P2V Windows, double boot avec Mint

Il y a quelques semaines je suis passé sous Linux Mint pour ma machine principale et j’en suis vraiment très content.

Il y a encore deux choses pour lesquelles je dois conserver un Windows quelque part, c’est l’accès à iTunes pour récupérer mes photos et gérer ma bibliothèque musicale (c’est juste impossible ou presque de le faire sous Linux, à cause d’Apple hein), et aussi pour la plupart des jeux.

Pour ce dernier point je me débrouillais avec Wine et PlayOnLinux, mais les performances sont quand même moins bonnes et tous les jeux ne sont pas compatibles. Guildwars 2 et Path of Exile fonctionnent globalement correctement, mais dès que je veux pousser un truc un peu plus récent ou gourmand, ça devient rapidement galère.

Pour régler le problème d’iTunes j’avais monté une machine virtuelle Win 10 qui me donnait entière satisfaction. Pour les jeux, j’avais fait une croix dessus, mais j’ai pas réussi à tenir plus de quelques semaines.

C’est pourquoi je me suis dit que j’allais finalement me faire un double boot. Mais comme j’avais déjà fait le travail avec la VM, et que j’aime la difficulté, je me suis dit que j’allais utiliser ma VM et la transformer en physique.


Préparation

Il va y avoir des conversions de fichiers. Vérifiez que vous disposez d’assez d’espace disque pour entreposer tout ça. Vous pourrez les effacer par la suite.

Déterminez où vous voulez installer votre Windows 10. Soit sur un disque interne séparé, soit une partition sur votre disque principal. Pour ma part, après avoir testé avec un disque dur USB externe (ça marche ! Mais c’est lent. Mais ça marche !)  j’ai pris la deuxième solution.

Enfin, je fonctionne en UEFI, le Mint comme le Windows.

VM -> Raw

La première étape est de transformer le disque virtuel en Raw.

Ouvrez une ligne de commande et tapez :

$ VBoxManage clonehd <disqueWin10>.vdi <disqueWin10>.raw --format RAW

Application l’image Raw sur le disque

J’utilise la commande dd. Toujours dans la ligne de commande :

$ dd if=<disqueWin10>.raw of=<Disque destination> bs=8M

<Disque destination> est normalement sous la forme /dev/sdX avec X = b, c, d en fonction du nombre de disques déjà présent. A vous de voir pour trouver le bon disque (par exemple avec fdisk -l).

Ne vous trompez pas, cette commande supprime l’intégralité du disque de destination !

Ça peut prendre un certain temps, allez vous faire un café, ou un thé c’est le moment.

Lorsque vous récupérez la main, vous avez un disque avec toutes les partitions identiques à ce que vous aviez en virtuel.

Vous pouvez tester que le disque démarre bien en redémarrant votre machine et en changeant l’ordre de boot. Choisissez le disque Win10. Si ça boote, vous êtes bien 🙂

Profitez-en pour installer toutes les mises à jour que Windows ne manquera pas de télécharger. Normalement il fait tout, tout seul, mais sinon installez les drivers manquants manuellement, à commencer par le réseau et la carte graphique.

Modifier Grub2

J’ai pas mal galéré pour ça mais j’ai finalement trouvé la solution pour démarrer directement depuis Grub2 plutôt que depuis le bios/UEFI.

Ouvrez le fichier /etc/grub.d/40_custom puis ajoutez les lignes suivantes :

menuentry "Windows (UEFI)" {
search --set=root --file /EFI/Microsoft/Boot/bootmgfw.efi
chainloader /EFI/Microsoft/Boot/bootmgfw.efi
}

Enfin updatez grub :

$ sudo update-grub

Redémarrez, testez, tout ça, normalement ça fonctionne !

Taille de partition

Normalement, la partition de votre Windows 10 a la même taille que ce qu’elle avait dans la VM. Pour l’étendre, utilisez GParted et redimensionnez comme vous le souhaitez.

[Linux Mint] Accéder aux partages réseau Windows/Samba

Je suis passé il y quelques semaines sous Linux Mint sur ma machine principale, oui celle-là même où je joue normalement. Comme toute migration, il y a encore des petites choses à polir, des machins qu’on faisait facilement avant, et qui ne sont pas à la même place maintenant.


J’ai un NAS Synology sur lequel je mets mes photos de vacances et auquel j’avais l’habitude d’accéder via un simple partage de fichiers. Autant c’est parfaitement transparent sous Windows, autant sous Linux il faut soit monter en dur les partages distants via sshfs dans le fstab, soit utiliser l’interface graphique et l’explorateur de fichier (Nemo par défaut sous Mint) pour y accéder.

