Transformer un album complet téléchargé sur Youtube en une suite de fichiers musicaux indépendants

Des fois y’a des chouettes albums sur Youtube et on aimerait bien les télécharger. Des fois, y’a des gens sympas qui mettent même des timecodes correspondant au moment où commence chaque chanson. Ben avec tout çà on peut se faire un chouette album. Attention, cela est probablement illégal si vous ne possédez pas l’album en question.


Commencez par trouver votre album sur Youtube. Téléchargez-le avec Youtube-dl. Exemple avec Monalbumàmoi

youtube-dl -f best -x extract --audio-format mp3 <lien youtube Monalbumàmoi>

Copiez puis coller les timecodes dans un fichier texte quelconque que vous aurez pris soin de renommer en .cue

Modifier le fichier pour qu’il corresponde à ce format.

PERFORMER "<nom de l'artiste>"
 TITLE "<Titre de l'album>" 
 FILE "<nom du fichier.mp3>" MP3
 TRACK    01  AUDIO   
 TITLE    "<Titre du 1er morceau>"  
 PERFORMER    "<Artiste>"    
 INDEX 01    00:00:00
TRACK 02 AUDIO 
et ainsi de suite

Téléchargez cuesplitter. La version 1.2 marche très bien.

Lancez cuesplitter et ouvrez le fichier cue créé.

Si le fichier n’est pas formaté correctement, cuesplitter mettra des warning et indiquera ce qu’il y a à corriger.

Ensuite cliquez sur « Séparez! », selectionnez un répertoire de sortie, et roule ma poule.

Simple et de bon goût.

De l’exploration des mondes réels, ma soirée BDSM

Il y a quelques semaines, par le biais d’une association de quartier je rencontrais une fille que je découvrais particulièrement sympa, mignonne et carrément geek. Curieuse et aventureuse, elle et son mari explorent des territoires sexuels que je ne connais pas. Tout aussi curieux, je suis l’archétype du mec qui observe mais ne s’implique pas, toujours en contrôle, voyeur évidemment. Un jour elle me propose une soirée BDSM, Bondage Sado-maso, pas eu le temps de compter jusqu’à trois que j’acceptais cette occasion unique de découvrir un monde nouveau.


Mon amie s’occupe de tout, elle m’inscrit à la soirée, me parraine et me fait accepter alors que je suis seul (ce qui n’est normalement pas permis). Les quelques échanges que j’ai avec les organisateurs sont cordiaux, et me rassurent. A part les photos de lieu qui, comme ça de l’extérieur, peuvent faire un peu flipper, en fait tout va bien.

Jour J, je ne suis pas à l’aise. Dans la voiture, Il y a mon amie, avec son mari, un couple d’amis à eux que je ne connaissais pas et moi. Dans la voiture on plaisante, on discute, on se rend compte qu’on a des points communs et de la geekerie à revendre, on fait des plans pour organiser des parties de jeu de rôle, bref je suis content. Cela dit, je ne sais pas où je vais, ni ce qu’il va se passer et tout ce qu’on peut me dire ne m’aide finalement pas. Je ne sais pas s’il faut s’habiller d’une certaine manière. D’une précédente expérience j’avais l’impression qu’il fallait être super looké, homme comme femme, mais finalement le combo pantalon, chemise noirs et chaussure de ville fonctionne.

On est accueilli dans une petite pièce d’un appartement sur deux étages par un mec hyper gentil au visage doux. On paye, trente boules pour la soirée, sachant que c’est open bar pour les alcools, ce n’est pas cher du tout en vrai. J’ai dépensé plus de thunes en soirée après les cours de théâtre que là.

