Cours Florent – Première échéance part2

Désolé de reprendre l’écriture de ces articles aussi tard, j’ai récemment eu pas mal de changement dans ma vie personnelle autant que dans ma vie professionnelle, et je n’ai pas pu continuer cette série. Je reprends maintenant, en espérant pouvoir au moins écrire les articles de toute la première année et les diffuser dans les prochains jours.


En ce début d’année, les cours sont principalement axés sur les exercices et les « jeux ». Ils nous permettent de comprendre de manière ludique un certain nombre de notions fondamentales comme l’adresse (comme lorsqu’on s’adresse à quelqu’un), la manipulation de l’énergie (un truc un peu indistinct au début mais qu’on ressent de plus en plus au fur et à mesure de l’apprentissage, comment on arrive avec une certaine énergie sur scène, comme on la reçoit et comment on la renvoie vers ses partenaires, comment on remonte une energie qui se dissipe et comment éviter de la perdre), mais aussi la respiration, la concentration, la tenue et des tas d’autres choses dont je ne soupçonnais même pas l’existence.

Parallèlement à ces exos, on travaille chacun une scène en plus. Etant arrivé avec un mois de retard, je n’ai eu que très peu de temps pour me préparer. Pour cette échéance, l’ensemble des élèves devait travailler un assemblage tiré de la pièce « Elvire Jouvet 40« . Cette pièce montre une série de cours de Théatre de Louis Jouvet où il apprend à une jeune comédienne comment jouer le personnage d’Elvire dans Dom Juan. Une pièce sur un cours de Théâtre, j’aime bien l’aspect meta.

On commençait plutôt simplement, chacun devait jouer soit Jouvet, soit Claudia (l’actrice jouant Elvire) et dire quelques phrases avant de laisser la place à quelqu’un d’autre.

« Ok, maintenant tu fais de la boxe. Fais de la bose je te dis, là tu ne fais pas de la boxe, tu fais semblant. Bon maintenant tu fais ton texte, allez ! »

J’ai eu un mal de chien à apprendre ces quelques lignes. Entre mon propre texte qui ne voulait pas rentrer et les quelques lignes de Jouvet que je n’arrivais à fixer, ajouté au stress d’un premier examen, je n’en menais pas large.

Mon professeur nous donnait des astuces, que j’utilise encore aujourd’hui. L’une d’entre consiste à être dans un état de difficulté physique. Aussi bien pour l’apprentissage que pour le délivrer sur scène. Je l’explique ainsi : nous avons une sorte de résistance mentale, une pudeur, qui nous empêche d’être serein, tranquille, libre. La difficulté physique permet d’abaisser cette barrière en focalisant l’attention ailleurs que sur la délivrance du texte. Par exemple, faire de la boxe m’obligeait à me concentrer sur mes mouvements, et dire le texte venait plus naturellement. De la même manière l’apprentissage est plus facile (pour moi) si je pratique une activité physique en même temps, un jogging par exemple, ou me mettre en chaise contre un mur. Sans doute une histoire d’oxygénation du cerveau.

Quelques jours après est venue l’échéance, un peu brutalement, et avec sans doute beaucoup trop peu de préparation en ce qui me concerne.

Le Jouvet est pour moi un échec cuisant, je me trompe dans mon texte alors qu’il est si court, et même avec l’autorisation du professeur de me munir de mon texte à la main, cela reste bringuebalant.

Le texte personnel est lui un poil mieux, très envoyé, très crié surtout, je suis resté dans le personnage, ce qui est déjà ça. C’est bien mais pas top. Un début.

C’est en voyant les autres que je m’aperçois d’où je pars. De loin, de très loin. Certains ont déjà plusieurs années de théatre amateur derrière eux, d’autres ont l’air plus à l’aise et même si tous le monde flippe un peu, ça se passe bien.

« Le théâtre n’est pas un endroit où régler ses problèmes, ce n’est pas le salon d’un psy »

C’est aussi à ce moment que je commence à parler avec les gens, à en apprécier certains, à rester indifférent à d’autres. Et puis les textes de chacun aussi. Il y a des chansons, des trucs barrés comme des expériences d’usage de drogue ou un texte enlevé sur la sexualité dit par une fille qui ne donne absolument pas l’air d’y toucher, mais aussi un gars qui vient de parler des difficultés sociales qu’il a pu ressentir à cause de sa main atrophié (étant moi-même touché par un problème à la main, je n’ai pu qu’être touché par ce texte), et bien d’autres choses. C’est marrant de voir comme à chaque fois qu’on laisse la possibilité à un acteur de jouer un texte choisi par lui, on tombe à chaque fois sur des trucs très perso, on a envie de s’exprimer, de dire ce qu’on est, ce qu’on ressent, ce qui nous travaille et nous empêche parfois d’avancer. Pas tous le temps non, mais souvent. Un truc de psy, et quoi qu’en dise mon prof, même si on est pas chez le psy, le théâtre permet de s’exprimer de manière très personnelle sans être jugé, on peut finalement être soi-même alors qu’on est quelqu’un d’autre sur scène.