Avec Nemo, la syntaxe smb://<user>@<machine>/<répertoire> fonctionne bien mais a tout de même deux inconvénients:

  1. Au redémarrage, il faut remonter les partages
  2. La plupart des applications ne sont pas capables d’accéder directement au partage. Par exemple, glisser-déposer une pièce jointe dans un mail Thunderbird depuis l’explorateur de fichier ne fonctionne pas.

Pour le 1. j’utilise l’application Gigolo qui permet de monter tout ce qu’on veut au démarrage. C’est très simple d’utilisation.

Pour le point 2. le backend Gnome Virtual File System (GVFS pour les intimes) qui se charge en arrière-plan de monter à la volée les partages distants dispose d’un fallback pas virtuel du tout dans le système de fichier global.

Pour accéder à ses partage il suffit d’aller dans /run/user/1000/gvfs/

Ok, les noms sont un peu chiants, mais on s’y retrouve, et toutes les applications peuvent y accéder sans problèmes.
Pour aller encore plus vite, je me suis fait un petit lien sur le bureau avec la commande :

$ ln -s /run/user/1000/gvfs Athena

Et maintenant tout roule !

Je vends des trucs !

Depuis quelques années, je suis en phase de dégraissage, je vends, donne ou jette le maximum de choses. Mon but, avoir le moins d’objets possible et uniquement ce dont j’ai besoin.

En conséquence, j’ouvre cette page, qui sera amenée à être modifiée régulièrement en fonction de ce que j’ajouterai ou vendrai.

Je peux donner en mains propres sur Paris, ou envoyer via Mondial relay au besoin.

Je mets pas de photos pour pas alourdir l’article, mais n’hésitez pas à demander.

Pour me contacter : Mail


Informatique

SSD 240Go (neuf) : 50€
SSD 256 Go (neuf) : 55€ => les deux SSD pour 100€

Disque dur externe 1To, 2.5 pouces : 60€

Deux Raspberry Pi 2 : 25€

Téléphonie

iPhone 6s 64Go (neuf) : 450€

Jeux de rôle

Les prix sont négociables si vous en prenez plusieurs (dans une certaine limite hein 🙂 )

Mage

(Anglais, état bon, coins légèrement usés)

The book of madness 15€
Technocracy : NWO 15€
Ascension’s right hand 15€
Hidden lore (légère trace brune sur la tranche) 15€
Horizon : the stronghold of hope (légère trace brune sur la tranche) 15€
Book of craft 15€
The book of Worlds 15€
Axis mundi : The book of spirit 20€
Hall of the arcanum 15€
Akashic brotherhood (état moyen, usé) 10€ => en cadeau avec deux autres bouquins

Fading sun

Livre de règles (Anglais, état intérieur très bon mais coins légèrement usé, une trace de coin corné sur la couverture) : 20€
Byzantium secundus (Anglais, état moyen, coins usés) : 10€

Dying earth

Livre de règle (état intérieur bon mais un coup sur la tranche en haut et des traces brunes à l’intérieur, remarque ça fait classe 🙂 ) : 20€

Loup-garou, l’apocalypse

Livre de règle 1ère édition, avec la couverture percée d’un coup de griffe (bon état, coins très légèrement usés) 25€
Livre de règle 3ème édition (très bon état) 25€ (Réservé Fabrice Brabon)
Rite de passage (état bon, coins usés) 15€
La voie des loups (état bon, coins usés, dos griffés) 15€
Le livre du ver (état bon, coins usés) 15€
Rage across New York (Anglais, état bon, coins usés) 15€
Rage across the Amazon (Anglais, état bon, coins usés) 15€
Werewolf storyteller screen (Anglais, état bon, coins usés) 10€ => en cadeau avec deux autres bouquins

Blackdog

Rares !

Destiny’s price (Anglais, usé)  30€
Freak legion (Anglais, usé) 30€

Star wars (d20)

Anglais, état intérieur neuf, couverture et coins légèrement usés

Le lot pour 60€

Revised core rulebook 30€
Galactic campaign guide 25€
Power of the jedi sourcebook (état neuf) 25€

Légende des 5 anneaux

Très bon état

Livre de règle, 2ème édition 25€
La voie de l’Outremonde 15€
La voie de la Grue 15€
La voie du Nezumi 15€
Le moindre mal 5€ => en cadeau avec un autre bouquin (Réservé Fabrice Brabon)

 

Vendus

Mousquetaires de l’ombre

Livre de règle (état bon): 10€ (Réservé Farid Ben Salem)