Il y a une douche, des toilettes hyper propres, une salle pour manger et boire, avec pas mal de d’alcool pour se désinhiber, et un peu de nourriture pour les petits creux. La salade de fruit était une énorme tuerie. La patronne nous fait visiter les deux salles de jeux. Deux grandes pièces d’où pendent du plafond des anneaux pour s’attacher. Il y a des chevalets, une sorte de cheval d’arçon, des cordes, des fouets, chats à neuf queues et autre badines et plein d’objets divers dont je ne comprends pas forcément l’usage. Des gens sont déjà arrivés. Je me rends rapidement compte que nous sommes les plus jeunes, ce n’est pas un problème pour moi, et je ne suis absolument pas étonné. Je suppose qu’il faut du temps pour assumer ses envies et s’autoriser ces soirées. Je vois passer un homme habillé en cuir, les fesses à l’air et le sexe apparent, enserré par un anneau de métal. Une femme d’une soixantaine d’année, est à demi-nue, les seins lourds et beaux offert à la vue de tous. Quelques hommes portent des colliers de chiens. Certaines femmes sont en simili-cuir, option découverte. Je vois quelques personnes un peu à l’écart, observant, comme moi. On se rassemble, les gens discutent, j’ai l’impression d’être à une soirée parfaitement normale avec des gens absolument adorables, juste ils sont le cul à l’air. On boit un peu, on mange un peu et la maitresse des lieux nous donne les règles. Propreté et hygiène avant tout, primordial, sécurité et consentement absolu, des serviettes, des préservatifs, d’autres conseils de bon sens donné sur le ton de la rigolade. Je suis bluffé par la tranquillité et la simplicité qui se dégage. Partout je vois des sourires et des gens l’air heureux de partager un bon moment.

On me présente un homme et sa copine, lui blanco un peu mal foutu, je détecte un air un mi-dégueu mi amusé. Sa copine, asiatique, jolie, fine, ne parle qu’anglais, ça me fait travailler la langue. Elle est canadienne. Lui est sympa, il apprend et pratique l’art des cordes et m’en parle avec plaisir, partageant sa passion pour les nœuds. C’est intéressant, surtout quand il emploie un vocabulaire lié à l’hypnose pour décrire certaines de ses actions. Elle me raconte qu’elle voyage beaucoup, rencontre des gens et aime se faire attacher.

La soirée démarre tranquillement. Dans une pièce j’entends le claquement d’une cravache sur une fesse. La femme aux seins lourds est debout contre un chevalet et se fait gentiment fouetter par son mari, un homme aux cheveux blancs qui manie son instrument d’une main agile, tour à tour caressant puis frappant gentiment, glissant de temps en temps la baguette en cuir dans son entrejambe. Quelques hommes sont dans un trip soumission. A quatre pattes, le cul en l’air, ils attendent le bon vouloir de leur domina, qui vient leur caresser le postérieur. C’est dingue. Parce que tout me parait parfaitement normal. Personne ne se juge, à part au théâtre où on joue avec son corps, je n’ai jamais été dans un environnement avec une telle acceptation du corps de l’autre.

Je fais une pause dans mon observation et je discute avec un pâtissier qui me montre ses créations sur son smartphone, magnifiques, j’ai envie de bouffer du sucre.