Une histoire presque banale

En faisant le ménage dans mes fichiers, j’ai retrouvé un vieux scénar que j’avais écrits pour Cops au début de sa parution.

J’ai une affection particulière pour celui-ci car j’avais eu d’excellentes critiques et que c’est à cette époque que je suis rentré un peu dans le milieu du jeu de rôle et que j’ai rencontré tous les gens formidables qui sont devenues mes amis depuis.

Évidemment avec le recul, je le réécrirais un peu autrement, je raccourcirais des passages ou j’allègerais des formules, mais c’est encore parfaitement lisible.

Au cas où vous auriez envie d’un peu de nostalgie, vous pouvez trouver le scénario ici

Une histoire presque banale

On y parle Vaudou, perte d’êtres chers et vengeance mystique dans un contexte de guerre de gang.

 

Carte blanche – troisième échéance 2017

Pour la prochaine échéance, comme qui dirait le prochain examen de théâtre, nous avons carte blanche. On fait ce qu’on veut, en terme de mise en scène, d’écriture ou de jeu. On peut faire des chansons, de la danse, du non-verbal, n’importe quoi qui nous fait plaisir en 5 minutes maximum. On ne le travaille pas directement avec le prof, pour lui aussi c’est une surprise. C’est donc à nous de travailler ensemble, de se donner mutuellement des conseils, de mettre en scène ou de se faire mettre en scène. Un travail collectif qui permet aussi de créer des groupes, de la cohésion et d’apprendre à mieux nous connaitre entre nous. 

Après avoir hésité à présenter un sketch, dont je n’arrivais pas à trouver le personnage alors que c’est ma propre écriture, un comble tout de même, j’ai finalement décidé de montrer quelque chose de plus personnel, moins léger et sans doute plus nécessaire.

Le texte suivant est né de la fusion de plusieurs prises de notes, tout au long de cette année, des choses à dire, jamais dites et pourtant si importantes. 

Je n’ai pas de titre définitif, pour l’instant ça s’appelle « Elle(s) »


Idée de mise en scène

Assis seul devant une petite table, un peu avachi, un sourire goguenard sur le visage, il attend. Rien pendant un long moment. Le sourrie s’efface lentement. 

Ça fait une heure et demi que je regarde mon téléphone en attendant un message de ta part. J’attends, je t’attends, un signe, un espoir, une suite. La communication est coupée, suspendue, à tes doigts, à ta volonté. Je me pose des questions. Tu joues avec moi, avec mon cerveau, qui part en roue libre. Où est-ce que tu es ? Qu’est-ce que tu fais ? Pourquoi tu me fais mal ?

Je t’aime putain, je t’aime. Je t’aime, je te le crie, je te l’écris, je te le dis, je te le redis, je te le raconte, et tu m’abandonne. Cet écran vide me blesse, m’abaisse, me rabaisse, m’empêche. J’ai peur. J’ai peur que tu ne sois plus là, que tu sois ailleurs (avec quelqu’un d’autre ?), à faire autre chose. Réponds-moi. Merde. Qu’est-ce que je t’ai fait ? Pourquoi tu me fais ça ? Qu’est-ce que je suis pour toi ?

Une femme apparait, de dos, on ne voit pas son visage. Elle regarde le protagoniste, les mains jointes devant elle, sans bouger.

Tu me laisses en galère au bord de la falaise. Tu me tenais la main et tu m’as lâché. Dans un instant je vais tomber, je vais basculer, je pars en chute libre, une chute longue, interminable, douloureuse. Mortelle.

Je t’en supplie, fais sonner ce téléphone. Je veux une vibration, une notification, une lumière qui clignote. Est-ce que j’ai du réseau ? La lumière baisse légèrement. Si ça se trouve j’ai pas de réseau ! Si ça se trouve, j’ai plus de réseau ! Je suis déconnecté, coupé du monde, je suis tout seul, comme ça, d’un coup. J’ai beau crier, j’ai beau tomber il n’y a personne, il n’y a plus personne. Je tape à la fenêtre, on ne m’entend pas, la vie continue, sans moi.

Si ça se trouve c’est toi qui n’a pas de réseau. Ou alors plus de batterie. Mais oui c’est ça ! Tu n’as plus de batterie ! L’électricité s’est dissipée et tu cherches désespérément à la retrouver, tu cherches une prise. Tu cherches partout, tu supplie pour quelques volts et ampères, tu mendie du jus.

En imitant une femme qui cherche. La silhouette féminine fait les mêmes mouvements.