FuturDk

FuturdKIl y a moultes années j’ai travaillé à la refonte du système de jeu multivers dK, lui-même tiré de Lanfeust Jdr imaginé par Eric Nieudan. Cette refonte appelée dk2 (vla l’originalité) était une boite à outil très complète fruit du travail de trois auteurs, LG, Islaire et moi-même. Dans ce genre de cas, nous sommes forcément amené à faire des compromis, et le résultat, pour en être complètement jouable n’est pas complètement la vision d’un auteur.
En parallèle, pour tester certains mécanismes, et pour appliquer mes propres idées de game-design j’ai écrit ma propre version des règles : le FuturdK.
Initialement, je voulais utiliser ce système pour jouer à Shadowrun, n’ayant jamais apprécié la lourdeur de ses règles. J’ai fait jouer une campagne de Shadow mémorable, pleine de bruit, de fureur, de sang, de morts et de trahison et j’avoue vouer un véritable culte à ce jeu, encore aujourd’hui.
le FuturdK a été publié en OGL (en gros, faites en ce que vous voulez, mais mentionnez-moi), initialement sur le site du Gob’zink, un collectif d’auteur mais il semble ne plus être disponible au téléchargement.

A l’occasion de la (re)sortie du dk2 en pdf chez BBE, j’en profite pour remettre tout ce que j’avais fait en ligne, et je copie-colle l’article que j’avais fait à l’époque.


  • Le FuturdK c’est quoi ?
    Bonne question très cher. Très simplement, c’est l’adaptation du Dk2 à ma propre vision à moi que j’ai. Le dK2 se voulait un consensus. Mais en tant que boite à outils ultime elle peut/et doit être modifiée pour correspondre à l’utilisation de chaque Mj.
    Un certain nombre de choix conceptuels fort ont été faits et l’ensemble à été écrits dans une optique de jeu plus rapide, plus violente, moins héroïque (quoique) et très action.
  • Choix conceptuels ? Tu te la pètes ou bien ?
    Mais non. Un choix conceptuel c’est quand, pour un même problème, deux personnes ont deux solutions différentes. Par exemple, un thème qui doit te parler : le combat, hein mon petit bourrin adoré. Et bien saches qu’en FdK tout le monde peut manier toutes les armes. Il suffit d’avoir les compétences. D’ailleurs le FdK est en tout compétence.
    Le système de combat à distance et d’armes à feu par exemple est détaillé et fourmille de petites astuces et de possibilité.
  • Mais c’est tout figé en fait !
    Et bien même pas ! Malgré cette conversion, il est parfaitement possible de modifier, encore!, les règles, pour ton plus grand bonheur. Et c’est vraiment très simple, je donne même quelques, petites, explications à la fin du livre.
  • Y’a quoi dedans ?
    Le livre est divisé en plusieurs parties. Le cœur tout d’abord qui contient les règles de base, de la création de personnages aux règles sur le social, le combat, l’expérience et tutti quanti. Tu peux parfaitement jouer uniquement avec le coeur, d’ailleurs il est fait pour ça. Besoin de rien. Non, pas envie de toi, je te rassure petit coquin. En plus, tout est expliqué dedans, même les Krâsses !
    Ensuite, les modules. Chaque module contient des règles spécifiques sur un sujet précis comme l’usage des drogues (tu crois que je t’ai pas vu?), les poursuites, la folie, la survie etc. Lorsque tu souhaiteras adapter ton propre univers (ou films, ou bd, ou livre – mais si tu sais, c’est comme des bds mais sans images), tu choisiras de prendre tel ou tel module pour coller à l’ambiance.
    De plus, chaque module se termine par une page contenant toutes les tables. C’est très utile pour se retrouver rapidement ou pour se fabriquer un zouli écran avec ses mimines.
    Enfin, une feuille de personnage spécifique. Oui j’aime bien avoir plein de feuilles, on a l’impression d’avoir un perso balaise avec ça.
  • On peut jouer quoi avec ?
    Mais tout ! Absolument tout ! Bon je t’avoue que pour l’instant, le FuturdK s’adresse plutôt aux univers contemporain et futuriste (d’où le titre petit malin). Mais rien n’empêche de jouer en fantastique, en med-fan, en préhistorique, en ouesterne ou en space op hein. Bon ok, y’a pas encore de module sur la Magie ou les vaisseaux spatiaux. Mais pour peu que tu ramènes des copains pour me le demander à plusieurs ou que tu te sortes les doigts pour le faire toi-même et le mettre en ligne pour tout le monde, ça devrait être bon.
  • Ça doit être hyper cher non ?
    Ah ah ah. C’est la crise n’est-ce pas ? Chacun la combat comme il peut et moi je la combat par la gratuité. Oui, tu as bien lu. Il n’est pas illégal de télécharger le FuturdK ! C’est même conseillé/demandé/supplié…hem !
    Et oui, gratuit c’est pas cher.
    Alors ? Heureux ?
  • Y’en à d’autres des qui se la racontent comme toi ?
    Beaucoup de membres du forum John doe font leur propre sauce. Toutefois l’un deux, le sieur Islaire, à été encore plus loin, encore plus haut, encore plus fort et propose, lui aussi, une totale conversion du dK2 : Le Divin Système. Presque aussi bien que le FuturdK, c’est dire.
  • Et on le trouve où ton machin ?