Un mec, sourire jusqu’aux oreilles, m’explique qu’il préfère être fouetté mais qu’au besoin il peut dépanner. Je rigole, et lui demande de le faire sur moi. Il utilise un long losange de cuir rose, appelé Langue de dragon et frappe sur mon dos, chemise conservée. Je suis un peu épais et j’ai du mal à ressentir des choses. Pour les massages, il faut littéralement me marcher dessus ou m’enfoncer ses poings dans le dos pour que je commence à sentir. Rapidement je lui ai demandé d’y aller plus fort, puis j’ai commencé à aimer ça. Ce n’est pas vraiment une douleur, ça commence comme une caresse et ça monte lentement. Dans le sexe, il y a souvent un moment d’excitation où je bascule et j’apprécie particulièrement de me faire griffer le dos, parfois jusqu’au sang. Là c’était tranquille mais je sentais que ça pouvait monter haut. Absolument rien de sexuel du coup, ce n’est pas cette excitation. Première expérience réussie donc. Autour de moi, ça commence à se chauffer un peu. La canadienne se fait attacher par son ami. Une femme se fait sévèrement fessée. Mes potes technophiles me font essayer une application sur smartphone qui permet de faire vibrer deux sex-toys selon sa propre volonté, rythme, puissance. On est en plein Déclic. Je prends en main un œuf vibrant qui a déjà une sacrée patate, mais le second, un engin de la forme et de la taille d’un rasoir électrique est tellement puissant qu’il m’engourdit la main au bout de quelques secondes. Dans une culotte ça doit dépoter sévère. Ce que je constate rapidement lorsque quelques minutes après, cette fille se fait attacher au plafond, les yeux couverts d’un masque, une boule dans la bouche, les deux sex-toys placés là où ils doivent être. Il y a une sensation de puissance, de pouvoir jouissive lorsque je la vois tressaillir à mesure que j’augmente ou diminue la vitesse et la force des deux engins. Je flippe un peu tout de même, je suis toujours en train de me demander si elle est ok. Elle répond régulièrement oui de la tête, elle ne voit rien mais entend tout, le plaisir des trois mecs qui jouent avec elle, les rires, les questions techniques, les demandes de consentement. Elle acquiesce souvent, refuse parfois, personne n’insiste, absolument jamais. Oui, non, c’est très rapide. Je rends le smartphone et j’observe ébahi le plaisir qu’elle semble prendre ainsi entourée.

La soirée se passe ainsi, je bascule de jeux en jeux, j’observe, je participe un peu, plus à l’aise dans mon rôle de voyeur. Parfois je mets des coups de cravache, toujours à me demander si c’est trop ou pas assez fort. On ne le voit pas forcément, il faut beaucoup d’observation, d’empathie, et de compétence pour rester le plus possible à la limite entre la douleur et le plaisir. Enormément de confiance aussi. J’ai vu une dame sur le cheval d’arçon, avec un homme lui tapant les fesses en rythme comme un tambour, puis un autre lui mette des coups qui m’ont fait sursauter par leur violence. J’ai vu un homme jouer avec un certain nombre de baguette chinoise insérées dans l’anus, puis une fois terminé se relever tranquillement et nous dire qu’après avoir essayé c’est pas trop son truc finalement. J’ai vu la fin d’un shibari raté, l’assemblage pas assez solide pour tenir le poids des deux participantes, la déception du maitre en corde qui se rend compte qu’il n’est pas assez compétent, qu’il pensait l’être mais qu’il doit encore apprendre. J’ai vu des pinces à linge métallique sur les organes génitaux de deux hommes en extase, j’ai vu du cul, pur et dur, j’ai vu tellement d’autres choses.

Et pourtant, sans doute pas encore assez. J’ai l’impression d’un monde immense à explorer et je n’en ai vu qu’une toute petite partie, safe, tranquille, rigolarde presque. En rentrant à la maison, je me suis demandé ce qu’il y avait d’autres, si ça pouvait être moins safe du coup, s’il y avait d’autres pratiques, d’autres envies. C’est marrant parce que je me fais un point d’honneur à être curieux, à voir plein de choses, et si je savais que ça existait et que j’en avait vu sur les tubes, le voir en vrai c’est complètement différent.

Et puis, encore une fois, je suis resté extrêmement passif. J’ai bien essayé un truc ou deux, mais je suis toujours resté dans le contrôle, concentré, presque en mode apprentissage, refusant notamment un truc qui m’aurait énormément excité, que je voulais faire mais que j’avais trop peur de dévoiler. Pourtant les dernières années m’ont appris les vertus du lâché prise, du flow, et autres métaphores à base de rivière qui coule. J’ai envie intellectuellement d’essayer, mais je flippe toujours au moment de le faire. Là, malgré ma joie, je ne me suis pas lâché, j’ai encore trop réfléchi. Est-ce que c’est pour moi ? De quoi ai-je vraiment envie ? Qui suis-je vraiment, et que suis-je prêt à accepter ? Je ne suis pas plus avancé aujourd’hui qu’hier. Et c’est bien finalement, encore un autre chemin à explorer.