« S’il vous plait je peux me brancher quelques minutes ? C’est pour répondre à mon copain, il attend une réponse, il a demandé quelque chose d’important, il a dit qu’il m’aimait, il a demandé si je l’aimais mais »

Mais-mais-mais quoi ? Quoi mais ? Il y’a toujours des mais, un tas de mais, des petits mais, des gros mais, des mais à moi et des mais à toi. Des mais à toi. Sans doute autant que moi. On n’est pas aligné. On n’est pas aligné parce qu’on peut pas être aligné, trop de mais. Qu’est-ce que les gens diraient ?

Un temps

Tu sais pourquoi je fais ça ? Non ? Tu sais pas ? Parce que t’es pas celle que je pensais. T’es pas la déesse de feu que pensais, celle que je mettais sur un piédestal, celle que j’admirais, celle que j’aimais mais que je ne voulais pas toucher sous peine de perdre le sacré, celle que je ne voulais pas salir, celle que je respectais. Ben non, t’es pas tout ça. Mais c’est pas de ta faute on m’a dit, c’est l’âge on m’a dit, c’est normal on m’a dit. Voilà. Normal. En fait, t’es normale. Et c’est la pire chose qui puisse arriver.
Alors maintenant laisse-moi tranquille, laisse-moi tout seul, j’ai perdu quelqu’un que j’aimais, elle est partie, et j’ai besoin d’être seul.

La femme part

J’ai mal. J’ai cette boule au ventre qui ne veut pas disparaître, qui appuie sur mes tripes, ce poids sur la poitrine qui bouge comme si un tas de tentacules me fouillait lentement de intérieur, ça me remue comme la marée remue la vase faisant remonter des remugles nauséabonds. Mais qu’est-ce que j’ai fait ? Qu’est-ce que j’ai dit ? C’est cette fille ? C’est ça ? C’est elle ? Mais c’est une amie ! Juste une amie. Tu peux pas me reprocher d’être ami avec elle. Tu n’as pas le droit. Tu ne sais pas. Pas de contexte. Tu ne peux pas comprendre. Et c’est pas grave, de ne pas comprendre. Fais-moi confiance. Fais-moi confiance comme moi je te fais confiance. La confiance c’est ça qui est important. Moi je te fais confiance. Je te fais confiance avec ma vie. Avec mes sentiments. Avec mon amour. Je t’ai rien caché, je t’ai tout dit. De ma vie d’avant, de mes rencontres. Je me suis ouvert, je t’ai montré la construction, l’empilement, le squelette de mon âme. Y’a pas de protection, pas de peau, pas de chair, pas de muscles pas de graisse pour me protéger. D’un geste, d’un simple geste tu peux me tuer, tu peux éteindre ma flamme, tu peux me détruire. Ou m’aimer . C’est toi qui décide.

Ding

Le protagoniste se précipite sur le téléphone, regarde le message, reste impassible.

Noir

Bières de Noël, le retour

Article toujours pas sponsorisé hein 🙂


Ce mois de Décembre ayant été particulièrement chargé, côté activité théâtrale, je n’ai pas vraiment pu mettre à jour comme je le souhaitais l’article sur le calendrier de l’avent. Impossible de boire une bière par jour et de la critiquer dans la foulée.

Je me suis dit que j’allais plutôt mettre ici les bières qui m’ont marqué.

Déjà, dans l’ensemble, presque toutes étaient au moins bonnes, aucune fausse note à mon goût, plein de découvertes, parfois un peu spécial, mais après tout, je voulais être surpris, j’ai été servis.

Mes préférés, et probablement les plus surprenantes, sont donc les suivantes.

J’ai déjà parlé des deux premières dans l’article précédent, je ne vais pas y revenir.

Pour celle-ci et la suivante, elles portent bien leur nom. Des saveur de chocolat, et de menthe pour la Cocoa Mint, on à l’impression de boire des After Eight. J’adore les After Eight, mais à boire c’est bizarre.

Pour la XMax c’est plus doux et le goût est un peu pétillant si je me souviens bien. On sent bien le chocolat par contre.

L’une de mes préférés. Forte en goût en alcool. Pas mal d’épices douces-amères, elle me fait penser à du Jagermaester avec des bulles.

Comme d’habitude, les porters, les stouts et les plus fortes m’ont marqués mais il y’en a bien d’autres d’excellentes, comme l’Abominable snowman ou l’Einstöck islandaise, mais je ne vais pas toutes les citer.

En conclusion, un achat dont je suis très content, et que je renouvellerais sans doute.

Et je pense faire un tour sur Saveur-bière pour retrouver celles qui m’ont plu ou en découvrir d’autres.

Et vous ? Des découvertes ?