Téléchargement ici

FuturdK

 

 

iPhone en mode modem et route par défaut

Depuis quelques mois déjà, j’ai un abonnement téléphonique free avec un montant de data illimité. Je m’en sers régulièrement pour travailler hors de chez moi, regarder des vidéos Youtube et autres utilisations classiques nomades. Le confort de l’illimité est particulièrement appréciable et la 4G fonctionne excellemment bien dans les différents endroits que je fréquente. A tel point que cette connexion est meilleure que ma connexion ADSL classique, avec un débit en téléchargement de 2 à 3Mo/s en moyenne pour la 4G contre un maigre 600Ko/s pour l’ADSL.

J’ai donc décidé de me servir du téléphone comme modem quasi permanent. Le problème c’est que lorsque je me sers du téléphone pour accéder au net, je dois déconnecter l’interface réseau classique, ce qui me prive de l’accès à mon NAS notamment.

La solution c’est, lorsque le téléphone est branché, de supprimer la route par défaut de ma connexion classique. L’interface LAN reste alors disponible, et l’interface Internet bénéficie de la rapidité de la 4G.

Malheureusement, changer les routes manuellement est plutôt fastidieux alors j’ai décidé de me faire un petit script pour gérer ça à la volée.

Mon ordinateur principal est sous Linux Mint 18 (je parlerai de ma migration dans un autre article en été probablement).

M’inspirant de l’article suivant (https://lehollandaisvolant.net/?d=2017/06/10/23/37/39-linux-changer-de-sortie-audio-en-un-clic), j’ai composé le script suivant :

#!/bin/sh

CHOIX=$(zenity --list \
--column="Id" --column="Route" \
--hide-column=1 \
--hide-header \
1 "Passer par l'iPhone" \
2 "iPhone débranché");

if [ $CHOIX -eq 1 ]; then

gksudo route delete default gw 192.168.1.254;

elif [ $CHOIX -eq 2 ]; then

gksudo route add default gw 192.168.1.254;

fi

A coller dans un fichier quelconque, qu’on rendra exécutable (chmod +x <nomdufichier>). Ensuite j’ai créé un lanceur d’application, puis j’ai déplacé le lanceur dans la barre des tâches et hop, terminé.

Maintenant quand je le souhaite, je clique sur l’icône du programme, je choisis mon action, je mets mon mot de passe, et il me change la route.

J’ai bien conscience qu’il est sans doute possible d’automatiser encore plus cette action, que ça fait un peu verrue, mais ça m’amusait et le résultat me convient, alors si ça peut servir à quelqu’un, c’est toujours ça.

Cours Florent – Première échéance part2

Désolé de reprendre l’écriture de ces articles aussi tard, j’ai récemment eu pas mal de changement dans ma vie personnelle autant que dans ma vie professionnelle, et je n’ai pas pu continuer cette série. Je reprends maintenant, en espérant pouvoir au moins écrire les articles de toute la première année et les diffuser dans les prochains jours.


En ce début d’année, les cours sont principalement axés sur les exercices et les « jeux ». Ils nous permettent de comprendre de manière ludique un certain nombre de notions fondamentales comme l’adresse (comme lorsqu’on s’adresse à quelqu’un), la manipulation de l’énergie (un truc un peu indistinct au début mais qu’on ressent de plus en plus au fur et à mesure de l’apprentissage, comment on arrive avec une certaine énergie sur scène, comme on la reçoit et comment on la renvoie vers ses partenaires, comment on remonte une energie qui se dissipe et comment éviter de la perdre), mais aussi la respiration, la concentration, la tenue et des tas d’autres choses dont je ne soupçonnais même pas l’existence.

Parallèlement à ces exos, on travaille chacun une scène en plus. Etant arrivé avec un mois de retard, je n’ai eu que très peu de temps pour me préparer. Pour cette échéance, l’ensemble des élèves devait travailler un assemblage tiré de la pièce « Elvire Jouvet 40« . Cette pièce montre une série de cours de Théatre de Louis Jouvet où il apprend à une jeune comédienne comment jouer le personnage d’Elvire dans Dom Juan. Une pièce sur un cours de Théâtre, j’aime bien l’aspect meta.