L’argonaute, le magazine de la découverte

Depuis tout jeune déjà, j’étais curieux de tout. Élevé devant Temps X, lisant des magazines scientifiques avant l’âge, Jeux et Stratégie et bien d’autres, tout m’intéressait.


Un été, en colonie de vacances, je me suis passionné pour les micro-fusée. Des engins en cartons qu’on envoyait le plus haut possible. On y accrochait parfois des petits bonhommes en plastique, comme des Playmobils ou des Lego et on se prenait à rêver de les envoyer dans l’espace. 30 mètres de haut, c’était déjà l’espace pour nous.

Il y a quelques semaines, on fouillant de vieilles affaires, j’ai retrouvé un numéro d’un journal scientifique appelé L’argonaute. Nostalgique, j’ai décidé de le scanner et de le conserver pour la postérité.

L’objet papier ne m’intéresse plus mais le souvenir à parcourir les pages est toujours là. Alors, si d’autres peuvent ressentir ce que j’ai ressenti, je partage.

Je ne pense pas pas faire de torts à quiconque en mettant ce fichier en ligne. Mais si toutefois c’était le cas, n’hésitez pas à me le dire, je le retirerai.

Pour ma part, je cherche encore les antiques Piranha. Si quelqu’un à ça dans le coin, qu’il me contacte !

Télécharger une émission en replay, mais avec Streamlink

Je viens de découvrir une suite d’émission, sur la chaine RTS, appelée « Dans la tête de ». On y parle de différentes personnes, les timides, les surdoués et bien d’autres.

Voulant conserver ces émissions sur mon disque dur plutôt que de dépendre d’une connexion internet capricieuse, j’ai cherché un moyen de les télécharger.


Comme la dernière fois, évidemment pas de dowload possible, ni par le site lui-même, ni par Youtube-DL, ni d’autres solutions connues.

Je vais encore une fois utiliser le mode Inspection de mon navigateur (ici Chrome) pour trouver le fichier manifest. Il s’agit soit d’un fichier manifest.f4m, ou .mpd ou encore .m3u8

Je commence par ouvrir la page d’inspection via un appui sur la touche F12.

Je me rends sur la page en question du site RTS.CH , fait défiler les vidéos et lance celle que je veux récupérer.

Dans l’onglet Network, des adresses défilent. J’arrête la vidéo au bout de quelques secondes et fait une recherche sur les termes manifest, f4m, mpd ou m3u8.

Bingo !

Depuis le dernier article, j’ai découvert l’existence de Streamlink, un logiciel en ligne de commande particulièrement puissant pour jouer ce genre de vidéo. Utile pour une intégration dans un fichier bash par exemple.

Ici, ça devient particulièrement trivial. Après installation du logiciel, j’ouvre un terminal et je lance la commande.

Streamlink est le nom de la commande

Suit l’URL complète copiée précédemment dans l’inspecteur.

Best pour choisir le meilleur format

-o surdoué.mp4 pour écrire le fichier sur le disque dur.

Sans option, ou avec l’option -p en précisant le chemin vers VLC ou MPV, on peut lancer le stream directement dans ces deux players. Pratique pour changer la taille de la fenêtre de rendu, ce qu’on ne peut pas faire sur la page Web.

Quelques minutes après le fichier est téléchargé. C’est d’une simplicité enfantine et je suis étonné de ne pas avoir reperé Streamlink avant. D’ailleurs, je vais sans doute y passer quelques temps à en explorer les possibilités.

Enjoy !

Quand les rats quittent la ville – Scénario The Walking Dead (YxY)

Pour une initiation récente, on m’a demandé de créer un scénario dans l’univers de The Walking Dead.