Passerelle SSHFS/Samba

Attention, article velu pour barbu linuxien. Si tu comprends pas, alors ce n’est probablement pas pour toi :). Cet article est plus une référence pour moi-même, mais si ça peut en aider d’autres, c’est tout bon.


J’ai actuellement un serveur de stockage hébergé chez OVH sur lequel j’effectue régulièrement des sauvegardes et qui me sers un peu à tout. Une sorte de box à tout faire informatique. Je partage quelques fichiers à l’aide nextcloud, je downloade un peu tavu, j’ai divers sites dont ce blog et pour accéder aux fichiers j’ai plusieurs possibilités (FTP, WebDav etc). Ma préférée est d’utiliser FUSE pour monter en local le partage de fichier distant SFTP.
Or, si cela fonctionne bien avec un client Linux via SSHFS, c’est bien plus difficile sous Windows.
J’ai essayé Dokan/Win-SSHFS, sans vraiment être convaincu, d’autant plus que le code n’est plus maintenu, et quelques autres solutions dont aucune ne m’a donné satisfaction.
Je me suis donc lancé dans la création d’une passerelle Linux/Windows de partage de fichier.

J’ai commencé à l’aide d’un RaspberyPi sous Raspbian branché en permanence chez moi. La solution fonctionne très bien, d’autant plus qu’elle me sert aussi de routeur, de serveur VPN et parfois de point d’accès Wifi.
Je peux aussi, au besoin, la débrancher et l’emmener avec moi n’importe où.
C’est pratique.
Mais je cherchais surtout une solution purement logicielle.
Je souhaitais une VM la plus petite possible, utilisant le minimum de RAM, pour qu’elle soit portable et rapide. La quête du Graal un peu.
Et là, paf, après plusieurs jours de recherche et de test je tombe sur mon Graal justement.
TinyCore que ça s’appelle.
Une distribution Linux de 11Mo, ultra-modulaire, qui se charge intégralement en RAM et qui met moins de 5 secondes à se charger.
Elle contient le strict minimum pour un système linux de base mais on peut ensuite y ajouter des tas d’extensions.
C’est idéal pour qui a un besoin extrêmement précis, une seule fonction et qui veut se concentrer dessus.

Pour mon propre besoin, voici les étapes qui m’ont permis de construire cette passerelle.

  1. Machine virtuelle
    1. Téléchargement et installation de VirtualBox dans sa dernière version
    2. Création d’une machine virtuelle avec la config suivante
      1. Disque dur 100Mo (juste pour conserver les extensions et les fichiers de config)
      2. RAM 64Mo
      3. Pas d’USB, Pas de carte son
      4. Réseau en Pont
  2. TinyCore
    1. Télécharger le fichier ISO de CorePlus sur le site officiel. C’est un plus gros fichier mais il contient l’installeur complet.
    2. Booter la VM sur l’ISO
    3. Suivre la procédure d’installation
    4. Enlever l’ISO et rebooter
  3. Configuration de TinyCore
    1. Modifier le fichier extlinux (qui est lu au boot) pour y ajouter quelques options
      1. vi /mnt/sda1/tce/boot/extlinux/extlinux.conf
      2. home=sda1 opt=sda1 kmap=azerty/fr-latin9 quiet host=sshfstc
    2. Rebooter (Par défaut aucun fichier n’est sauvegardé. Home et Opt définissent deux répertoires persistants au reboot.)
    3. Ajouter les extensions Openssh, SSHFS et Samba
      tce => S => openssh => Q => Install
      tce => S => sshfs => Q => Install
      tce => S => samba=> Q => Install
  4. Configuration de Samba (SHARE est à remplacer par un nom de partage quelconque)
    1. Créer le répertoire à partager
      1. mkdir /opt/SHARE
    2. Modifier le fichier de conf
      1. vi /usr/local/etc/samba/smb.conf
      2. Remplacer tout par :
        1. [SHARE]
        2. writable=yes
        3. browsable=yes
        4. path=/opt/SHARE
    3. Ajouter un utilisateur
      1. sudo smbpasswd -a tc
      2. <motdepasse>
    4. Lancer Samba au démarrage
      1. vi /opt/bootsync.sh
      2. /usr/local/etc/init.d/samba start
  5. Configuration de ssh/sshfs
    1. Créer les clés publique et privée dans le répertoire root
      1. cd root; sudo ssh-keygen; sudo cat .ssh/id_rsa.pub | ssh user@hostname « cat – >> .ssh/authorized_keys »
      2. Se connecter une première fois sur le serveur distant, ça ne doit plus demander de mot de passe
        1. ssh user@hostname
    2. Ajouter le montage du système de fichier distant
      1. vi /opt/bootlocal.sh
      2. sleep 20 #Je mets 20 secondes de sécurité avant de tenter le montage distant. On doit probablement pouvoir le réduire ou mettre un test qui checke que c’est bien monté et qui tente de le monter sinon.
      3. sshfs user@hostname:/<répertoire distant> /opt/SHARE -o allow_other,reconnect,_netdev,uid=1001,gid=50
  6. Finalisation
    1. On sauvegarde les paramètres. TinyCore ne sauvegarde que les répertoires home, opt et les fichiers et répertoires listés dans /opt/.filetool.lst
      1. vi /opt/.filetool.lst
      2. /root/.ssh
      3. /usr/local/etc/ssh
      4. /usr/local/etc/samba
    2. filetool.sh -b
    3. Reboot
    4. Depuis un client Windows le partage est accessible via \\sshfstc\SHARE avec l’utilisateur tc et le mot de passe <motdepasse> défini plus haut.