On commençait plutôt simplement, chacun devait jouer soit Jouvet, soit Claudia (l’actrice jouant Elvire) et dire quelques phrases avant de laisser la place à quelqu’un d’autre.

« Ok, maintenant tu fais de la boxe. Fais de la bose je te dis, là tu ne fais pas de la boxe, tu fais semblant. Bon maintenant tu fais ton texte, allez ! »

J’ai eu un mal de chien à apprendre ces quelques lignes. Entre mon propre texte qui ne voulait pas rentrer et les quelques lignes de Jouvet que je n’arrivais à fixer, ajouté au stress d’un premier examen, je n’en menais pas large.

Mon professeur nous donnait des astuces, que j’utilise encore aujourd’hui. L’une d’entre consiste à être dans un état de difficulté physique. Aussi bien pour l’apprentissage que pour le délivrer sur scène. Je l’explique ainsi : nous avons une sorte de résistance mentale, une pudeur, qui nous empêche d’être serein, tranquille, libre. La difficulté physique permet d’abaisser cette barrière en focalisant l’attention ailleurs que sur la délivrance du texte. Par exemple, faire de la boxe m’obligeait à me concentrer sur mes mouvements, et dire le texte venait plus naturellement. De la même manière l’apprentissage est plus facile (pour moi) si je pratique une activité physique en même temps, un jogging par exemple, ou me mettre en chaise contre un mur. Sans doute une histoire d’oxygénation du cerveau.

Quelques jours après est venue l’échéance, un peu brutalement, et avec sans doute beaucoup trop peu de préparation en ce qui me concerne.

Le Jouvet est pour moi un échec cuisant, je me trompe dans mon texte alors qu’il est si court, et même avec l’autorisation du professeur de me munir de mon texte à la main, cela reste bringuebalant.

Le texte personnel est lui un poil mieux, très envoyé, très crié surtout, je suis resté dans le personnage, ce qui est déjà ça. C’est bien mais pas top. Un début.

C’est en voyant les autres que je m’aperçois d’où je pars. De loin, de très loin. Certains ont déjà plusieurs années de théatre amateur derrière eux, d’autres ont l’air plus à l’aise et même si tous le monde flippe un peu, ça se passe bien.

« Le théâtre n’est pas un endroit où régler ses problèmes, ce n’est pas le salon d’un psy »

C’est aussi à ce moment que je commence à parler avec les gens, à en apprécier certains, à rester indifférent à d’autres. Et puis les textes de chacun aussi. Il y a des chansons, des trucs barrés comme des expériences d’usage de drogue ou un texte enlevé sur la sexualité dit par une fille qui ne donne absolument pas l’air d’y toucher, mais aussi un gars qui vient de parler des difficultés sociales qu’il a pu ressentir à cause de sa main atrophié (étant moi-même touché par un problème à la main, je n’ai pu qu’être touché par ce texte), et bien d’autres choses. C’est marrant de voir comme à chaque fois qu’on laisse la possibilité à un acteur de jouer un texte choisi par lui, on tombe à chaque fois sur des trucs très perso, on a envie de s’exprimer, de dire ce qu’on est, ce qu’on ressent, ce qui nous travaille et nous empêche parfois d’avancer. Pas tous le temps non, mais souvent. Un truc de psy, et quoi qu’en dise mon prof, même si on est pas chez le psy, le théâtre permet de s’exprimer de manière très personnelle sans être jugé, on peut finalement être soi-même alors qu’on est quelqu’un d’autre sur scène.

Une histoire presque banale

En faisant le ménage dans mes fichiers, j’ai retrouvé un vieux scénar que j’avais écrits pour Cops au début de sa parution.

J’ai une affection particulière pour celui-ci car j’avais eu d’excellentes critiques et que c’est à cette époque que je suis rentré un peu dans le milieu du jeu de rôle et que j’ai rencontré tous les gens formidables qui sont devenues mes amis depuis.

Évidemment avec le recul, je le réécrirais un peu autrement, je raccourcirais des passages ou j’allègerais des formules, mais c’est encore parfaitement lisible.

Au cas où vous auriez envie d’un peu de nostalgie, vous pouvez trouver le scénario ici

Une histoire presque banale

On y parle Vaudou, perte d’êtres chers et vengeance mystique dans un contexte de guerre de gang.