Je m’y suis pris un peu tard, complètement ma faute, alors à la place d’un scénario d’initiation ou même le meneur de jeu peut être débutant, j’ai décidé de faire un bac à sable.

Les personnages-joueurs se réveillent au milieu des décombres d’un commissariat sans se rappeler des derniers jours. Rapidement ils comprennent qu’ils sont enfermés dans une ville presque déserte. Des milliers de monstres se pressent contre des barricades et les derniers survivants sont suffisamment pété du bulbe pour rester alors que le sol s’effondre de toute part.

Le scénario peut être joué de différentes manières, les lieux visités dans n’importe quel ordre et les survivants rencontrés selon le bon vouloir du meneur. La fuite elle-même n’est pas unique et fonction de la durée de la partie, des rencontres et des idées. Dans ces conditions il faut un meneur capable d’improviser mais les joueurs eux-mêmes peuvent être complètement débutants.

J’ai introduit dans ce scénario, et les pré-tirés qui vont avec, quatre cartes avec des capacités spéciales et quatre autres cartes avec des état psychologiques.

Les capacités sont des pouvoirs spéciaux, pas magiques hein, mais qui typent un peu les personnages. De la même manière les états psy sont un guide de roleplay permettant d’ajouter du jeu entre les personnages et donc des scènes internes, mettant en jeu leurs valeurs et leurs personnalités, plutôt que des scènes externes, mettant en scène le monde et les autres survivants.

J’ai distribué les cartes au hasard, même pour moi, de manière à être surpris. Même si cela n’a pas duré très longtemps pour moi, les joueurs ne savaient pas entre eux de quoi il s’agissait, ce qui était plutôt amusant à voir.

De manière à respecter le droits d’auteur, j’ai évité autant que possible de me servir du matériel graphique existant.

YxY – La chair et le feu, scénario d’initiation

Le premier scénario d’YxY s’appelle « La chair et le feu ». C’est un scénario simple, destiné à être joué en moins de deux heures, en convention ou pour de l’initiation.


Il utilise le système YxY-Apéro, téléchargeable gratuitement.

Jusqu’à six joueuses incarneront des Japonaises dans un futur proche qui devront s’échapper de la cave dans laquelle elles se sont réfugiées pour éviter aussi bien les monstres rodant alentours que les militaires tentant d’éradiquer la menace à coups de bombardier.

Toutes les règles nécessaires sont indiquées dans le texte lui-même, et une simple lecture permet déjà de comprendre comment il fonctionne.

Il y a aussi une liste de cartes à imprimer (format Magic), ainsi que les feuilles de personnages au format A5.

Le scénario fait 12 pages. Généralement je l’imprime en livret A5 pour plus de facilité et d’économie.

Pour les cartes et les pré-tirés, j’imprime en couleur, en recto-verso, et je plastifie en 80 microns avant de découper au cutter. Comme ce n’est pas vraiment printer friendly, je passe parfois par une imprimeur genre office dépôt qui me fait ça pour pas trop cher. Je dois toujours plastifier et couper, mais au moins ça a de la gueule. Sinon en N&B ça fonctionne bien aussi. J’en ai fait une série pour des cartes que j’avais oublié pour Walking Dead et ça reste lisible.

YxY Apéro est disponible !

Cela fait maintenant presque 10 ans que le travail sur YxY à commencé. Il y a eu une première version avec le dK System (version FuturdK2) et une version avec un nouveau système, qui a l’époque était assez complet. Après une période assez longue de VraieVie ™ pendant laquelle j’ai un peu abandonné le jeu de rôle, j’ai finalement repris la plupart de mes projets, avec la ferme intention de les terminer. Mes tiroirs virtuels sont remplis de bouts de projets jamais finis, il est temps que cela cesse.


J’ai donc repris mon système entier, en le simplifiant énormément. L’idée est de présenter un ensemble de règles simples à apprendre et surtout simple à expliquer pour des débutants, joueuses comme meneuse de jeu. Les subtilités arrivent plus tard et au fur et à mesure.

