une partie d’initiation au jeu de rôle, dont le thème imposé était Série TV. Trois autres maîtres de jeu proposaient du Star Trek, du Buffy et du Game of Throne, quand à moi, étant plongé dans les zombies en ce moment à cause d’YxY, j’ai adapté et fait du Walking Dead.


J’ai eu une table de 4 joueuses, trois dans la trentaine et une soixantenaire particulièrement énergique. Une seule partie de Vampire pour l’une d’entre elle, il y a longtemps, totalement débutantes pour les autres. 
Elles ne connaissaient pas non plus Walking Dead. Donc après une vingtaine de minutes d’exposition sur la série et d’explication sur le jdr, j’ai réparti les persos pré-tirés, donné quelques capacités spéciales et traits psychologiques au hasard (même pour moi) et nous avons démarré. 

Et ça s’est excellemment passé. 

Comme souvent avec de grands débutants, il a fallu recadrer un tout petit peu, notamment pour bien faire passer un principe pas si évident, celui qui dit que le joueur propose son action, indique, ce que son personnage fait, charge au meneur de jeu d’en donner le résultat à l’aide des règles ou de son seul jugement. Ce n’est pas si évident que ça en fait. 
Les règles sont très bien passées (même si j’ai encore allégé) et l’ambiance était exactement ce que je voulais. 
Walking Dead parle de survivants tentant de s’en sortir dans un monde en ruine, chacun tentant de défendre ses propres valeurs.

Il y a eu énormément de discussion sur chaque événement. Devons-nous sauver le pasteur gesticulant sur le toit de son église pleine de monstre ? Elles l’ont braqué, lui ont volé son sac de nourriture, et laissé sur le toit de peur d’avoir un dingue avec elle. Dois-t-on donner une arme à Ronda, la fille ayant manifestement volé un uniforme de flic, et tentant de se faire passer pour tel ? Si elle a menti, elle doit être indigne de confiance (et pourtant elle les a énormément aidé avec moult informations).

Comment gérer les white nationalists qui tiennent le supermarché, alors qu’ils sont armés jusqu’au dents ? Elles ont organisé un piège et les ont abattus d’une balle dans la tête, et d’un couteau dans la gorge. Que fait-on d’invisible Nick le SDF tellement sale et lunatique que les zombies ne le voient même pas ? Elle l’ont copié, et se sont servi de lui comme appât pour vérifier leurs théories avant de le sauver.

Et surtout est-ce que le membre du groupe qui vient de se faire mordre doit le dire à ses compagnons, et surtout à son fils ? Elle n’a rien dit puis a sauvé le groupe en se sacrifiant pour leur faire gagner le temps nécessaire à leur fuite en voiture-bélier.

J’avais vraiment eu l’impression de voir un épisode de Walking Dead. Les mêmes interrogations sur la survie, de soi, des autres dans un univers en ruine, et ici pressée par le temps, la ville dans laquelle les personnages étant enfermé s’effondrant dans le sol.

Tout n’a pas été joué, et j’ai sans doute été un peu ambitieux dans l’écriture du scénario. Beaucoup de survivants n’ont pas été rencontrés, mais nous n’avions que trois heures et les tergiversations ont réduit les actions elles-mêmes, comme dans la série !

Un personnage mort donc (le noir du groupe en plus, vlà le cliché), quatre joueuses et un meneur de jeu absolument ravi. 
A refaire !!

Yuri cross Yurei – Point d’avancement

YxY est un jeu de rôle que j’écris depuis plusieurs années maintenant. A l’époque les deux auteurs originaux m’avaient contacté pour écrire le système de jeu. Puis de fil en aiguille j’ai écris d’autres choses, un deuxième système (le premier étant basé sur le dk2 et le FuturdK sans douté un peu passé de mode), des scénarios et finalement je suis en train de tout refaire à ma sauce, en passant par le graphisme, les textes, les scénars d’introduction et bien d’autre.


Et j’ai pas mal avancé depuis que j’ai repris le sujet plus sérieusement.

Tout d’abord j’ai écris un scénario d’introduction – La chair et le feu. Il est destiné à être joué en convention, ou pour de l’initiation. Le monde n’est qu’effleuré, et pourtant déjà un peu décalé. Les joueurs/ses n’auront que des personnages féminins, et l’utilisation de robot comme les exosquelettes permettent de comprendre qu’il s’agit d’un futur alternatif plutôt proche. Il y a des monstres, ce sont les anciens hommes (au sens personne de sexe masculin) qui se sont transformés sous l’influence d’un virus, des pseudos-zombies, donc les joueuses seront sans doute en territoire connus. C’est aussi volontairement féministe avec des personnages forts, personnages-joueurs comme non-joueurs.

Parallèlement, je développe le concept global. Le système est décliné en plusieurs versions. D’abord une version légère appelé YxY-Apéro (en référence à INS Apéro), et une version complète pour différents univers, le premier étant l’univers post-apocalyptique précédent. Mais d’autres sont en cours d’écriture comme Mutant de demain. J’écris aussi des one-shots pour montrer la capacité du système à gérer des parties rapides.

L’une des idées est que beaucoup d’éléments sont représentés par des cartes à jouer, pour l’instant au format Magic. Qu’il s’agisse d’équipement comme les armes et armures, les créatures et monstres, les personnages non-joueurs, mais aussi certaines compétences ou pouvoir spéciaux, ou encore des éléments de gameplay comme les réserves ou les blessures.

