Scène source – Conseil d’ami

Un petit texte écrit par mes soins et me servant de scène source pour la première échéance du cours Florent.


Conseil d'amiT’es entouré de gens stupides, d’animaux qui se sentent le cul et qui rient fort à des blagues de merde, qui n’ont aucun sens.
Des gens qui ne pensent pas aux conséquences.
Lâche toi, ne réfléchis pas, baise, rit, bois, fais n’importe quoi, tout le monde s’en fout.

Tu penses trop, t’es pas comme les autres, amuse toi, y’a pas de mal.
Laisse parler ton intuition, pas de réflexion, vis maintenant.

Tu veux te taper des filles ?
Alors arrête de te prendre la tête, porte ton masque et fais semblant.

C’est facile : les mêmes phrases, dans le même ordre.
Un compliment, un peu de culture, tu la touches mais c’est parce que t’es tactile, t’as pas fait exprès. Tu parles un peu mais pas trop, du mystère, laisse la parler, raconter sa vie de merde, ses expériences de merde, son métier de merde.

Rebondis, dis-lui que c’est intéressant, souris, l’œil qui pétille : « ah oui ? C’est bien ça ! ». Un trait d’humour, mais ne te moques pas, tout est dosage.

Et là, tu l’emballes.

Un coup de bite pathétique, la tristesse et le dégoût, mais ce n’est pas grave, c’est ce que vous vouliez. C’est naze mais t’es fier, tu vas pouvoir te la raconter devant tes potes, les rendre envieux. T’as marqué un point, tu augmentes ton score !

Mais toi t’es vide. Tu veux autre chose. Une connexion. Un regard. Une attention. Une envie. De l’amour ?

Faut pas trop rêver mon gars, t’as baisé.
C’est déjà une victoire non ? Non ? Ce n’est pas ce que les autres font ? Ce n’est pas ce dont ils se contentent ? Eux, ça leur fait plaisir et toi tu te demandes pourquoi ça ne te suffit pas. Pourquoi t’as constamment cette envie de gerber, pourquoi tu te sens tellement en décalage. Pourquoi tu n’es pas un animal.

T’es entouré d’animaux mecs, de gens qui s’agitent dans la fange pour oublier qu’ils n’ont pas de but, et qu’ils sont seuls.

Et toi aussi.

***

C’est bon ? Tu as fini ton discours ?
C’est ça tes conseils ?

Tu transpires la peur et la tristesse.
Tu es un mort-vivant, évoluant avec d’autres mort-vivants.
Tu me parles de masque, alors que tu ne peux plus enlever le tien.
Tu accumules la chair comme d’autres l’argent, avec mépris et cynisme.

Tu ne respectes rien, ni les autres, ni toi-même. Tu ne me dégoutes pas, tu me fais pitié.

Et lorsque tu as fini, lorsque tu sors d’une de tes orgies, repus et fatigué, les yeux rougis.

Tu es heureux ?

8 Responses to “Scène source – Conseil d’ami”

  1. Goulven dit :

    Je suis donc une des deux sources d’inspiration qui t’ont permis de te défouler de ton trop plein de frustration , merci de me l’apprendre .

    Belle image de moi que tu me renvoies, vraiment très agréable à lire. Un vrai bonheur d’être décrit comme un beau connard misogyne.

    Tu te trompes sur l’essentiel Yannick .

    C’est ta vie qui est misérable, tu en étales la frustration qui en découle suffisamment régulièrement en soirée ou sur la toile.

    Prétendre ainsi comprendre ce que nous sommes et ce que nous vivons (tout en étant complètement à côté de la plaque) est aussi stupide que présomptueux.

    Me jeter ainsi ton petit texte à la gueule en me remerciant pour te l’avoir inspiré est pire qu’insultant c’est tout bonnement humiliant.

    Évidemment, tu ne l’as pas fait exprès puisque tu ne réalises même pas la portée de tes mots.

    Non c’est juste de la stupidité dans sa plus simple expression.
    Tu n’es pas à même de comprendre que tu puisses m’avoir blessé.

    Tu te caches derrière un paravent artistique en te glorifiant de ta prose, tout fier de ta punch line.

    Mais au final, la seule vérité qui en ressort est ton absence d’empathie. L’autre, tu t’en fous.

    Rejoins donc les rangs serrés des petits prétentieux qui s’octroient le pouvoir de juger durement ceux qu’ils jalousent.

    Nous n’avons plus rien à nous dire.

  2. Go@t dit :

    Allez, parlons peu, parlons bien. Note bien que tout ce que je t’écris doit être lu avec un ton las et résigné. Je ne suis même pas énervé ou amer. Juste fatigué.

    Quand je te disais que je ne voyais pas en quoi je pouvais t’inspirer ça, j’aurais du préciser. Là je retrouve ton prototexte débile et mal branlé. Sauf que tu as volé tout ce que je t’avais dit le soir où je t’avais invité à boire quelques bières pour te vider un peu la tête. Et tu as collé mes expressions et mes idées sur ton sandwich à la merde. C’est beau comme du plagiat.