J’ai aussi voulu me concentrer sur un produit fini, de petite taille, et directement exploitable. YxY est maintenant constitué du système de jeu lui-même, d’un scénario, de personnages pré-tirés, et d’aides de jeu sous la forme de cartes à jouer, à imprimer et à distribuer aux joueuses.

Je suis fier de dire aujourd’hui qu’à part quelques relectures, ce travail est terminé.

Vous trouverez à la fin de cet article les règles d’YxY Apéro (v1.32), mise en page selon le style graphique déjà utilisé pour le scénario. Il fait 12 pages et mériterait sans doute d’y ajouter le travail d’un véritable graphiste plutôt que mes zigouigouis de débutant mais c’est déjà ça. Si vous avez des compétences et une soudaine envie de participer à ce projet qui est loin d’être terminé, n’hésitez pas à me contacter via la page à propos de ce site.

J’ai commencé la tournée des conventions et des bibliothèques, avec succès, mais mon but ultime est qu’il tourne sans moi, qu’il vive sa vie au sein d’autres groupes.

N’hésitez pas à le télécharger, à en parler autour de vous, à me poser des questions et à le faire vivre tout simplement.

Voilà, le fichier est là, tout chaud, tout fraîchement démoulé.

Retour sur l’initiation au jeu de rôle à la bibliothèque Levi-strauss

Hier soir, invité par la bibliothèque Claude Levi-strauss, j’ai maîtrisé une partie d’initiation au jeu de rôle, dont le thème imposé était Série TV. Trois autres maîtres de jeu proposaient du Star Trek, du Buffy et du Game of Throne, quand à moi, étant plongé dans les zombies en ce moment à cause d’YxY, j’ai adapté et fait du Walking Dead.


J’ai eu une table de 4 joueuses, trois dans la trentaine et une soixantenaire particulièrement énergique. Une seule partie de Vampire pour l’une d’entre elle, il y a longtemps, totalement débutantes pour les autres. 
Elles ne connaissaient pas non plus Walking Dead. Donc après une vingtaine de minutes d’exposition sur la série et d’explication sur le jdr, j’ai réparti les persos pré-tirés, donné quelques capacités spéciales et traits psychologiques au hasard (même pour moi) et nous avons démarré. 

Et ça s’est excellemment passé. 

Comme souvent avec de grands débutants, il a fallu recadrer un tout petit peu, notamment pour bien faire passer un principe pas si évident, celui qui dit que le joueur propose son action, indique, ce que son personnage fait, charge au meneur de jeu d’en donner le résultat à l’aide des règles ou de son seul jugement. Ce n’est pas si évident que ça en fait. 
Les règles sont très bien passées (même si j’ai encore allégé) et l’ambiance était exactement ce que je voulais. 
Walking Dead parle de survivants tentant de s’en sortir dans un monde en ruine, chacun tentant de défendre ses propres valeurs.

Il y a eu énormément de discussion sur chaque événement. Devons-nous sauver le pasteur gesticulant sur le toit de son église pleine de monstre ? Elles l’ont braqué, lui ont volé son sac de nourriture, et laissé sur le toit de peur d’avoir un dingue avec elle. Dois-t-on donner une arme à Ronda, la fille ayant manifestement volé un uniforme de flic, et tentant de se faire passer pour tel ? Si elle a menti, elle doit être indigne de confiance (et pourtant elle les a énormément aidé avec moult informations).

Comment gérer les white nationalists qui tiennent le supermarché, alors qu’ils sont armés jusqu’au dents ? Elles ont organisé un piège et les ont abattus d’une balle dans la tête, et d’un couteau dans la gorge. Que fait-on d’invisible Nick le SDF tellement sale et lunatique que les zombies ne le voient même pas ? Elle l’ont copié, et se sont servi de lui comme appât pour vérifier leurs théories avant de le sauver.