Chaque univers aura son propre design de carte.

De manière similaire, les feuilles de personnages pré-tirés sont aussi sous forme de carte à jouer, de plus grande taille.

Aujourd’hui, à part quelques illustrations et la finition de la mise en page de la Chair et le feu, tout est terminé et prêt à jouer. D’ici une ou deux semaines, le prototype d’YxY sera montrable en convention ou ailleurs.

Prochaines étapes, termine les one-shot en cours, Hell, Western et Néanderthal. Allez on perd pas le rythme !

FuturDk

FuturdKIl y a moultes années j’ai travaillé à la refonte du système de jeu multivers dK, lui-même tiré de Lanfeust Jdr imaginé par Eric Nieudan. Cette refonte appelée dk2 (vla l’originalité) était une boite à outil très complète fruit du travail de trois auteurs, LG, Islaire et moi-même. Dans ce genre de cas, nous sommes forcément amené à faire des compromis, et le résultat, pour en être complètement jouable n’est pas complètement la vision d’un auteur.
En parallèle, pour tester certains mécanismes, et pour appliquer mes propres idées de game-design j’ai écrit ma propre version des règles : le FuturdK.
Initialement, je voulais utiliser ce système pour jouer à Shadowrun, n’ayant jamais apprécié la lourdeur de ses règles. J’ai fait jouer une campagne de Shadow mémorable, pleine de bruit, de fureur, de sang, de morts et de trahison et j’avoue vouer un véritable culte à ce jeu, encore aujourd’hui.
le FuturdK a été publié en OGL (en gros, faites en ce que vous voulez, mais mentionnez-moi), initialement sur le site du Gob’zink, un collectif d’auteur mais il semble ne plus être disponible au téléchargement.

A l’occasion de la (re)sortie du dk2 en pdf chez BBE, j’en profite pour remettre tout ce que j’avais fait en ligne, et je copie-colle l’article que j’avais fait à l’époque.


  • Le FuturdK c’est quoi ?
    Bonne question très cher. Très simplement, c’est l’adaptation du Dk2 à ma propre vision à moi que j’ai. Le dK2 se voulait un consensus. Mais en tant que boite à outils ultime elle peut/et doit être modifiée pour correspondre à l’utilisation de chaque Mj.
    Un certain nombre de choix conceptuels fort ont été faits et l’ensemble à été écrits dans une optique de jeu plus rapide, plus violente, moins héroïque (quoique) et très action.
  • Choix conceptuels ? Tu te la pètes ou bien ?
    Mais non. Un choix conceptuel c’est quand, pour un même problème, deux personnes ont deux solutions différentes. Par exemple, un thème qui doit te parler : le combat, hein mon petit bourrin adoré. Et bien saches qu’en FdK tout le monde peut manier toutes les armes. Il suffit d’avoir les compétences. D’ailleurs le FdK est en tout compétence.
    Le système de combat à distance et d’armes à feu par exemple est détaillé et fourmille de petites astuces et de possibilité.
  • Mais c’est tout figé en fait !
    Et bien même pas ! Malgré cette conversion, il est parfaitement possible de modifier, encore!, les règles, pour ton plus grand bonheur. Et c’est vraiment très simple, je donne même quelques, petites, explications à la fin du livre.
  • Y’a quoi dedans ?
    Le livre est divisé en plusieurs parties. Le cœur tout d’abord qui contient les règles de base, de la création de personnages aux règles sur le social, le combat, l’expérience et tutti quanti. Tu peux parfaitement jouer uniquement avec le coeur, d’ailleurs il est fait pour ça. Besoin de rien. Non, pas envie de toi, je te rassure petit coquin. En plus, tout est expliqué dedans, même les Krâsses !
    Ensuite, les modules. Chaque module contient des règles spécifiques sur un sujet précis comme l’usage des drogues (tu crois que je t’ai pas vu?), les poursuites, la folie, la survie etc. Lorsque tu souhaiteras adapter ton propre univers (ou films, ou bd, ou livre – mais si tu sais, c’est comme des bds mais sans images), tu choisiras de prendre tel ou tel module pour coller à l’ambiance.
    De plus, chaque module se termine par une page contenant toutes les tables. C’est très utile pour se retrouver rapidement ou pour se fabriquer un zouli écran avec ses mimines.
    Enfin, une feuille de personnage spécifique. Oui j’aime bien avoir plein de feuilles, on a l’impression d’avoir un perso balaise avec ça.
  • On peut jouer quoi avec ?
    Mais tout ! Absolument tout ! Bon je t’avoue que pour l’instant, le FuturdK s’adresse plutôt aux univers contemporain et futuriste (d’où le titre petit malin). Mais rien n’empêche de jouer en fantastique, en med-fan, en préhistorique, en ouesterne ou en space op hein. Bon ok, y’a pas encore de module sur la Magie ou les vaisseaux spatiaux. Mais pour peu que tu ramènes des copains pour me le demander à plusieurs ou que tu te sortes les doigts pour le faire toi-même et le mettre en ligne pour tout le monde, ça devrait être bon.
  • Ça doit être hyper cher non ?
    Ah ah ah. C’est la crise n’est-ce pas ? Chacun la combat comme il peut et moi je la combat par la gratuité. Oui, tu as bien lu. Il n’est pas illégal de télécharger le FuturdK ! C’est même conseillé/demandé/supplié…hem !
    Et oui, gratuit c’est pas cher.
    Alors ? Heureux ?
  • Y’en à d’autres des qui se la racontent comme toi ?
    Beaucoup de membres du forum John doe font leur propre sauce. Toutefois l’un deux, le sieur Islaire, à été encore plus loin, encore plus haut, encore plus fort et propose, lui aussi, une totale conversion du dK2 : Le Divin Système. Presque aussi bien que le FuturdK, c’est dire.
  • Et on le trouve où ton machin ?