    Merci de ne plus utiliser mes mots pour justifier tes pensées. Parce que là je me sens sale comme un gamin de 16 ans qui vient de tourner un bukkake pour se payer sa dose de crack. Les arguments qui sous-tendent ton texte sont juste diamétralement opposés à ma conception de la vie et du sexe. Tu aurais foutu mes mots sur un texte faisant l’apologie de soral que je me sentirais pas moins bien.

    Donc je te demande gentiment de retirer ton texte. Que tu plastronnes devant tes copines du cours Florent en prétendant être le papa de ce texte, je m’en fous. Mais j’hallucine que tu foutes ça sur le net. C’est facile de remercier des gens « pour l’inspi » en leur volant leurs mots et en les plaquant artificiellement sur ses opinions.

    « Faut pas le prendre mal les gars, c’est un texte de fiction inspiré de. Rien de grave. »
    « Que tu y projettes ce que tu a envie d’y voir est ton problème. Je suis absolument désolé si tu as été blessé, mais je n’y peux rien. »
    Tu peux te draper dans ta dignité et tenter de faire croire au monde que c’était « pour rire » ou « de l’humour » ou du « second degré », tu ne trompes personne. Tu peux tenter un rire gêné et nerveux, tu viens juste de nous cracher à la gueule.

    « Tu n’es PAS ce personnage, je ne le suis pas non plus, personne ne l’est. »
    Tu y crois vraiment à ce que tu dis ? Tu ES les deux personnages, Yannick. Le premier c’est ce que tu aimerais pouvoir dire en fin de soirée quand tu rentres chez toi tout seul et que tu es dég de ne pas avoir « scoré ». Le second c’est toi quand tu réfléchis un peu plus posément à la question. Deux facettes de toi. Arrête de faire semblant. Tu portes mal la combinaison de macho : on sent que l’étiquette te gratte (Copyright : le Klub des Loosers).

    « Je ne sais pas pourquoi vous le prenez mal, c’est un texte de fiction, pas une opinion. Il m’a été inspiré par nos discussions, ça ne veut pas dire que je vous accuse de le penser ni que je juge ce comportement. A vrai dire, je m’en fous. »
    Ouaip, c’est un peu ton problème. Tu ne comprends pas et tu t’en fous. En fait, ça va plus loin : tu ne te poses même pas la question, tu éructes ton texte de merde comme un apprenti rappeur qui pique les punchlines de la fouine ou de booba et s’étonne de se faire ridiculiser par ses copains dans la cour du collège.

    Résumons :

    Tu as une attitude d’ado depuis des mois : tu es frustré sexuellement et sentimentalement et tu tentes de gérer ça par une mise en accusation du monde plutôt qu’une remise en cause personnelle. On est tous passés par là, honnêtement. Mais y a 15 ou 20 ans. Tu peux te gargariser de « changer » en faisant tes méthodes de rangement àbaldeu™, tu restes un putain d’ado qui crache son mal-être à la gueule de sa Facebooksphère. C’est triste.

    Traîne donc avec des gens qui se complaisent dans leur mal-être comme des ados goths si tu as envie de stagner. Moi je m’en lave les mains. J’ai essayé de t’aider. Pour avoir ce genre de remerciements. C’est usant.

    Il serait temps de grandir un peu, Monsieur Polchetti. Vraiment.

  3. Black Pharaoh dit :

    Je passais juste pour voir ce que tu devenais Yannick, et je tombe sur ça…

    Euh… comment dire? C’est un petit peu gênant… est-ce pertinent de le laisser?

    • Orlanth dit :

      Bonjour à toi,

      C’est gentil de passer voir ce que je devenais mais ne sachant pas qui tu es, je ne peux te rendre la pareille. :/
      Quant aux messages auxquels tu fais référence, ce sont des réponses à un de mes articles.
      Qu’ils soient génants ou tristes, ce sont des réactions que je ne souhaite pas censurer.

      • Black Pharaoh dit :

        « ne sachant pas qui tu es.. »

        Personne d’important 😉

        Juste quelqu’un à qui, tes critiques de jeu (notamment sur radio rôliste: hellywood, star wars, etc) et ton café rôliste (notamment tes conversations avec François), manquent.

        Allez « reviens dans la secte », arrête ta pause JdR… fais pas le con! 😛

        J’espère que tu vas bien et te souhaite de bonnes fêtes de fin d’année.

        Puisses-tu te réconcilier avec ton ami (la vie est courte).

        Bonne continuation.

        Pernic

  4. A. Nonym dit :

    Je passe ici de temps en temps voir s’il y a du nouveau et une vie après le JDR.

    J’avais pris ces commentaires pour des répliques !
    Je plussoie Pernic et j’ajoute que laisser ces commentaires relève du masochisme : ta supposée frustration sexuelle et intellectuelle ne regarde pas tout le monde.

    Maintenant que l’été est passé, j’aimerais bien savoir s’il est facile d’occuper les minutes de cerveau disponible d’un ancien rôliste.

    • Orlanth dit :

      Je comprends votre point de vue, mais du mien deux personnes ont décidé de répondre publiquement à un texte que j’ai écris, je ne vois pas pourquoi je devrais l’enlever.
      D’autant plus que ça m’amuse plus que ça ne me gêne.

      Pour la suite de mes aventures, je vais probablement écrire quelques articles bientôt sur ce que je fais en ce moment.
      J’ai juste pas beaucoup de temps :/

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