Et surtout est-ce que le membre du groupe qui vient de se faire mordre doit le dire à ses compagnons, et surtout à son fils ? Elle n’a rien dit puis a sauvé le groupe en se sacrifiant pour leur faire gagner le temps nécessaire à leur fuite en voiture-bélier.

J’avais vraiment eu l’impression de voir un épisode de Walking Dead. Les mêmes interrogations sur la survie, de soi, des autres dans un univers en ruine, et ici pressée par le temps, la ville dans laquelle les personnages étant enfermé s’effondrant dans le sol.

Tout n’a pas été joué, et j’ai sans doute été un peu ambitieux dans l’écriture du scénario. Beaucoup de survivants n’ont pas été rencontrés, mais nous n’avions que trois heures et les tergiversations ont réduit les actions elles-mêmes, comme dans la série !

Un personnage mort donc (le noir du groupe en plus, vlà le cliché), quatre joueuses et un meneur de jeu absolument ravi. 
A refaire !!

Review de séries 1/X

Je suis abonné à Netflix depuis quelques mois, et en activité réduite, ce qui me laisse du temps pour regarder. Evidemment je suis devenu complètement addict. Netflix me procure une excellente expérience utilisateur et un catalogue très bien fourni. Exactement ce qu’aurait du faire les français il y a quelques années avant que le géant américain ne vienne tout écraser son passage. Maintenant c’est clairement trop tard. Depuis que j’ai Netflix, je ne télécharge quasiment plus, ce qui prouve qu’une offre correcte, à un prix acceptable, avec une interface qui fonctionne exactement comme elle devrait, c’est tout ce que demande le peuple. En attendant, voici une petite review des dernières séries que j’ai regardé.


  • Great News sur Netflix. Deux saisons de 8×20 min. Du comique produit par Tina Fey sur une équipe qui fabrique une émission d’info pourrie sur une chaine oubliée du câble américain. L’histoire commence lorsqu’ils engage comme stagiaire la mère, âgée de 60 ans, d’une des journalistes. C’est plutôt drôle, avec un débit très rapide, et une histoire globale par saison. La mère est horriblement abusive (genre de l’extrême) et la fille totalement soumise, mais c’est le cœur des situations. J’ai bien aimé.
  • Timeless sur Netflix. Je suis en train de finir la première saison. Une société a créé une machine pour voyager dans le temps mais elle a été volée par un vilain qui veut faire péter l’histoire. Une historienne, un soldat et un pilote prenne la machine de secours pour aller lui défoncer sa reum mais ça marche pas des masses. C’est très américano centré, genre TRES. Chaque épisode est un prétexte à visiter l’une de leur période et voir les grands personnages de ce temps, genre assassinat de Lincoln, Fort Alamo, Al capone etc. C’est pas ouf ouf, mais il y a un fil rouge intriguant sur une société secrète genre illuminati (ou les templiers d’assassin’s creed) qui contrôlerait l’histoire humaine et je veux voir où ça va.
  • Assassination’s classroom. Manga sur Netflix. Un monstre poulpique venu d’on ne sait où à détruit une partie de la lune et menace de détruire la terre à la fin de l’année si on ne le laisse pas devenir le prof d’une classe de ratée d’un collège japonais pour qu’ils l’assassinent, mais il est beaucoup trop rapide pour ça. Je n’ai pas encore fini la première saison. C’est hyper bizarre à suivre, je sais pas trop à qui ça s’adresse et de quoi ça parle vraiment. Le prof/monstre est ultra bienveillant, veut absolument que les élèves réussissent, fait tout et le reste pour les aider, les renforce positivement, et tout ça mais on comprend pas pourquoi. Je pense depuis le début qu’il s’agit d’une putain de gigantesque métaphore et que rien de tout ça n’existe. J’aime beaucoup mais je comprends rien.
  • Kevin’s hart black history. Un one-shot d’une heure. Un humoriste américain noir, raconte à sa fille comment les noirs américains se sont fait voler la vedette par des blancs. C’est trèèèès bien. Présenté sous le mode drôle, c’est juste profondément choquant mais tellement commun. L’histoire du pôle nord est édifiante par exemple. Y’a plus qu’à faire ça pour les femmes.
  • Riverdale saison 3. Mais c’est tellement de la merde, c’en est difficilement concevable. Chaque épisode est un festival de revirement, de non-sens, de situations totalement absurdes et déconnectées. J’adore parce que je veux savoir quelle connerie ils vont pouvoir faire après.
  • Fear the walking dead saison 1 et 2. J’avais abandonné WD à la saison 3 tellement c’est chiant et long et tellement j’en pouvais plus de Rick. Ce spinoff que j’ai commencé pour me remettre dans le bain zombiesque est plutôt très bon. La s01 en 6 épisodes présente les personnages en début de l’épidémie et installe l’action à Los Angeles. La s02 se passe au Mexique et l’ambiance zombie/latino me fait ultra-kiffer. Comme d’hab’, situation merdique sur situation merdique, choix pourris à faire constamment, et à peu près plus de bon sens de la part des persos que dans d’autres films et séries. C’est pas la série de l’année mais ça se laisse regarder. Y’a quelques scènes biiien gores aussi.