Téléchargement ici

FuturdK

 

 

Artefya – Système de jeu #1

MécaniqueOn rentre dans le vif du sujet, dans la règle pure et dure. Je ferai deux articles pour éviter d’être trop long sur le blog mais sachez que le système tient sur 6 pages Word. Autant dire pas grand-chose.
Il y a deux petits chapitres qu’il faudra expliquer plus précisément, ce sera fait dans un article spécifique.


Règle preum’s

Comme dans n’importe quel jeu de rôle, les joueurs et le maître de jeu parleront tour à tour (plus probablement tous ensemble dans un joyeux et bruyant bordel) pour décrire les situations et les actions des divers personnages. Tant que tout le monde est d’accord sur l’histoire et que personne ne s’oppose à l’action en cours, alors il n’y a pas de raisons de s’interrompre. En tant que maître de jeu, prenez en compte les spécialités des personnages pour décider de la réussite d’une action. S’il n’y a pas de danger ou de stress, un personnage qui dispose d’une spécialité en rapport avec l’action réussi automatiquement. Ne ralentissez pas le rythme !

Si lors d’une description, un joueur ou le maître de jeu n’est pas d’accord avec un autre joueur sur le déroulement d’une action ou d’une suite d’action, alors un jet de dés les départagera.

Faire un jet

Lorsqu’un personnage tente une action (ou une série d’action), le joueur impliqué doit lancer les dés. Pour cela, le maître de jeu détermine la caractéristique la plus utile pour cette action. Le joueur lance autant de dé, chaque résultat pair est un succès.

Le système s’appelle Face8, car à l’origine le jeu ne se jouait qu’avec des dés à huit faces. Pour des raisons statistiques avec pleins de calculs savants, il avait été décidé qu’un succès ne se produisait que lorsque un dé tombait sur 6,7, ou 8. Et puis après quelques dizaines de parties, je me suis aperçu qu’attraper une poignée de dés sur la table sans prendre en compte leur nombre de face et de les lancer tels quels était tout aussi marrant et encore plus efficace. Et ça simplifiait les calculs.

Plus il y a de succès, plus la réussite est éclatante.

  • 1 succès : Réussite passable, de justesse, d’un cheveu. L’action est réussie mais sans panache et sans avantage supplémentaire.
  • 2 succès : Réussite normale. L’action est réussie, pas de chichi, pas de discussion, c’est nickel.
  • 3 succès : Réussite supérieure. Le personnage obtient un avantage supplémentaire à déterminer par le maître de jeu. Par exemple, il peut aller plus vite ou être plus efficace.
  • 4 succès : Réussite extraordinaire. Le personnage réussit parfaitement son action et gagne des avantages supplémentaires à déterminer avec le maître de jeu.

Si aucun dé ne montre de succès alors l’action est un échec. Non seulement c’est raté mais de manière spectaculaire ou particulièrement dangereuse. Il n’y a pas d’échec simple.

La caractéristique utilisée n’est pas forcément évidente et le maître de jeu devra impérativement s’aider de la description de l’action entreprise par le personnage.

Louna doit se rendre très rapidement d’un point à un autre de la ville, disons dans une cachette, parce qu’elle serait malencontreusement poursuivie par des gens qui lui veulent du mal. La police ? Ouiiii si vous voulez… Bref. Si Valérie, sa joueuse, décrit que Louna court à toute vitesse, passe par des fenêtres étroites et saute de toits en toits, il est probable que la caractéristique utilisée sera l’Action. Si elle annonce que son personnage se rappelle de ruelles obscures, des raccourcis passant par les quartiers éteints alors elle fera un jet de Savoir. Si enfin elle fonce vers des gardes en hurlant qu’elle est poursuivie par des méchants, elle utilisera sa caractéristique Social. Dans tous les cas, si elle réussit elle sera hors de portée de ses poursuivants, ce qui était son objectif. Si elle échoue, elle sera rattrapée.

La fréquence des jets demandés est à la discrétion du maître de jeu. Le mode dit « macro » est utilisé lorsque l’action est longue, peu importante ou routinière. Ici, un jet de dé vaudra pour une scène entière par exemple.

A l’inverse, le mode « micro » est adapté aux situations rapides, stressantes ou demandant des efforts constants. Dans ce mode, les jets de dés sont nombreux et chaque échec ou réussite entraîne peu de conséquence individuellement. Les scènes d’actions sont un bon exemple où le mode micro peut être utilisé avec intérêt, mais ce n’est pas une obligation.

