Jan, 2015

Ludovox – Le musée de lhomme

UnboxingJ’ai reçu il y a deux mois de cela, en avant-première pourrait-on dire, le supplément pour l’appel de Cthulhu, le musée de lhomme.

Je ne pensais pas avoir autant à lire et pour le coup j’ai mis pas mal de temps. Beaucoup trop de temps. Mais finalement j’ai réussi à le faire et j’ai pondu un article pour Ludovox.

Maintenant j’entame Achtung Cthulhu, des heures de lecture en perspective…

Le musée de lhomme chez Ludovox

Transmission

Encore un bout de texte retrouvé il y a peu. Celui-ci m’est venu un matin, après un rêve dont je ne me souvenais pas, juste des sensations et des images. Dans la fatigue du réveil, les mots sont venus me demander gentiment mais fermement de sortir de mon crâne pour aller s’écraser dans un “nouveau document Word.docx”. Voilà le résultat, à peine corrigé, sans doute plein d’erreur, mais bon voilà.


Un homme court à perdre haleine dans une ruelle d’une mégalopole crasseuse. Au loin on entend de l’agitation, le bruit de la foule, des klaxons et des sirènes de police. Pour le moment, seul le claquement des chaussures de l’homme sur le pavé résonne dans la ruelle déserte.

« Il est là, je le vois ! » crie un autre homme en débouchant d’une allée. Dans sa main brille une arme. Un coup de feu claque, puis un autre. Le fuyard trébuche, se redresse en rattrapant une brique saillant d’un mur puis repart en claudiquant. De l’ombre sort un troisième homme qui s’approche de l’emplacement précédemment occupé par le fuyard. « Tu l’as touché. Avec ce qu’il perd comme sang, ce fumier n’en a plus pour longtemps. »

Les yeux emplis de larme par la douleur, la main droite fermement appuyée sur la blessure sanglante de sa cuisse, l’homme débouche sur un boulevard bruyant empli des flâneurs d’un samedi soir ordinaire. Le bruit des voitures est assourdissant, les voix des conversations lui parviennent amplifiée, comme si des centaines de gens lui hurlaient en pleine tête leurs vies insignifiantes, leurs listes de courses, leurs peines de cœurs ou leurs disputes minables. Il lui faut se concentrer et trouver sa cible. Rapidement.

L’homme blessé a trouvé ce qu’il cherchait. Ce n’est pas idéal mais c’est mieux que rien. La blessure à sa jambe le fait souffrir mais il s’efforce de l’oublier pour le moment. Dans un instant cela n’aura plus aucun intérêt. Alors qu’il se dirige vers sa cible, son champ de vision se rétrécit. Utilisant l’index de sa main gauche, et tout en courant, il dessine avec son sang dans sa main droite, une sorte de figure stylisée en forme de cercle puis se jette sur un homme à qui une femme vient de donner un seau de pop-corn géant.

L’affiche immense du cinéma montre une hache en relief au-dessus du titre du dernier film d’horreur à la mode. Chris est venu avec sa copine Marge dans l’espoir de se rapprocher d’elle. Cela fait plusieurs semaines qu’il est « sur le coup » et qu’il tente d’aller plus loin. Il est parvenu à lui faire accepter de voir ce film en tête-à-tête avec lui, ça veut dire quelque chose non ? Pendant qu’il pense à ça, il avance tranquillement dans la file en attendant Marge partie chercher du pop-corn. Autour de lui, des tas de jeunes plaisantent et jouent à se faire peur, criant dans le dos des uns des autres, faisant semblant de se battre à coups de hache ou s’étranglant, pour de faux bien sûr. Avec tout ce raffut et cette ambiance Chris n’a pas entendu les gens hurler sur le boulevard. Alors il est particulièrement surpris quand un homme au visage crispé se jette sur lui dans l’intention manifeste de lui faire du mal.

« Mais, qu’est-ce qu’il s’est passé ? » demande Chris en ouvrant les yeux.
Il est allongé sur une sorte de lit en plein air et des gens sont en train de courir partout. Il a manifestement quitté sans s’en rendre compte la file d’attente du cinéma. Marge le regarde avec un air apeuré. Autour de lui, il y a des machines qui font des bips et des gens qui manipulent des tubes et des seringues. Il est dans une ambulance ?

« Tout va bien ? » demande l’un d’eux.
« Heu oui, oui ça va. ».
D’un coup apparait dans son bras une brulure lancinante qui le fait grimacer.
« Ne vous inquiétez pas monsieur, nous allons vous donner un sédatif. L’homme qui vous a agressé vous a tordu le bras, il a laissé une belle marque en tout cas ».
Effectivement, les traces d’une main sont encore visibles près du coude. L’homme a du serrer de toutes ses forces.
« J’ai été agressé ? Merde, mais pourquoi ? Il est où le type ? Les flics l’ont choppé ? » demande Chris en essayant de se relever.
« Restez tranquille, monsieur. » répond un autre homme, « je ne sais pas trop qui ils pourraient avoir attrapé, le type s’est écroulé mort juste après s’être battu avec vous. Sans doute un putain de drogué. Y’a que ça en ce moment. Allez, on y va, vous êtes avec lui mademoiselle ? ».
Marge fait un signe de la tête puis, à l’invite de l’infirmier, monte dans la voiture et claque la porte.