Yuri cross Yurei – Point d’avancement

YxY est un jeu de rôle que j’écris depuis plusieurs années maintenant. A l’époque les deux auteurs originaux m’avaient contacté pour écrire le système de jeu. Puis de fil en aiguille j’ai écris d’autres choses, un deuxième système (le premier étant basé sur le dk2 et le FuturdK sans douté un peu passé de mode), des scénarios et finalement je suis en train de tout refaire à ma sauce, en passant par le graphisme, les textes, les scénars d’introduction et bien d’autre.


Et j’ai pas mal avancé depuis que j’ai repris le sujet plus sérieusement.

Tout d’abord j’ai écris un scénario d’introduction – La chair et le feu. Il est destiné à être joué en convention, ou pour de l’initiation. Le monde n’est qu’effleuré, et pourtant déjà un peu décalé. Les joueurs/ses n’auront que des personnages féminins, et l’utilisation de robot comme les exosquelettes permettent de comprendre qu’il s’agit d’un futur alternatif plutôt proche. Il y a des monstres, ce sont les anciens hommes (au sens personne de sexe masculin) qui se sont transformés sous l’influence d’un virus, des pseudos-zombies, donc les joueuses seront sans doute en territoire connus. C’est aussi volontairement féministe avec des personnages forts, personnages-joueurs comme non-joueurs.

Parallèlement, je développe le concept global. Le système est décliné en plusieurs versions. D’abord une version légère appelé YxY-Apéro (en référence à INS Apéro), et une version complète pour différents univers, le premier étant l’univers post-apocalyptique précédent. Mais d’autres sont en cours d’écriture comme Mutant de demain. J’écris aussi des one-shots pour montrer la capacité du système à gérer des parties rapides.

L’une des idées est que beaucoup d’éléments sont représentés par des cartes à jouer, pour l’instant au format Magic. Qu’il s’agisse d’équipement comme les armes et armures, les créatures et monstres, les personnages non-joueurs, mais aussi certaines compétences ou pouvoir spéciaux, ou encore des éléments de gameplay comme les réserves ou les blessures.

Chaque univers aura son propre design de carte.

De manière similaire, les feuilles de personnages pré-tirés sont aussi sous forme de carte à jouer, de plus grande taille.

Aujourd’hui, à part quelques illustrations et la finition de la mise en page de la Chair et le feu, tout est terminé et prêt à jouer. D’ici une ou deux semaines, le prototype d’YxY sera montrable en convention ou ailleurs.

Prochaines étapes, termine les one-shot en cours, Hell, Western et Néanderthal. Allez on perd pas le rythme !