 Difficulté

Si le joueur tente une action vraiment difficile, son nombre de succès est réduit de la façon suivante :

  • -1 pour une action difficile
  • -2 pour une action très difficile
  • -3 pour une action héroïque

 Louna est en pleine représentation. Elle va marcher sur un fil à 10 mètre au-dessus du sol alors que des centaines de paires d’yeux la regardent. Elle a l’habitude mais l’action reste difficile. Elle lance ses dés et obtient deux succès. Elle en enlève un pour la difficulté de l’action. Elle réussit tout juste son équilibre, pour un numéro somme toute classique et sans surprise.

Attention, même si les héros sont des ratés pathétiques, Artefya est un univers héroïque. La plupart des actions des personnages devront être réussies. Le sel n’étant pas dans la réussite mais dans la qualité de celle-ci.

A moins de vraiment vouloir leur mettre des bâtons dans les roues (ou d’activer un défaut), il est normalement inutile de réduire le nombre de succès.

Défaut

Lorsque le défaut du personnage peut jouer contre celui-ci, le joueur décide de la difficulté qu’il souhaite s’imposer, entre un et trois points, en fonction de sa description. Plus la difficulté augmente (et plus la description est marrante) plus il regagnera de points de réserve après son jet.

Louna est toujours en train de s’enfuir (c’est une constante chez elle) lorsqu’elle arrive sur un marché aux papillons. A cause de son défaut « Tête en l’air », elle décide de s’y arrêter un instant, oubliant complètement les gardes à ses trousses pour observer les petits insectes colorés. Elle lance son prochain jet de poursuite avec une difficulté de 1 (elle enlèvera donc un succès) puis regagnera un point de réserve.

Il est possible de dépenser des points de se réserve même si un défaut est joué !

Spécialités

Si le personnage dispose d’une ou plusieurs spécialités utiles pour l’action en cours, le joueur peut lancer un dé de plus pour chacune d’entre elle.

Louna est une Acrobate, Membre du cirque à l’envers. Si elle tente une action demandant de l’agilité elle ajoutera 1d grâce à Acrobate. Si cette action est liée au cirque comme faire du trapèze ou marcher sur un fil, elle ajoutera 2d grâce à ses deux spécialités. Enfin si elle exige de son patron une meilleure place pour le show du lendemain elle ajoutera 1d grâce à Membre du cirque à l’envers.

Réserve

La réserve représente l’énergie d’un personnage et sa capacité à prendre des risques. Lors de n’importe quel jet de compétence, le joueur peut dépenser entre 1 et 3 points de sa réserve pour augmenter d’autant le nombre de dé qu’il lancera.

Engagement

S’il dépense un dé, le risque pris est minime. Si le jet est un échec, les conséquences ne seront pas graves et ne pourront durer longtemps.

S’il dépense deux dés, le risque pris est grand. Si le jet est un échec, les conséquences seront graves et pourront durer jusqu’à la fin du scénario en cours.

S’il dépense trois dés, le risque pris est maximum et en cas d’échec, les conséquences seront dramatiques et peut-être permanente.

Equipement

Si le personnage possède un équipement particulièrement approprié à l’action en cours, il ajoute entre 1 et 3 dés de bonus à son action en fonction de l’adéquation de l’équipement à l’action entreprise. S’il est facile de gagner un dé grâce à un outil en bon état et bien adapté (une épée pour trucider, une matraque pour assommer, un jeu d’outils pour crocheter, un livre barbant pour s’ennuyer), obtenir deux dés demandera des outils de grande qualité. Le bonus de trois dés sera réservé à l’utilisation d’outils dramatiquement appropriés, particulièrement efficaces, solides, éventuellement magiques.

Idées, descriptions et interprétation

Permet au personnage de gagner entre 1 et 3 dés pour une action si elle est bien décrite ou s’il y a une bonne idée derrière. Le maître de jeu détermine le gain en fonction de l’intérêt de l’idée, de la manière de décrire, si c’est amusant, si ça lui permet de rebondir et de faire avancer l’histoire, ou s’il veut récompenser une bonne interprétation du joueur.

Un gain de un dé devrait être possible très facilement. Pour deux dés il va falloir s’arracher un peu. Le bonus de trois dés devrait suivre une idée ou une interprétation mémorable et rare.

Entraide

Lorsque plusieurs personnages s’entraident, celui qui dirige l’action (probablement le personnage avec le plus de dés à lancer) ajoute un dé de bonus par aide significative. Certaines actions simple ne demandent que des bras et le bonus est accordé facilement, d’autres demanderont une certaine compétence et seuls les personnages disposant d’une spécialité appropriée pourront ajouter le bonus.

Le maître de jeu déterminera le nombre maximum de gens pouvant prendre part à l’action. De plus, si un personnage aidant dispose d’une spécialité appropriée, il peut utiliser des points de sa réserve selon la règle habituelle.

Un gros animal étrange et gris est appuyé nonchalamment sur le chariot de la diseuse de bonne aventure du cirque-à-l’envers. Le dresseur tente d’attirer la bête vers lui en lui donnant des ordres secs, Louna joue sur sa gourmandise en agitant une friandise devant sa trompe tandis que l’homme fort la pousse en dehors du chemin. Le dresseur dirige la manœuvre et lancera deux dés supplémentaires.