 

Carte blanche – troisième échéance 2017

Pour la prochaine échéance, comme qui dirait le prochain examen de théâtre, nous avons carte blanche. On fait ce qu’on veut, en terme de mise en scène, d’écriture ou de jeu. On peut faire des chansons, de la danse, du non-verbal, n’importe quoi qui nous fait plaisir en 5 minutes maximum. On ne le travaille pas directement avec le prof, pour lui aussi c’est une surprise. C’est donc à nous de travailler ensemble, de se donner mutuellement des conseils, de mettre en scène ou de se faire mettre en scène. Un travail collectif qui permet aussi de créer des groupes, de la cohésion et d’apprendre à mieux nous connaitre entre nous. 

Après avoir hésité à présenter un sketch, dont je n’arrivais pas à trouver le personnage alors que c’est ma propre écriture, un comble tout de même, j’ai finalement décidé de montrer quelque chose de plus personnel, moins léger et sans doute plus nécessaire.

Le texte suivant est né de la fusion de plusieurs prises de notes, tout au long de cette année, des choses à dire, jamais dites et pourtant si importantes. 

Je n’ai pas de titre définitif, pour l’instant ça s’appelle « Elle(s) »


Idée de mise en scène

Assis seul devant une petite table, un peu avachi, un sourire goguenard sur le visage, il attend. Rien pendant un long moment. Le sourrie s’efface lentement. 

Ça fait une heure et demi que je regarde mon téléphone en attendant un message de ta part. J’attends, je t’attends, un signe, un espoir, une suite. La communication est coupée, suspendue, à tes doigts, à ta volonté. Je me pose des questions. Tu joues avec moi, avec mon cerveau, qui part en roue libre. Où est-ce que tu es ? Qu’est-ce que tu fais ? Pourquoi tu me fais mal ?

Je t’aime putain, je t’aime. Je t’aime, je te le crie, je te l’écris, je te le dis, je te le redis, je te le raconte, et tu m’abandonne. Cet écran vide me blesse, m’abaisse, me rabaisse, m’empêche. J’ai peur. J’ai peur que tu ne sois plus là, que tu sois ailleurs (avec quelqu’un d’autre ?), à faire autre chose. Réponds-moi. Merde. Qu’est-ce que je t’ai fait ? Pourquoi tu me fais ça ? Qu’est-ce que je suis pour toi ?

Une femme apparait, de dos, on ne voit pas son visage. Elle regarde le protagoniste, les mains jointes devant elle, sans bouger.

Tu me laisses en galère au bord de la falaise. Tu me tenais la main et tu m’as lâché. Dans un instant je vais tomber, je vais basculer, je pars en chute libre, une chute longue, interminable, douloureuse. Mortelle.

Je t’en supplie, fais sonner ce téléphone. Je veux une vibration, une notification, une lumière qui clignote. Est-ce que j’ai du réseau ? La lumière baisse légèrement. Si ça se trouve j’ai pas de réseau ! Si ça se trouve, j’ai plus de réseau ! Je suis déconnecté, coupé du monde, je suis tout seul, comme ça, d’un coup. J’ai beau crier, j’ai beau tomber il n’y a personne, il n’y a plus personne. Je tape à la fenêtre, on ne m’entend pas, la vie continue, sans moi.

Si ça se trouve c’est toi qui n’a pas de réseau. Ou alors plus de batterie. Mais oui c’est ça ! Tu n’as plus de batterie ! L’électricité s’est dissipée et tu cherches désespérément à la retrouver, tu cherches une prise. Tu cherches partout, tu supplie pour quelques volts et ampères, tu mendie du jus.

En imitant une femme qui cherche. La silhouette féminine fait les mêmes mouvements.

« S’il vous plait je peux me brancher quelques minutes ? C’est pour répondre à mon copain, il attend une réponse, il a demandé quelque chose d’important, il a dit qu’il m’aimait, il a demandé si je l’aimais mais »

Mais-mais-mais quoi ? Quoi mais ? Il y’a toujours des mais, un tas de mais, des petits mais, des gros mais, des mais à moi et des mais à toi. Des mais à toi. Sans doute autant que moi. On n’est pas aligné. On n’est pas aligné parce qu’on peut pas être aligné, trop de mais. Qu’est-ce que les gens diraient ?

Un temps

Tu sais pourquoi je fais ça ? Non ? Tu sais pas ? Parce que t’es pas celle que je pensais. T’es pas la déesse de feu que pensais, celle que je mettais sur un piédestal, celle que j’admirais, celle que j’aimais mais que je ne voulais pas toucher sous peine de perdre le sacré, celle que je ne voulais pas salir, celle que je respectais. Ben non, t’es pas tout ça. Mais c’est pas de ta faute on m’a dit, c’est l’âge on m’a dit, c’est normal on m’a dit. Voilà. Normal. En fait, t’es normale. Et c’est la pire chose qui puisse arriver.
Alors maintenant laisse-moi tranquille, laisse-moi tout seul, j’ai perdu quelqu’un que j’aimais, elle est partie, et j’ai besoin d’être seul.