Des bières à Noël

Article pas sponsorisé du tout, ce n’est pas de la pub, et je n’ai pas été payé.


avent-biere

Il y quelques semaines, plusieurs personnes connaissant mon amour pour la bière m’ont envoyé des messages pas subliminaux du tout sur l’existence d’un calendrier de l’avent des bières. Il m’a pas fallu plus de 5 minutes pour que j’aille commander ce package sur Saveur bière, un site de vente par correspondance que je ne connaissais absolument pas avant ce fabuleux coup marketing.

La commande s’est effectuée sans aucun problème, très rapidement.

J’ai reçu trois mails avant la livraison en point relais et tout s’est passé parfaitement malgré l’affluence et le nombre de commande. C’est assez rare pour être signalé (il y en avait au 5 ou 6 en attente en plus de la mienne au point-relais, une petite boutique de fleur dans ma ville loin de la capitale, j’imagine pas ce que ça a donné pour les autres).

Faisant parti des pré-commande, j’ai reçu en cadeau une sorte de tapis pour poser sa bière, deux verres et un decapsuleur, le tout d’une qualité moyenne (verre fin, décap en métal découpé un peu brutalement).

Le colis faisant 22kg j’ai un peu galéré à le ramener chez moi en transport en commun, mais bon on a rien sans rien.

Ensuite j’ai attendu.

Et voici ce que j’ai découvert, jour après jour.


basqueland-season

1er Décembre

Saison Basqueland Brewing Project

Légère et fraiche, un peu d’artume mais pas trop, des arômes d’agrumes, une longueur en bouche moyenne, ça pétille un peu.

J’ai été un peu surpris, en bien, par cette première bière au goût délicat mais bien présent.

Note : 4/5 sur l’échelle de moi


hara-kiri

2 Décembre

Hara-Kiri

Un peu comme la première mais en moins bien. Légère aussi. Un poil plus houblonnée, elle me parait surtout un peu plus fade. Pas mauvaise du tout mais rien de transcendant, surtout après celle du premier jour.

 

Note : 2.5


baltic-porter3 Décembre

Winter Gorilla Baltic Porter

Une porter toute en puissance, aux arômes prononcés de café et de réglisse mais sans être écœurant. Une très grande longueur en bouche (on sent encore le gout après une minute). Une amertume plutôt faible.

J’ai adoré, mais j’avoue particulièrement aimer les stouts et les porters, alors je suis pas objectif. Je vais essayer de la retrouver en magasin celle-ci.

Note : 4.5/5 pour les gens qui aiment les goûts francs et directs.


winter-ipa4 Décembre

Winter IPA de chez Buxton Brewery

Une IPA corsée, à l’amertume prononcée mais gérable. Légèrement sucrée elle se boit très bien, avec un goût légèrement acidulé. J’ai bien aimé même si elle n’est pas exceptionnelle.

Note : 3/5

Exiftool

Accessoirement, dans la vie de tous les jours, je suis informaticien. Et mon travail m’oblige à une veille technique et me fait parfois découvrir des astuces, des programmes, des trucs et des machins que j’oublie souvent de conserver quelque part.

Je répare aujourd’hui cette erreur en inaugurant cette nouvelle rubrique, à la manière de Korben ou Sebsauvage.


Un mien collaborateur photographe passionné et compétent avait un besoin très spécifique pour effectuer des backups de ses photos. Plutôt que de copier dans le cloud 3.5To de photos stockées, il voulait faire une sélection de ses photos par leur note, le nombre d’étoile qu’il avait attribué, pour éviter de sauvegarder des photos de piètre qualité.

Les photos dont la note (ou rating) était supérieure à 2 devaient être copiées dans un répertoire spécifique avant d’être synchronisées.

J’ai trouvé un outil ultra-puissant (et le mot est faible) pour effectuer ce genre d’opération : exiftool
Cet outil en ligne de commande, gratuit, et multi-OS, est capable de lire et d’écrire les tags (ou metadonnées) d’un grand nombre de format de fichier, comme JPG, RAW, et bien d’autres, non limités à la photo comme le MP3 et bien d’autres.
Il existe des interfaces pour éviter la ligne de commandes, mais ceux que j’ai testé ne m’ont pas convaincu.