« Agents Malone et Goett, services fédéraux » annonce un homme chauve en costume sombre et la mine patibulaire au policier en tenue en train de délimiter la zone à l’aide d’un ruban jaune.
« Déjà ? Mais qu’est-ce que vous foutez là les gars ? Y’a pas eu de meurtre ni rien, c’est juste une agression. » réplique le policier d’un air soupçonneux.
« On vous a pas demandé votre avis mon gars, on est là et maintenant vous faites avec. Bougez votre cul avant qu’on en réfère à votre supérieur » dit tranquillement le deuxième homme, un blond à l’air pincé, plus mince et plus grand que le premier. Le policier regarde à droite et à gauche puis s’écarte en maugréant. Le chauve se penche sur le cadavre allongé face contre terre tout en enfilant une paire de gants en plastique bleu. Il l’examine, soulevant la veste déchirée, tâtant la poitrine, puis les jambes, puis remonte vers les bras. « Putain l’enfoiré. » murmure-t-il en retournant la main droite du corps. Le blond sort de sa veste un paquet de Dunhill dont il éjecte négligemment une cigarette qu’il allume à l’aide d’un briquet doré. Il prend une longue bouffée puis la recrache en faisant des ronds de fumée d’un air pensif.
« Il va falloir tout recommencer ».

Du LARP sur ARTE

044996-000-A_wochenendkrieger_17-1421171108656La chaine Franco-allemande ARTE a diffusé il y a quelques jours un reportage sur les pratiquants de jeu de rôle grandeur nature, ou LARP (pour Live Action RolePlaying game).

Le document présente notamment des joueurs allemands se réunissant tous les week-end pour organiser de grandes bataille (pour ceux qui connaissent la série Supernatural, un épisode se déroulait d’ailleurs pendant un LARP dont l’héroïne était jouée par Felicia Day, gameuse bien connue de par chez nous).

Le reportage est disponible pendant encore quelques jours sur ARTE+7.

Et pour ceux qui veulent le télécharger, il y a toujours Captvty.

 

Café-rôliste #19 – De l’écriture de scénario

Je suis avec Gauthier cette fois-ci et nous parlons, digressons surtout, de différentes manières d’écrire un scénario, du plus littéraire au plus abstrait.
Comme d’habitude, nous ne faisons qu’effleurer le sujet, mais si vous avez des idées ou si vous voulez que l’on approfondisse, n’hésitez pas à m’en parler dans le commentaires.

Ah oui, il y a pas mal de bruit en fond sonore, ce bière-rôliste ayant été enregistré dans un bar qui a eu la gentille idée de pousser le volume au moment où je lançais l’enregistrement.
J’ai fais de mon mieux pour que cela reste compréhensible.


Quelques liens :

Le musée de lhomme
Wastburg – droits dans leurs bottes
Lady blackbird
Abstract Dungeon
Place to go, people to be

Café-rôliste #18 – Les classes de personnages

Les dernières semaines ont été difficiles, pleine d’émotions et de tristesse, et je vous avoue que je n’avais pas vraiment le cœur à relancer les café-rôliste, ni à mettre à jour le site. Mais il faut aller de l’avant, et c’est ce que nous faisons avec ce premier numéro de 2015.

Dans cet épisode nous parlons des classes de personnages, aide à la création de perso et carcan dans son évolution, mais aussi des autres systèmes de jeu et de leurs différences. Nous abordons légèrement la notion de rôle tenu par un personnage dans une équipe, concept qui sera développé lors d’un prochain numéro.

Merci de votre compréhension et à bientôt.

On dit du bien de Café-rôliste

Et c’est Doc Dandy qui en parle sur son blog, les bons remèdes.

On peut dire que l’aventure Café-rôliste commencée il y a six mois a eu son petit succès.

Pour information, nous avons fait 17 numéros, avec différents interlocuteurs, pour une moyenne d’écoute de 150-200 personnes avec des pointes à 400 pour les plus anciens, ce qui est loin d’être négligeable à notre niveau. Evidemment certains on eu plus de succès que d’autres comme l’entretien avec Willy Favre, ou avec Sybille Marcheto pour la FFJDR mais dans l’ensemble on peut dire que cela fonctionne pas trop mal et j’en suis ravi. Je crois que le format court et l’ambiance détendue y sont pour beaucoup. Merci aussi à Kobal, de Radio-rôliste, sans qui je ne me serais pas lancé en solo 🙂

Et bien pour la peine on va continuer. Nous avons encore quelques sujets, que je crois intéressants, sous le coude et de nouveaux interlocuteurs qui nous rejoindront pour parler de leur passion. François et moi continueront à débattre de sujets rôlistiques, en comparant les pratiques et en donnant les conseils que nous appliquons déjà à nous-même.

Dans tous les cas merci à tous, merci pour vos petits mots, par les réseaux sociaux, ou les commentaires. N’hésitez pas à poser des questions et à participer, c’est, disons-le, assez open-bar.

Ah oui et surtout : Bonne année !

Que vos coups soient critiques, vos parties intenses et votre imaginaire sans limite.20Naturel