La femme part

J’ai mal. J’ai cette boule au ventre qui ne veut pas disparaître, qui appuie sur mes tripes, ce poids sur la poitrine qui bouge comme si un tas de tentacules me fouillait lentement de intérieur, ça me remue comme la marée remue la vase faisant remonter des remugles nauséabonds. Mais qu’est-ce que j’ai fait ? Qu’est-ce que j’ai dit ? C’est cette fille ? C’est ça ? C’est elle ? Mais c’est une amie ! Juste une amie. Tu peux pas me reprocher d’être ami avec elle. Tu n’as pas le droit. Tu ne sais pas. Pas de contexte. Tu ne peux pas comprendre. Et c’est pas grave, de ne pas comprendre. Fais-moi confiance. Fais-moi confiance comme moi je te fais confiance. La confiance c’est ça qui est important. Moi je te fais confiance. Je te fais confiance avec ma vie. Avec mes sentiments. Avec mon amour. Je t’ai rien caché, je t’ai tout dit. De ma vie d’avant, de mes rencontres. Je me suis ouvert, je t’ai montré la construction, l’empilement, le squelette de mon âme. Y’a pas de protection, pas de peau, pas de chair, pas de muscles pas de graisse pour me protéger. D’un geste, d’un simple geste tu peux me tuer, tu peux éteindre ma flamme, tu peux me détruire. Ou m’aimer . C’est toi qui décide.

Ding

Le protagoniste se précipite sur le téléphone, regarde le message, reste impassible.

Noir

Bières de Noël, le retour

Article toujours pas sponsorisé hein 🙂


Ce mois de Décembre ayant été particulièrement chargé, côté activité théâtrale, je n’ai pas vraiment pu mettre à jour comme je le souhaitais l’article sur le calendrier de l’avent. Impossible de boire une bière par jour et de la critiquer dans la foulée.

Je me suis dit que j’allais plutôt mettre ici les bières qui m’ont marqué.

Déjà, dans l’ensemble, presque toutes étaient au moins bonnes, aucune fausse note à mon goût, plein de découvertes, parfois un peu spécial, mais après tout, je voulais être surpris, j’ai été servis.

Mes préférés, et probablement les plus surprenantes, sont donc les suivantes.

J’ai déjà parlé des deux premières dans l’article précédent, je ne vais pas y revenir.

Pour celle-ci et la suivante, elles portent bien leur nom. Des saveur de chocolat, et de menthe pour la Cocoa Mint, on à l’impression de boire des After Eight. J’adore les After Eight, mais à boire c’est bizarre.

Pour la XMax c’est plus doux et le goût est un peu pétillant si je me souviens bien. On sent bien le chocolat par contre.

L’une de mes préférés. Forte en goût en alcool. Pas mal d’épices douces-amères, elle me fait penser à du Jagermaester avec des bulles.

Comme d’habitude, les porters, les stouts et les plus fortes m’ont marqués mais il y’en a bien d’autres d’excellentes, comme l’Abominable snowman ou l’Einstöck islandaise, mais je ne vais pas toutes les citer.

En conclusion, un achat dont je suis très content, et que je renouvellerais sans doute.

Et je pense faire un tour sur Saveur-bière pour retrouver celles qui m’ont plu ou en découvrir d’autres.

Et vous ? Des découvertes ?

Passerelle SSHFS/Samba

Attention, article velu pour barbu linuxien. Si tu comprends pas, alors ce n’est probablement pas pour toi :). Cet article est plus une référence pour moi-même, mais si ça peut en aider d’autres, c’est tout bon.


J’ai actuellement un serveur de stockage hébergé chez OVH sur lequel j’effectue régulièrement des sauvegardes et qui me sers un peu à tout. Une sorte de box à tout faire informatique. Je partage quelques fichiers à l’aide nextcloud, je downloade un peu tavu, j’ai divers sites dont ce blog et pour accéder aux fichiers j’ai plusieurs possibilités (FTP, WebDav etc). Ma préférée est d’utiliser FUSE pour monter en local le partage de fichier distant SFTP.
Or, si cela fonctionne bien avec un client Linux via SSHFS, c’est bien plus difficile sous Windows.
J’ai essayé Dokan/Win-SSHFS, sans vraiment être convaincu, d’autant plus que le code n’est plus maintenu, et quelques autres solutions dont aucune ne m’a donné satisfaction.
Je me suis donc lancé dans la création d’une passerelle Linux/Windows de partage de fichier.

