Artefya – Guide de la faune Artefyenne #2

La mécathurgie

Tout habitant sait se servir d’un objet mécathurgique dans ses fonctions de base. Tout le monde à appris à allumer un mécalux personnel en passant sa main devant le runerupteur, déclencher son four en alignant les signes mystiques ou mettre en marche son BotaMénage d’un geste du pied. La plupart du temps cela fonctionne bien mais parfois pas. Ou alors l’utilisateur essaye de lui faire faire quelque chose de non prévu ou encore se croyant plus malin ou compétent que son voisin essaye de modifier ou de réparer lui-même un objet. Évidemment, la technologie étant ce qu’elle est, le résultat est souvent catastrophique et parfois explosif. Pour pallier aux problèmes de la vie courante, une organisation existe : les mécatechs. En échange d’un abonnement, ils viennent chez vous une fois par mois pour vérifier les installations et recharger les machines autonomes et interviennent à la demande en cas de panne.
La plupart des quartiers sont reliés à la pile par des lignes mystiques constituées de runes inscrites sur le sol ou enfouies dans les rues permettant aux foyers de fonctionner. Ce n’est pas forcément le cas dans les quartiers éteints.

L’argent

Coupelle d'orQuoi de plus facile pour un mage que de créer de l’or ? Les Artefyens ont trouvé une solution au problème de la fausse monnaie : la certification.
La monnaie d’Artefya est une mesure spécifique de poudre d’or spécialement traitée et mise en bouteille.
Celles-ci sont graduées et les marchands disposent souvent de deux systèmes destinés à détecter les faux : une balance précise pour vérifier le poids de l’or et un réactif alchimique qui crépite lorsque l’or n’en est pas ou n’a pas été correctement enchanté.
L’or extrait des mines est raffiné par un procédé magique exclusif appelé Poudréfaction. La caste des Poudréfacteurs, qui ne rend de compte qu’au maire, garde jalousement le secret de ce procédé et traque les bavards sans pitié.

On peut définir quatre valeurs couramment utilisée :

  • La fioline, de très petite taille, contient l’équivalent d’1po.
  • La flaconnade, de la taille d’une potion, peut contenir une dizaine de fiolines.
  • La boutanche pourrait contenir l’équivalent d’une demi-bouteille de vin ou une centaine de fiolines.
  • La déciboutanche s’utilise lors de grosses transactions et contient près de 1000 fiolines.

Les poudréfacteurs ont leurs propres chasseurs spécialisés dans la recherche et l’élimination des traitres : les Tamiseurs.

Les aventuriers peuvent toujours faire certifier leur or à la banque (une fois réduit en poussière et enchanté convenablement) pour un coût d’à peine 20% de la valeur à convertir. Certains marchands acceptent aussi directement l’or non certifié mais ne rendent pas la monnaie.

Je connais un Alchiler dans le quartier éteint qui peut t’échanger ton or du dehors pour la moitié du prix.

Certains habitants sont spécialisés dans la récupération de poudre d’or tombée sur le sol, entre les pavés ou entre les lames du plancher d’une auberge, entre les murs ou carrément sous les chaussures. On les appelle les gratteurs. Ils proposent souvent leurs services en interpellant les habitants et s’entendent souvent répondre : « va te gratter ».

Les transports

  • Artefya est une très grande ville, en conséquence elle dispose de plusieurs moyens de transport, plus ou moins fiables.
    La marche à pied reste le sport le plus répandu. Lorsqu’on ne rentre pas dans les quartiers éteints, il s’agit encore de la possibilité la plus sûre. La criminalité réellement dangereuse reste faible et si les piétons ne font pas d’histoire, tout va pour le mieux.
  • Les cercles de téléportation. Il en existe de plusieurs tailles réparti dans toute la ville. La plupart desservent les places principales et les entrées. Il s’agit du moyen le plus rapide et le moins dangereux. Toutefois il est cher et tombe en désuétude face à la montée des solutions mécathurgiques. De plus, le système n’est quasiment plus entretenu et on a du mal à trouver des pilotes téléporteurs parmi les mages sortant de l’université.

C’est le système complet qui tombe en rade. Il reste encore quelques gros pôles qui fonctionnent, des zones commerciales importantes. Le reste ben c’est toutes les petites lignes qui ne sont plus entretenues. Alors parfois les téléportations se passent mal, les personnes disparaissent quelques minutes ou quelques heures avant de revenir, bloquées dans une dimension parallèle. Pour l’instant il n’y pas eu d’accidents d’importance mais qui sait ? J’ai entendu dire que tout un groupe de voyageurs s’étaient retrouvé dans les sous-sols d’Artefya, dans un très ancien cercle qui avait été désactivé depuis des années. Le pilote a mis plusieurs minutes pour réaligner ses runes et repartir, minutes pendant lesquels les voyageurs se sont retrouvés face à de drôle de monstres. Je vous dis qu’il y a des trucs vraiment louches dans les entrailles de la cité…

  • Les taxi-sauteurs utilisent une cabine de métal et de bois dans laquelle 2 personnes au maximum peuvent monter et s’arnacher. Un pilote chausse un appareillage compliqué puis enclenche la cabine sur son dos. Des leviers et manivelles permettent ensuite d’activer des pistons pour faire sauter la cabine de toit en toit. D’ailleurs les propriétaires des toits servant d’arrivée aux taxi-sauteurs sont souvent rémunérés pour préparer la piste du mieux possible. Cette solution n’est pas très chère et peu fiable mais permet d’aller n’importe où, tout en procurant un effet amusant garanti pour les adolescents.
  • Le catapulteur est la grande nouveauté d’Artefya. Des méquingénieurs ont mis au point de gigantesque boules de métal dans lesquelles peuvent prendre place jusqu’à 4 personnes. Le poids est rigoureusement ajusté au moyen de lest liquide coulant dans la structure. Les passagers sont ensuite envoyés dans un canon pneumatique qui les projette au-dessus de la ville vers des trous récupérateurs d’où ils peuvent émerger via une trappe. Cette solution est en cours de test et peu de destinations sont disponibles actuellement.

Une boule géante catapultée au-dessus de la ville ? C’est pas un tout petit peu très dangereux ? Y’a que moi que ça choque ?

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