Comme pour les autres bonus, obtenir un dé est très simple, deux dés demanderont des efforts certains et trois dés seront réservées à une grande aide, très rare et très appropriée.


Le prochain chapitre traitera de l’opposition et de la récupération. Et en gros ce sera fini pour système lui-même.

Artefya – Création de personnage

Pour alterner avec les phases du pur background, je vais commencer une petite série d’article sur le système de jeu. Je suis en pleine phase de réécriture et de simplification. J’espère que cela restera lisible et efficace en jeu.


 

Entrée

Les personnages d’Artefya sont d’abord et avant tout des tocards, des inadaptés, des marginaux. Ils sont peut-être des héros mais personne ne s’en rend compte. C’est le moment de choisir un concept, et surtout un nom pour ce héros en devenir.

Pour faciliter la compréhension de ce système, nous allons suivre la création du personnage de Valérie. Il s’agira de Louna, une jeune elfe un peu mystique, acrobate au Cirque-à-l’envers et cambrioleuse à ses heures perdues.

Plat principal

Un personnage d’Artefya dispose de 5 caractéristiques :

  • Perception. Cette caractéristique permet de percevoir son environnement, par exemple pour trouver des indices, repérer une sortie ou sentir venir une embuscade.
  • Action. Cette caractéristique permet de se sentir à l’aise dans toutes les situations d’action. Combat, poursuite, sauts, dès que l’adrénaline entre en jeu, c’est de l’action.
  • Social. Permet de régler toutes les situations sociales. Négociation, Séduction, Politique, mais aussi se faire bien voir, s’intégrer dans un milieu particulier ou donner des ordres. Vous noterez que Social n’a aucun rapport avec la beauté, purement subjective, et sujette à interprétations quand tant d’autres races se mélangent dans les rues de la ville.
  • Savoir. La capacité du personnage à restituer ses connaissances mais aussi sa mémoire et sa faculté à apprendre rapidement.
  • Psychisme. Est utile pour résister à la folie, à la peur et toutes ces sortes de choses qui piquent un peu la tête. Il s’agit aussi de la volonté, du courage et même du sang-froid du personnage.

Un personnage débutant doit répartir 12 points entre ses caractéristiques avec un minimum de 1 et un maximum de 4 points. Un personnage avec une caractéristique à 0 de manière permanente est gravement handicapé.

Louna est un personnage agile et rapide. Par contre elle est un peu tête en l’air. Elle n’a jamais reçu d’éducation au sens strict du terme et préfère souvent rester seule à s’entrainer.

Elle répartit ses caractéristiques de la façon suivante : Perception 2, Action 4, Social 1, Savoir 2, Psychisme 3.

Accompagnement

En plus de ces caractéristiques, les personnages possèdent des spécialités. Ce sont des domaines particuliers que le personnage connait bien, qu’il maitrise, qu’il a l’habitude de pratiquer.

Il existe deux types de spécialités : les vocations et les intérêts.

Vocations

Les premières regroupent un ensemble complet de connaissance. Il s’agit souvent d’un métier comme Guerrier, Voleur, Prêtre, Magicien, Citadin, Fermier etc.

Intérêts

Les intérêts indiquent une compétence restreinte mais probablement plus efficace : Tirer à l’arc, Repérer les objets de valeur, S’enfuir en courant, Désactiver une alarme magique, etc.

Un intérêt peut aussi être une motivation, ce qui pousse un personnage à agir mais aussi un bien particulier, un ami ou une relation. Dans ces derniers cas, la spécialité peut être perdue. Le maître de jeu devra bien sûr faire en sorte que ce ne soit pas le cas, l’objet ou la relation pouvant toujours être retrouvé ou restaurée. Dans le cas extrême où il n’y a pas de retour possible, il est de bon ton d’autoriser le joueur à choisir une autre spécialité en remplacement.

Elles peuvent aussi se recouper mais ne peuvent être deux fois la même. Par exemple, un personnage peut être un « Guerrier », « Maitriser le combat à l’épée », et apprécier le « Combat contre les orques ». Par contre il ne peut prendre deux fois « Maitrise du combat à l’épée ».

Un personnage débutant commence toujours avec une vocation et trois intérêts.

Louna est une Acrobate, ce sera sa vocation. Elle peut courir, sauter, tomber, jongler, et marcher en équilibre. Elle fait partie du Cirque-à-l’envers et peut donc faire appel à quelques amis et obtenir de l’aide ou des informations. Ce sera son premier intérêt qu’elle peut noter : « Membre du cirque-à-l’envers ». En observant et s’entrainant avec d’autres membres du cirque elle a appris à manier les couteaux, pour se battre, les lancer ou couper des liens. Voilà son deuxième intérêt: « Maitrise des couteaux ». Enfin en tant qu’elfe, elle dispose d’une très bonne oreille. Elle note son troisième intérêt : « Bonne ouïe ».

LounaRepos

Le repos est une spécialité particulière qui indique de quelle manière celui-ci décompresse après une situation de stress ou de fatigue. Elle peut être liée à son caractère, à ses motivations ou à une situation donnée. Un barbare peut se défouler en brisant quelques chaises dans un bar, ou en allant boire jusqu’à s’écrouler ou encore en laissant éclater sa colère contre ses infortunés compagnons qui ne l’ont pas assez soutenu.