J’ai commencé à l’aide d’un RaspberyPi sous Raspbian branché en permanence chez moi. La solution fonctionne très bien, d’autant plus qu’elle me sert aussi de routeur, de serveur VPN et parfois de point d’accès Wifi.
Je peux aussi, au besoin, la débrancher et l’emmener avec moi n’importe où.
C’est pratique.
Mais je cherchais surtout une solution purement logicielle.
Je souhaitais une VM la plus petite possible, utilisant le minimum de RAM, pour qu’elle soit portable et rapide. La quête du Graal un peu.
Et là, paf, après plusieurs jours de recherche et de test je tombe sur mon Graal justement.
TinyCore que ça s’appelle.
Une distribution Linux de 11Mo, ultra-modulaire, qui se charge intégralement en RAM et qui met moins de 5 secondes à se charger.
Elle contient le strict minimum pour un système linux de base mais on peut ensuite y ajouter des tas d’extensions.
C’est idéal pour qui a un besoin extrêmement précis, une seule fonction et qui veut se concentrer dessus.

Pour mon propre besoin, voici les étapes qui m’ont permis de construire cette passerelle.

  1. Machine virtuelle
    1. Téléchargement et installation de VirtualBox dans sa dernière version
    2. Création d’une machine virtuelle avec la config suivante
      1. Disque dur 100Mo (juste pour conserver les extensions et les fichiers de config)
      2. RAM 64Mo
      3. Pas d’USB, Pas de carte son
      4. Réseau en Pont
  2. TinyCore
    1. Télécharger le fichier ISO de CorePlus sur le site officiel. C’est un plus gros fichier mais il contient l’installeur complet.
    2. Booter la VM sur l’ISO
    3. Suivre la procédure d’installation
    4. Enlever l’ISO et rebooter
  3. Configuration de TinyCore
    1. Modifier le fichier extlinux (qui est lu au boot) pour y ajouter quelques options
      1. vi /mnt/sda1/tce/boot/extlinux/extlinux.conf
      2. home=sda1 opt=sda1 kmap=azerty/fr-latin9 quiet host=sshfstc
    2. Rebooter (Par défaut aucun fichier n’est sauvegardé. Home et Opt définissent deux répertoires persistants au reboot.)
    3. Ajouter les extensions Openssh, SSHFS et Samba
      tce => S => openssh => Q => Install
      tce => S => sshfs => Q => Install
      tce => S => samba=> Q => Install
  4. Configuration de Samba (SHARE est à remplacer par un nom de partage quelconque)
    1. Créer le répertoire à partager
      1. mkdir /opt/SHARE
    2. Modifier le fichier de conf
      1. vi /usr/local/etc/samba/smb.conf
      2. Remplacer tout par :
        1. [SHARE]
        2. writable=yes
        3. browsable=yes
        4. path=/opt/SHARE
    3. Ajouter un utilisateur
      1. sudo smbpasswd -a tc
      2. <motdepasse>
    4. Lancer Samba au démarrage
      1. vi /opt/bootsync.sh
      2. /usr/local/etc/init.d/samba start
  5. Configuration de ssh/sshfs
    1. Créer les clés publique et privée dans le répertoire root
      1. cd root; sudo ssh-keygen; sudo cat .ssh/id_rsa.pub | ssh user@hostname « cat – >> .ssh/authorized_keys »
      2. Se connecter une première fois sur le serveur distant, ça ne doit plus demander de mot de passe
        1. ssh user@hostname
    2. Ajouter le montage du système de fichier distant
      1. vi /opt/bootlocal.sh
      2. sleep 20 #Je mets 20 secondes de sécurité avant de tenter le montage distant. On doit probablement pouvoir le réduire ou mettre un test qui checke que c’est bien monté et qui tente de le monter sinon.
      3. sshfs user@hostname:/<répertoire distant> /opt/SHARE -o allow_other,reconnect,_netdev,uid=1001,gid=50
  6. Finalisation
    1. On sauvegarde les paramètres. TinyCore ne sauvegarde que les répertoires home, opt et les fichiers et répertoires listés dans /opt/.filetool.lst
      1. vi /opt/.filetool.lst
      2. /root/.ssh
      3. /usr/local/etc/ssh
      4. /usr/local/etc/samba
    2. filetool.sh -b
    3. Reboot
    4. Depuis un client Windows le partage est accessible via \\sshfstc\SHARE avec l’utilisateur tc et le mot de passe <motdepasse> défini plus haut.