En attendant, pour résoudre son problème, j’ai utilisé la commande suivante (sous Windows) :

exiftool -o . -Filename=<destination>/%d/%f.%e -if "$rating ge <rating>" -r <source>

exiftool => programme à lancer
<destination> => répertoire de destination
<rating> => le rating minimum
<source> => point d’entrée du répertoire de base

Il est aussi possible de renommer en masse les fichiers en fonction des paramètres EXIF, comme par exemple la date, la résolution, ou n’importe quel autre paramètre.

Il est aussi possible de changer les paramètres EXIF de toutes les photos d’un répertoire (de manière récursive au besoin), pour par exemple, modifier la date ou géolocaliser les photos.

Clairement ce n’est pas un outil pour les utilisateurs lambda, mais les powerusers y trouveront sans problème leur compte.

Exiftool

Sketch – Vous dites ça parce que je suis Noir

Un petit sketch écrit il y a quelques temps comme ça, inspiré d’un article du Gorafi pour le thème, et des diablogues de Raoul Roland Dubillard pour la forme, et que je compte jouer pour une prochaine échéance.


UN : Vous dites ça parce que je suis Noir.

DEUX : Quoi ? Mais vous n’êtes pas Noir.

UN : Comment ça je suis pas Noir ?

DEUX : Ben non, vous n’êtes pas Noir.

UN : Ben si je suis Noir. C’est comme ça, je peux rien y faire, c’est mon truc, je suis Noir.

DEUX : Mais comment vous pouvez dire ça ? On voit bien que… enfin.. vous voyez quoi !

UN : Non je vois pas. Ah oui, d’accord ! Là non évidemment. Bien sûr, ça ne se voit pas immédiatement. Mais d’habitude oui, je suis Noir.

DEUX : Mouais, c’est pas clair votre histoire.

UN : Ben non. C’est même plutôt obscur.

DEUX : Quand même. On dirait pas. Ça m’étonne un peu.

UN : Ça vous étonne ?

DEUX : Oui

UN : Que je sois Noir ?

DEUX : Ben oui !

UN : Vous dites ça parce que vous êtes jaloux.

DEUX : Quoi quoi quoi ? Jaloux de quoi ? Allons, je m’en fiche bien de la couleur des gens. Vous pourriez bien être Blanc, Jaune, Noir ou même Vert tiens, que je m’en ficherai tout aussi bien.

UN : Vert ? C’est pas banal.

DEUX : Je vais vous dire, j’ai même connu un pied-noir qu’était peau-rouge. Alors ça !

UN : Ah bon ? Du coup, il était de quelle couleur ?

DEUX : Blanc. Un albinos c’était. Très sympa comme type. Le cœur sur la main.

UN : Un type généreux !

DEUX : Non, pas particulièrement. On l’a retrouvé un jour comme ça, allongé par terre, avec son cœur sur sa main. C’était pas joli à voir ! Ça a fait un foin, je vous dis pas.

UN : C’est trop tard.

DEUX : Quoi ?

UN : Vous me l’avez dit.

(Un temps)

DEUX : Et vous faites quoi dans la vie ?

UN : Moi ? Je suis acteur, comédien, amuseur, pitre et tutti quanti.

DEUX : Et tutti quanti ?

UN : Et tutti quanti !

DEUX : Tutti quanti, c’est pas un métier facile.

UN : Ah ça non, ça ne l’est pas. Il faut beaucoup travailler. Le jour, la nuit et même les week-ends.

DEUX : Et vous êtes célèbre ?

UN : Très ! Très célèbre ! Mais on ne me voit pas souvent.

DEUX : Vous êtes célèbre mais on ne vous voit pas ?

UN : C’est que voyez-vous, il n’y a pas de boulot tout le temps alors moi, je suis sur une niche.

DEUX : Vous avez des chiens ?

UN : J’ai un créneau, un truc à moi. Une spécialité disons.

DEUX : Une spécialité de niche ?

UN : En quelque sorte.

DEUX : Et c’est quoi votre niche à vous ?

UN : Moi je suis l’ami des gens.

DEUX : Vous êtes l’ami des gens ?

UN : Oui enfin pas de tout le monde bien sûr. On m’appelle pour certains cas spéciaux. Je travaille pour des gens célèbres. Pour des humoristes, ou des politiciens des fois ! Beaucoup de gens font appel à moi. Des particuliers aussi.

DEUX : Des particuliers ? Vous allez chez n’importe qui et vous devenez leur ami ?

UN : Pas n’importe qui. Vous savez bien, quand quelqu’un fait une blague douteuse, et que son public s’offusque. C’est là que j’interviens.