Un personnage d’Artefya débutant doit choisir une, et une seule, manière de décompresser.

Louna aime passer du temps seule, assise sur un toit à regarder la lune. C’est comme cela qu’elle se détend.

Le cheveu dans la soupe

Tous les personnages d’Artefya possèdent aussi un défaut, une blessure, un secret bien gardé, quelque chose que le maître de jeu pourra utiliser pour impliquer les personnages encore plus efficacement dans la trame de ses histoires. Ce défaut peut aussi être utilisé par les joueurs pour guider leur interprétation et, pour les plus prosaïques, en retirer des avantages en jeu comme vous le verrez par la suite.

Il ne faut pas hésiter à le rendre intéressant, ridicule, drôle ou pathétique.

Louna est tête en l’air. Elle est facilement distraite et a du mal à se concentrer. Elle note son défaut : « Tête en l’air ».

S’il le souhaite vraiment, un joueur peut acquérir un deuxième défaut qui lui servira à personnaliser davantage son héros. En échange, il peut ajouter un intérêt supplémentaire.

Un personnage débutant ne peut avoir plus de deux défauts.

Les épices

Le personnage est presque terminé. Maintenant il faut l’étoffer et le décrire un peu plus. Pour chaque spécialité et chaque caractéristique, le joueur déterminera un effet visible ou une phrase d’explication. Par exemple, un joueur choisi comme vocation: « Guerrier ». Quel sera l’effet visible ? Aura-t-il de gros muscles roulants sous une peau huilée ? Sera-t-il systématiquement attiré par les grosses armes et les grosses armures, posant des questions tout le temps dès qu’il rentre dans un magasin ? Aura-t-il une demi-douzaine de lames acérées sur son dos et à sa ceinture ?

Ce même personnage dispose d’une caractéristique Action à 3, ce qui est élevé mais pas exceptionnel. Doit-il cette valeur à son entrainement bien qu’il y fasse parfois des entorses ? Est-ce dû à sa grande vivacité ? Ou au contraire au fait qu’il ne lâche jamais sa proie lorsqu’il agit ?

Ces indications typent un personnage mais n’ont pas de règle en termes de jeu. Elles n’ajoutent aucun bonus.

Valérie réfléchit à son personnage et le décrit comme suit :

Perception 2 (parfois distraite, elle fixe l’horizon)
Action 4 (fine et agile)
Social 1 (parle très peu et d’une toute petite voix)
Savoir 2 (Louna n’aime pas lire)
Psychisme 3 (par contre elle comprend rapidement, surtout quand l’interlocuteur à l’air un peu mystique)

Membre du cirque-à-l’envers (Un tatouage représentant un pendu est inscrit sur sa main droite)
Maitrise des couteaux (Louna cache un couteau dans sa botte et un autre dans sa manche)
Bonne ouïe (comme beaucoup d’elfes, Louna a de longues oreilles pointues)

Tête en l’air (malgré cela, elle fait souvent répéter les gens qui lui parlent)

Le dessert

Chaque personnage dispose d’une capacité spéciale : la réserve. Le joueur peut nommer cette réserve comme il le souhaite : Sixième Sens, points d’Héroïsme, point de Chance, Karma, Energie, Jauge de puissance etc. Quel que soit son nom, la réserve fonctionne de la même façon (Voir le chapitre sur la réserve).

Un personnage débutant commence avec une réserve de 6 points.

Valérie décide que Louna est naturellement chanceuse. Elle nomme sa réserve : « Bonne étoile » et y inscrit le chiffre 6.

Le pousse-café

Bien que la création technique soit simple, imaginer un personnage et ses spécialités n’est pas aisé pour tout le monde. Surtout pour les débutants, dans le jeu de rôle en général et Artefya en particulier. C’est pourquoi vous trouverez un peu plus loin quelques exemples de personnages ou de rôles que les joueurs pourront endosser avec un minimum de travail d’adaptation.

(Optionnel) Races

Artefya est peuplé d’un grand nombre de races différentes. Des nains, des elfes et des petits-hommes bien sûr pour les classiques mais aussi des gobelins, des golems, des hommes-animaux pour les moins classiques. Hé, ce n’est pas fini, vous pouvez aussi jouer des races étranges et rares comme des marionnettes animées, d’anciens dieux redevenus mortels ou encore des homachines fusion de chair et de magie.

Si le maître de jeu l’autorise, vous pouvez incarner une de ces races et choisir vos spécialités parmi la liste indiquée. Dans ce cas, vous devez prendre un défaut supplémentaire dans la liste données pour la race.

Les races et leurs avantages sont décrits au chapitre correspondant (voir page XXX).

(Optionnel) Des personnages épiques

Le système de création de personnage est défini de telle manière que pour qu’un personnage soit vraiment puissant dans un domaine, il doit se creuser la tête pour trouver des spécialités différentes mais pouvant se recouvrir dans certains domaines. Si nous reprenons l’exemple du guerrier, pour être un maitre d’arme, il devra cumuler par exemple les spécialités de Combattant redoutable, Maitre de l’épée, Combat contre les orcs etc…

Le but de ce système est de pousser les joueurs à créer des personnages originaux et surtout différents et aux compétences larges. Le problème c’est que les personnages risquent de se ressembler, notamment lors de combat, car tout le monde aura le même nombre de dés pour une action donnée et ce quel que soit ses talents spécifiques.

Pour corriger cela, et si vous sentez qu’il s’agit d’un vrai problème, autorisez les joueurs à choisir plusieurs fois la même spécialité pour son personnage.

Dès lors, le bonus obtenu grâce à la spécialité n’est plus de 1 seul dé, mais d’autant de dé que la valeur de la spécialité.

Notre guerrier pourra donc avoir « Maitrise de l’épée  3 » si ça lui chante. Il sera évidemment extrêmement spécialisé mais d’autant plus efficace dans son domaine.

Conseil pour la création de personnage

Choisir ses spécialités est une tâche qui peut être ardue. Notamment si les joueurs sont débutants. En effet, s’agissant de simples mots ou phrases, si ce n’est pas bien défini, vous risquez d’avoir à vous lancer dans de nombreuses négociations pour savoir si le joueur peut utiliser cette spécialité ou non en fonction de l’action demandée. Et les négociations prenant place en jeu risquent de ralentir le rythme et de vous sortir de l’histoire.

Les spécialités sont ce qui définit un personnage. Et non pas l’inverse ! C’est-à-dire qu’il sera d’autant plus facile de comprendre ce que recouvre une spécialité si le personnage lui-même est parfaitement clair dans la tête de tout le monde. Contrairement à beaucoup de système, un personnage peut difficilement être construit à la volée simplement en piochant des compétences ou des pouvoirs dans des listes.

Avant même de réfléchir aux spécialités, posez-vous les bonnes questions.

  • Qui est mon personnage ? Trouver un nom devrait être la première étape. Vous verrez qu’étrangement beaucoup de choses découlent du nom.
  • Quelle est sa race ? Parfois, vous voudriez jouer un membre d’une race précise. Parce que leurs spécialités vous amusent, ou parce que c’est comme ça, vous voulez jouer un nain et puis c’est tout.
  • A-t-il un métier ? Un hobby ? Il peut s’agir d’une mention classique comme Guerrier ou Voleur mais c’est encore mieux si vous impliquez votre personnage dans le monde. Par exemple, un guerrier pourrait être un soldat de la caserne artefyenne, un membre du guet, un ex-barbare civilisé, un mercenaire rangé, un garde de banque, un membre d’une unité d’intervention mécathurgique etc.
  • Fais-t-il parti d’une organisation ? D’une association ? Cette question peut tout à fait être liée à la précédente. Mais vous pouvez aussi répondre à celle-ci avant. Beaucoup d’organisations n’emploient pas qu’un seul type de compétence mais si vous voulez vous faciliter la tâche, l’organisation donne des types de personnages tout fait. Après tout, la guilde des druides-paysagistes emploie des gens versés dans la magie de la nature, les alchilers : des chimistes, le gant de velours : des assassins, etc.
  • Qu’aime-t-il faire ? Si vous trouvez quelque chose que le personnage aime faire vous avez déjà résolu plusieurs problèmes. D’une part, son repos est défini directement, d’autre part, vous pouvez aisément imaginer un intérêt qui en tire parti.
  • A quoi est-il vraiment mauvais ? Si vous n’avez pas d’idée, prenez le contre-pied de votre vocation ou de votre organisation. Artefya regorge de voleurs maladroits, de guerriers peureux, de mages qui ne savent pas lancer un sort ou de mécathurge manchots.

Ca y’est ? Vous avez tout trouvé ? Parfais, maintenant il faut que le maître de jeu l’approuve. C’est le moment de négocier. Et pour cela, appuyez-vous sur le chapitre les épices un peu plus haut. N’hésitez pas à écrire à quoi correspond la spécialité, à donner quelques exemples et contre-exemples. Il ne s‘agit pas d’écrire un roman mais quelques lignes peuvent suffire à se faire une idée précise de ce que vous pouvez faire ou pas.

Si vous avez toujours un peu de mal, regardez comment sont construits les personnages non joueurs dans les scénarios ou dans le chapitre sur les races, vous devriez y voir plus clair.


Disclaimer

Artefya – Cartographie sommaire et mouvante #3

Ce troisième chapitre est consacré au centre administratif d’Artefya. Ce quartier est celui qui a subi le moins de modifications depuis les 20 dernières années.

Les descriptions suivantes ne sont pas exhaustives (mais qui peut prétendre tout connaitre de la ville ?) et bien d’autres administrations existent, chacune avec ses lois, ses règles contradictoires et ses formulaires A38 à remplir.


Place des grands hommesLa place des grands hommes

C’est ici, dans ce quartier très chic du centre Artefyen que se trouvent les bâtiments administratifs ainsi que les instances des guildes et sociétés les plus prestigieuses.
La société mécathurgique d’Artefya y possède un superbe édifice à l’architecture ancienne et classieuse.
Le nom de la place vient des quatre gigantesques statues placées dans l’allée en face de la mairie. Celles-ci représentent les quatre fondateurs d’Artefya. La plaque indiquant le nom du quatrième, un homme à l’allure fine, de grande taille et portant une fine moustache, est brisée, et personne ne semble savoir qui était celui représenté par la statue.

Une statue dont personne ne semble se rappeler le modèle ? Un mage de grande puissance disparu sans laisser de trace ? Ne serait-ce qu’une simple coïncidence ?