DEUX : Comment ça ?

UN : Et bien je suis l’ami Noir ! Vous savez bien, les gens disent toujours qu’ils ont un ami Noir. Et bien cet ami Noir, c’est moi.

DEUX : Mais ! Mais ! Mais c’est dingue ! Comment pouvez-vous être l’ami Noir de tout le monde ! Comme s’il n’y en avait qu’un en plus !

UN : De quoi ?

DEUX : Mais de Noir !

(Un temps)

UN : Vous dites ça parce que vous êtes raciste.

DEUX : Je ne suis pas raciste ! En plus, j’ai plein d’amis Noirs !

UN : Ah vous voyez ! Ce sont des acteurs aussi ?

DEUX : Je ne crois pas. Enfin, je ne vois pas le rapport.

UN : Parce que si ce sont des acteurs, ça veut dire que je ne suis pas tout seul sur cette niche alors.

DEUX : Faut que ça soit solide.

UN : C’est embêtant tout de même. Tous ces Noirs sur le créneau des Noirs. Un peu déloyal je dirais même.

DEUX : Faut vous diversifier.

UN : En plus, je n’ai même pas d’ami Noir.

DEUX : Faire autre chose.

UN : Je devrais me diversifier. Tiens, je vais faire Juif. C’est bien ça Juif non ? Comme ça je pourrais être l’ami Juif des gens. Ou l’ami Noir et Juif des gens. C’est pas mal ça.

DEUX : Mais j’y pense, si vous voulez ramener du monde sur votre niche, homosexuel, vous y avez pensé ?

UN : C’est un peu personnel comme question dites donc. Bon, je dirais que ça m’a bien effleuré, un moment, comme tout le monde, à l’adolescence je …

DEUX : Mais non, je parlais pour votre truc là.

UN : Ah. Et ben tenez pourquoi pas, comme ça je gagne sur tous les tableaux. On peut m’appeler partout. Je peux même cumuler si je veux. Je peux être l’ami Noir, Juif et homosexuel des gens qui font des blagues douteuses. Je vais en gagner de l’argent !

DEUX : Gagner de l’argent ? Parce que vous serez l’ami Juif des gens qui font des blagues douteuses ? Et vous ? Vous ne trouvez pas ça douteux ?

UN : Oh, pour ça, ça va. J’ai un ami Juif !

 

Cours Florent – Première échéance part1

cours-florent-inscription-2015« Hmmm, j’ai bien une classe mais le plus vieux a 29 ans, ça vous gêne ? »

Quelques jours après le stage d’accès je me retrouve au secrétariat pour me trouver une classe. L’assistante me regarde, prend un air embêté et m’annonce ce que je sais déjà, je suis plus vieux que tout le monde, et pas qu’un peu. Mais c’est pas grave, je lui dit en rigolant que c’est plutôt eux qui allait être gênés, ahah. Hem.

Elle rigole, un peu, en validant mes horaires de cours : Lundi, Mardi et Jeudi de 19h30 à 20h30.
Pour les gens qui ont fait le stage d’accès comme moi, le premier cours est début Octobre, un mois après la rentrée officielle. On est trois à débarquer un peu à l’improviste, une fille super sympa un peu fofolle, un gars qui était avec moi en stage d’accès (ma bouée de sauvetage) et moi.

Le premier contact avec les autres est un peu difficile au départ, après tout ils ont eu un mois pour se trouver, pour créer des liens. Je repère les regards intéressés, ceux qui s’en foutent (la plupart) et ceux qui m’aiment pas d’entrée de jeu. Ça parait bizarre dit comme çà, mais j’ai le sens de l’observation pour ces choses-là et suffisamment de psychologie pour piger rapidement les rapports sociaux. Je ne sais pas s’il s’agit d’une prophétie auto-réalisatrice, ou d’une incapacité à changer d’avis après une première impression, mais je me trompe rarement.
Tant pis, je ferai avec que je me dis, mais je mens, je veux plaire à tout le monde, et je commence déjà à me mettre en mode séduction.

Le prof est plus jeune que moi, je le tutoie d’entrée de jeu, par habitude. Il n’émet pas d’objection et nous présente rapidement au reste du groupe avant de nous expliquer ce qu’on va faire.
Le cours est divisé en deux parties de durées inégales et aléatoires. D’abord des exercices, puis le travail sur des scènes en cours.