La mairie

Prolongeant la place des grands hommes, la mairie est un grand bâtiment de trois étages situé en centre-ville. Un large escalier de marbre dont les marches lisses sont creusées par l’usure mène à l’entrée principale. L’intérieur est un labyrinthe de couloirs et de portes menant le plus souvent à des impasses ou à un autre service que celui recherché.

La mairie grouille de monde en permanence. A divers endroits des golems sont chargés de renseigner et d’aider les visiteurs mais avec peu de succès, ceux-ci ayant du mal à comprendre le fonctionnement des automates.
Trois fois par semaine, le matin, le maire accueille le public et écoute les doléances. N’importe qui peut s’inscrire, seul ou en groupe, et présenter ses demandes au maire, en personne ou à ses adjoints, qui se fait un devoir d’y répondre le mieux possible. Tout n’est pas réalisable mais l’édile à la réputation d’un homme d’une grande sagesse et ses refus sont toujours circonstanciés. Une telle disponibilité étant plutôt insolite et la liste d’attente longue, il n’est pas rare d’attendre plusieurs mois avant d’obtenir une audience.

Le maire est un grand bonhomme grassouillet au regard franc et aux rouflaquettes rousses répondant au nom d’Exérine Lupest. C’est un mécathurge convaincu, membre de la société mécathurgique d’Artefya depuis sa création. Régulièrement réélu, il est en place depuis plus de trente ans et n’a jamais rencontré d’adversaire politique à sa mesure. Rusé, intelligent, calme et dévoué, il gère apparemment sa ville d’une manière chaotique. Pourtant, il sait parfaitement ce qu’il fait et sur quel levier tirer pour obtenir le résultat souhaité. Il s’appuie énormément sur les guildes à qui il confère, officieusement, nombre de pouvoirs pour s’autogérer. Il intervient personnellement, ou grâce à la milice, uniquement lorsque les choses dégénèrent et qu’une faction ne joue plus le jeu.
Il est pro-mécathurgie et même s’il se montre vaguement tolérant envers les anciennes croyances, il les cantonnera systématiquement dans un rôle trivial ou folklorique.

Du haut de son bureau, le Maire observe Artefya, réfléchit à ce qu’il a déjà accompli et à ce qui lui reste à faire. Il lui reste si peu de temps.

Exérine Lupest
Vénère la magie comme un dieu. Connaît la politique et cherche à étouffer lentement les anciens cultes.
Motivations : Faire progresser Artefya, quoi que cela puisse vouloir dire.
Citations : « Je vous écoute, n’ayez pas peur, vous pouvez parler en confiance »
« Moui, moui, mooouui, mais non »
« C’est intéressant mais je crois qu’on va plutôt faire autrement »

  • Moi j’la connais la vérité sur le maire. Je suis sûr que c’est un démon orthogonal particulièrement vicieux et patient qui voit dans le chaos Artefyen une suite logique de calculs mathématiques. Je pense qu’il a fait un pari ou un concours et qu’il espère bien le gagner.
  • N’importe quoi. En fait le maire c’est un dieu très ancien et très puissant qui fait des expériences sur les humains. Il veut faire progresser la civilisation pour ensuite lancer une guerre contre les suivants d’autres dieux très anciens.
  • Et si le maire, ben c’était juste un mec normal ? Un gars sans pouvoir particulier, sans agenda secret. Un politicien de génie qui ne voudrait que le bien des Artefyen. Non ?
  • Ouais c’est ça. Arrête de te mettre la pile à l’envers, tu veux ?

La banque

La banque centrale d’Artefya est située à la frontière séparant les anciens des nouveaux quartiers sur une place gigantesque au passage piéton intense.
Bâtiment haut d’un seul étage, sa façade rude donne une impression de solidité rustique. Une grande double-porte aux lourdes ferrures ferme l’entrée et est protégée par deux ogres gigantesques en uniforme sang et or.
L’intérieur est constitué d’un labyrinthe de cloisons mobiles menant à une dizaine de caisses tenues par les employés. Deux ogres impressionnants patrouillent en permanence, de jour comme de nuit. De plus, la société Magelock peut intervenir moins de 20 secondes après le déclenchement d’une alarme (Voir Les Organisations).

Un tunnel mène à un sous-sol où se trouvent les salles des coffres. Ceux-ci sont protégés magiquement par toutes sortes de runes. Pour les ouvrir, l’employé ayant autorité utilise une clé formée de deux morceaux. L’un appartient à la banque, l’autre au client. Une fois la porte ouverte, l’employé attend à l’extérieur.

Chaque coffre est un demi-plan spécifique, une sorte de poche de réalité, un décalage d’un millimètre dans l’univers. Il est impossible d’y entrer ou d’en sortir autrement que par l’entrée principale et avec la double-clé.

Les ogres
Créatures parfaitement civilisées, efficaces et intelligentes, ce sont les meilleurs employés de Magelock. Les ogres sont très bien payés et le poste qu’ils occupent est très respecté au sein d’Artefya.
Motivations : S’intégrer à la haute société Artefyenne. Faire son job.
Citations : « Vous n’avez rien à faire là »
« On vous a à l’œil »
« Pivert à Corbeau, un groupe d’aventuriers vient d’entrer, tenez vous prêt à intervenir. »