Les exercices sont similaires à ce que nous avions déjà fait en stage d’accès mais on en ajoute d’autres, notamment des exercices de relaxation.
L’un d’entre consiste à s’allonger sur le sol, les yeux fermés et à laisser son esprit parcourir son corps. On commence par exemple par une main, on imagine suivre son contour, tourner autour du poignet, remonter le long du bras, puis de l’épaule, le cou, la tête, puis l’autre bras, le torse, le bassin, les jambes, très lentement, en laissant tous les tracas et les interrogations de la journée disparaître, pour être le plus présent possible, le plus près possible de soi, et ne penser qu’à l’instant.
Ne penser qu’à l’instant présent, la chose la plus difficile que je puisse faire à ce moment. Mon esprit errant constamment entre dix mille choses sans importance, incapable de se concentrer plus d’une fraction de seconde. Mais je fais des efforts, j’apprends, je me détends, un peu.

Un autre exercice consiste à travailler l’adresse, comme lorsqu’on s’adresse à quelqu’un. Lorsqu’on parle normalement à quelqu’un, cette personne sait souvent qu’on s’adresse à elle. Soit parce qu’on lui parle en face, mais ça fonctionne aussi lorsqu’on est de dos par exemple. Dans cet exercice, on se met par deux puis l’un des partenaires ferme les yeux et marche dans l’espace sans savoir où il va, uniquement guidé par la voix de l’autre partenaire. Comme tout le groupe le fait en même temps, le volume sonore commence à monter et rapidement plus personne ne s’entend. C’est là que ça devient vraiment intéressant, parce que le professeur nous demande à tous de baisser la voix, de murmurer, ou de chuchoter. Charge à celui qui est guidé de faire le tri dans sa tête entre les différentes voix pour marcher sans percuter ses voisins.
Et le plus fort c’est que ça marche très bien, c’est très impressionnant de se rendre compte qu’un murmure au milieu d’un brouhaha peut parfaitement être entendu si la cible se concentre suffisamment. On peut aussi y ajouter une difficulté, en demandant à celui qui guide de se déplacer aussi. Et malgré cela la cible comprend les ordres et se laisse guider.

Après les exercices, on travaille des scènes.
L’année est divisée en échéance, des examens où nous devons passer, seuls ou en groupe, devant notre professeur mais aussi un autre professeur ou même un directeur, pour juger du travail accompli. Pour cette première échéance nous travaillons sur une pièce appelée Elvire Jouvet 40, un cours de théâtre que Louis Jouvet donna en 1940 à un groupe de comédien devant jouer Dom Juan. Il s’adresse à la comédienne qui doit jouer Elvire et la conseille. D’un véritable cours au départ, il a été produit une pièce. Du théâtre sur du théâtre en sorte.
Y’à un côté méta qui me plaît bien.

« T’es mort pour moi ! »

Nous devons aussi choisir une scène moteur, ou scène source, quelque chose qui nous représente, qui parle un peu de nous, un truc personnel.
Je repense aux quelques mois qui précèdent, à mon état d’esprit du moment, à ma frustration et je décide de ressortir un texte que j’avais écrit dans le métro, en rentrant chez moi après un soir de beuverie chez des amis, un truc de rageux, sale, misogyne, probablement un truc d’ado mal dans sa peau mais aussi un cri du cœur qui passerait bien sur scène.
J’en parle un peu autour de moi, trop violent, personnage malsain. J’entends les remarques et décide de le réécrire pour l’alléger, ajouter un contrepoint au discours original. Ça passe mieux mais c’est pas encore tout à fait çà. Mais je m’en fous, c’est mon texte et le changer encore serait trahir encore plus l’intention initiale, alors je prends cette mouture et je la lis devant la classe, le cœur battant, et la flippe dans les tripes.

Conseil d’ami

Mais

J’inaugure une nouvelle rubrique, des pensées, des idées qui me traversent, des bouts de trucs écrits, des cris, parfois sans queue ni tête, des trucs qu’il faut que je sorte de ma tête.
Des pensées aléatoires.


C’est marrant l’amour quand on y pense.
C’est vraiment une question de moment, de direction. Un peu comme deux vecteurs qui auraient du mal à s’aligner.
Moi par exemple, il y a une femme que j’aime mais dont je ne suis pas amoureux.
Et puis il y a cette autre femme que j’aime vraiment aussi mais je ne suis pas amoureux non plus.
Il y a aussi cette femme dont je suis amoureux mais je ne l’aime pas. Pas vraiment.
Et puis surtout cette femme. Que j’aime et dont je suis amoureux.
Mais il y a un mais, ou des mais. Un tas de mais, des petits mais des gros mais.
Mais des mais à moi !
Je crois qu’elle a des mais aussi.
Des mais à elle cette fois.
Sans doute autant que moi.
On est pas aligné parce qu’on peut pas être aligné, trop de mais.
A l’intérieur mais aussi à l’extérieur.
Qu’est ce que les gens diraient ?
Et puis.
Je crois qu’elle ne m’aime pas.
Pas comme ça.
Des fois elle me le dit quand même.
Mais je t’aime !
Je t’aime.
Mais.